Archive for the ‘ACTUALITES’ Category

DE JOEL GUEDJ HISTORIEN – LA SAGA DES ELBEZ !!!Hommage à nos Parents, à notre Père Abraham Guedj Z’l ( 11 Av 1973)

Hommage à nos Parents, à notre Père Abraham Guedj Z’l ( 11 Av 1973)‏

Hommage à nos Parents, à notre Père Abraham Guedj Z’l ( 11 Av 1973)

À : w.elbaz@yahoo.fr

Les juifs chez les arabes 3/3
00:05:33
Début du message réexpédié :
De: joel guedj <joel.guedj@sfr.fr>
Objet: Hommage à nos Parents, à notre Père Abraham Guedj Z’l ( 11 Av 1973)
Date: 27 juillet 2015 09:40:50 UTC+2
À: undisclosed-recipients: ;
Répondre à: joel guedj <joel.guedj@sfr.fr>
 

La saga des Elbez

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Vign2_La_saga_des_Elbez_all

Dimanche 12 Mai 2013, 14 heures, un groupe imposant et joyeux est en train de pique-niquer dans un jardin privé du Tholonet chez Gérard et Jeanine H. A l’initiative de nos cousins, Guy et Gilles Elbez, les membres de la glorieuse famille Elbez ont été conviés à se retrouver. Comment s’explique la pérennité de la famille Elbez ? D’où viennent les Elbez, pourquoi ont-ils ch…Lire la suite

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Vign2_famille_recadree_all

Dès sa création (1848), grâce à une position de carrefour incontournable, la ville de Batna se développa rapidement et des commerçants sont venus de partout pour y investir et y travailler, des soldats restèrent après leur service pour construire leur vie sur place. Des concessions leurs étaient attribuées. Vers 1860, Batna compte environ 5 990 habitants. Le marché aux l&eacut…Lire la suite

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Vign2_famille_recadree_all

Mémé, on l’appelait Mémé car c’était une grand-mère âgée. Je me souviens des vendredis soir où elle me racontait des histoires pour m’endormir, toujours pour veiller sur moi. Car Mémé nous adorait, nous, ses petits enfants. Elle nous offrait toujours ses sourires les plus heureux lorsque qu’elle nous voyait comme si c’était un moment unique à chaque…Lire la suite

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Vign2_hai_elbeze_all

Hommage au Grand Rabbin Hai Désiré ELBEZE Zatsal, ancien rabbin aumônier des armées, rabbin de la communauté juive d’Aix en Provence et à Nathanya. Auteur de nombreuses études, il a été le Mohel de tous les enfants de notre chère famille.. site rav Hai…Lire la suite

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19/08/2014 13:21:00
Vign2_Vign_Raymond_ws1026432759_all

video à voir 1961 : l’Algérie est en flammes. Face au référendum sur l’autodétermination lancé le 8 janvier, l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète, des forces hostiles à l’Indépendance) est fondée clandestinement en Espagne ; quelques mois plus tard (le 22 mars), le putsch des gé…Lire la suite

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Juifs en pays arabes 2

Hommage à notre Aieul Messaoud Elbez Zal. Suite du documentaire sur les Juifs chez les Arabes (2) Cliquer sur l’image pour voir la vidéo
Vign_Notre_Grand-Pere_Messaoud_Elbez_Zatsal

 

Juifs en pays arabes 3

Hommage à notre Aieule Messaouada Elbez Z’l. De rnière partie du documentaire sur les juifs chez les Arabes (3)
Vign_Notre_Grand_Mere
09:40

La saga des Elbez Ajouter un article Gestion des articles Elbez de Batna à Aix-en-Provence (1) 07/03/2015 09:51:00 Dimanche 12 Mai 2013, 14 heures, un groupe imposant et joyeux est en train de pique-n

 

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LA NEWSLETTER DE CHABAD – Célébrer les jours de jeûne ? AV

FR.CHABAD.ORG    Magazine
Menachem Av 6, 5775 · July 22, 2015
Un mot de la Rédaction :

Célébrer les jours de jeûne ?

Chers amis,

Ce samedi est le 9 Av, le jour le plus triste du calendrier. Pourtant, entrez dans une maison juive ce jour-là et vous verrez des visages souriants autour d’une table dressée avec du vin, du poisson, de la viande et autres mets délicats. Comment est-ce possible ? Parce que c’est également Chabbat, notre rendez-vous hebdomadaire avec la sainteté. Samedi soir (voir ici pour l’heure exacte) – si, à D.ieu ne plaise, Machia’h n’est pas encore venu –, nous passerons de l’allégresse au deuil et jeûnerons jusqu’à dimanche soir. Mais pendant tout Chabbat le deuil est en sursis et nous festoyons au lieu de jeûner.

Certains pourraient considérer cela comme un détail technique. Cependant, un regard plus profond révèle un aspect étonnant de la nature des jours de jeûne – et de toutes les choses négatives.

Le prophète Zacharie prédit que, dans les temps futurs, les jours de jeûne deviendront des fêtes pour tous. Pourquoi ? Parce qu’ils sont en réalité des jours propices et merveilleux. C’est seulement que l’escarre superficielle de la réalité de l’exil recouvre cette vérité divine, ne nous laissant que le négatif à vivre.

Mais quand les enveloppes extérieures seront arrachées, la douceur intérieure de toute chose se déversera.

Ce Chabbat 9 Av, en sirotant notre vin et en nous délectant du plaisir de Chabbat, il nous est donné de goûter cette réalité.

Espérerons et prions pour que, avant même le jeûne, Machia’h vienne et que ce jour soit une fête à tout jamais.

L’équipe éditoriale de Chabad.org

Cette semaine Magazine imprimable

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch
HILOULA

Hiloula le 5 Av

L’école de la Kabbale Lourianique, qui suit les enseignements du Arizal et de ses disciples, a révolutionné le monde juif et popularisé l’étude de la Kabbale.

par Nissan Dovid Dubov
SAISONS DE L’ÂME

Jour de deuil, jour d’espoir

Le 9 Av commémore de tristes dates de l’histoire juive, comme l’épisode des explorateurs, l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, de nombreux pogromes, et en particulier la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains.

Guide pratique

Le jour du Chabbat, toutes les manifestations publiques de deuil sont strictement interdites. Cela entraîne des changements dans de nombreuses lois et coutumes de Tichea beAv.
VOIX FÉMININE

Pétrir pour s’en sortir

Peu importe si je pétris trop longtemps et que les ‘Hallot vont sortir trop lourdes du four. Ce n’est pas grave, j’ai encore tellement de prières…
RÉCIT

Un épisode dramatique

Les Juifs messins subirent, tout comme les Juifs des autres villes du Moyen Âge, diverses persécutions et durent faire face aux calomnies forgées en vue de leur perte. Une des plus graves accusations de meurtre rituel dont les Juifs messins furent l’objet eut lieu en 1670…

par Nissan Mindel
LE TEMPLE

Les lois de la construction du Temple codifiées par Maïmonide

L’étude des lois relatives au Beth Hamikdache possède un impact qui s’étend bien au-delà de la sphère ordinaire de l’activité intellectuelle: elle permet d’accomplir le commandement de «bâtir un sanctuaire» pour D.ieu et contribue de ce fait à accélérer l’avènement messianique.
PARACHA

Deutéronome 1,1 – 3, 22

Pendant 37 jours, Moïse parle: il évoque, rappelle, admoneste, met en garde, promet; au sujet de la révélation du Sinaï et de leurs pérégrinations dans le désert, des explorateurs, des guerres et des victoires et de la Terre et de ce que c’est que d’être le Chef du peuple élu de D.ieu…
L’économie de marché est-elle une menace pour l’humanité?

par le Rav Jonathan Sacks

Un regard juif sur autrui

Moïse parla aux Israélites de leurs manquements. Quand il parlait à D.ieu, en revanche, il évoquait seulement les qualités et les vertus du peuple juif et plaidait en leur faveur, quoi qu’ils aient pu faire de mal…

par Mordekhai Wollenberg


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DE MODIA DU RAV DUFOUR DE JERUSALEM – SENS DU MOIS DE AV ET DE CHAQUE JOUR !!!

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Règles du Copyright – Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages

1e partie
LIRE POUR COMMENCER
2e partie – TORAH
Le centre du site
Les autres sections
de la Bible
Les Psaumes

notre VIE dans la Thora

Histoire
La lettre hébraïque
Le Zohar
3e partie
TALMUD
6e partie
PRIÈRES

table des matières: toutes les prières
comprendre la prière juive
la méditation dans le début
de la prière du matin
méditation et prière: formation

le qaddiche
la bénédiction de la lune
le Hallel
Pérek Chira
- louanges sur la nature
commentaires des psaumes
lecture des psaumes – téamim
importance des téfilines
prier pour les malades
la prière du réveil

le Chéma Yisraël
prier contre la guerre, pour la paix,
la terre, pour nos dirigeants:
Formation à la prière
la prière à la synagogue

7e partie
HALAKHA
8e partie
MAÎTRES
9e partie
CALENDRIER JUIF

dates des fêtes
sens du calendrier juif
calendrier juif de l’année
la lune dans le judaïsme
éphémérides et histoire juive
date hébraïque naissance
et votre paracha

hiloula de chaque Sage

10e partie
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL et vie juive
Éducation concrète
et Thora
Couple et cycle féminin
11e partie
ISRAËL TERRE
ET PEUPLE

surmonter les difficultés en Israël
24 heures de fidélité, en Israël

Sens du mois de Av et de chaque jourLes catastrophes terribles qui sont tombées
et tomberont sur le peuple juif
s’il s’écarte de la Torah de VIE pour choisir une voie de mort.

Un jour pour réagir. Comment ?

 


Situation
Le mois de Av comporte cette année
- la dernière paracha du livre de Vayiqra qui est Massé et
- les 4 premières parachiyotes du dernier livre de la Torah nommé Devarim ou le Deutéronome (parachiyotes :DevarimVéet’hananeÊqévRéé).
- la journée du 9 Av (ticheâ bé av) commémore la destruction du 1e Temple il y a 2587 ans (-586) et la destruction du second Temple il y a 1931 ans environ (vers 68 ou 70). Demander à votre rabbin local comment la communauté passera de Chabbate immédiatement à Ticheâ bé av.
- la fête du 15 av.


Vivre aujourd’hui le Temple, sa destruction passée et actuelle  et l’espoir

L’histoire du Temple et du Kotel, hier et aujourd’hui
Ici, votre face à face avec la présence du Kotel
Importante page de tous les liens sur Jérusalem
Voir le Kotel en direct
Localisation du Temple (nombreux sites sur l’histoire, les cartes, l’arche de l’alliance, etc)
Le mont du Temple en 3 dimensions

Sous le Mont du Temple (carte)
La page des archéologues israéliens
Toutes les fouilles actuelles en Israël
Les israéliens qui revendiquent de prier sur le Mont du Temple (hors des zones du Temple)

Ici, les événements de chaque jour du mois
de Av dans l’histoire

Ici, les évenements juifs de chaque jour
du mois d’août dans l’histoire

Et maintenant la réparation,
- le tiqqoune ‘hatsote, chaque nuit
- le tiqqoune à réaliser pendant le mois de av par chaque Juif :

.


Le centre du mois : le 9 Av

On a décrit déjà les catastrophes qui ont marqué le 17 Tamouz.

Trois semaines après, les catastrophes les plus grandes ont eu lieu le jour du 9 av :
- promulgation de l’interdiction d’entrée en terre d’Israël pour la génération du désert qui avait fauté de façon répétée (Dévarim 1, 35 et Taânite 26b).
- incendie du premier Temple (en 586 avant l’ère commune) par les troupes de Nabukodonozor. Il sera détruit le lendemain (Taânite 29a).
- la charrue est passée sur l’emplacement du second Temple, après sa destruction, par le romain Turnus Rufus (année 68 ou 69 ou 70, de l’ère commune), selon Taânite 26b. Résultat de la haine gratuite entre les Juifs à Jérusalem.
- destruction de Bétar (fortification de résistance des Juifs avec Bar Kokhba), par les Romains (en 135 de l’ère commune) et interdiction d’enterrer les milliers de morts. Bétar est actuellement au village de population arabe de Bathir à 11 kms au Sur Ouest de Jérusalem. Cette catastrophe se produisit parce que les Sages de Jérusalem méprisaient ceux de Bétar et les opprimaient. Réfléchir sur les conséquences réelles du mépris, du manque d’amour, du mauvais oeil. (Le mouvement de jeunesse juif Bétar ne se réfère pas directement à cet événement mais est l’abréviation de Bérit Trumpeldor, un leader sioniste qui fonda un mouvement sioniste en 1923 à Liga en Lithuanie (actuellement Lettonie), basé sur trois principes, le sionisme, l’acquisition de l’hébreu et l’auto-défense).
- de nombreuses autres catastrophes : exterminations par les croisés, expulsion d’Angleterre en 1290, en 1306 expulsion de France par Philippe 4, décrêt de l’expulsion par les rois catholiques d’Espagne en 1492 et début de l’expulsion, décisions d’extermination des nazis dans notre génération, création du ghetto de Florence en 1571, expulsion des juifs de Vienne en 1670.
- naissance du futur faux messie, Shabetaï Tsvi, à Smyrne, en 1626.
Les trois semaines qui précèdent le 9 av furent donc des semaines douloureuses et terribles.
Pour nous, elles seront donc marquées par des commémorations de tristesse et de repentir dont les halakhotes pratiques peuvent varier d’une communauté à l’autre.
Mais, surtout, par une rectification des erreurs et fautes qui ont causé ces destructions (non respect de la Torah en ses mitsvotes d’amour des autres.
Il faudra toujours consulter le rabbin pour les usages de ce mois.

 


Le chabbate avant le 9 av
Il est nommé Chabbate ‘Hazone, du nom de la haftara qu’on lit après la paracha Devarim. Cette haftara, comme les deux précédentes (Divréi Yirmiyahou et Chimêou) nous rappelle les catastrophes terribles qui tomberont sur le peuple s’il s’écarte de la Torah de vie pour choisir une voie de mort. Ces trois haftarotes sont nommés en araméen : les trois du désastre (Tlata dé pour ânouta).
Après le 9 av, on lira pendant 7 semaines des haftarotes de consolation, d’où le nom de Chivêa de né’hamata.

 


Jeûne
Le 9 av est l’un des 5 grands jeûnes (3 Tichri, jeûne de Guédalia, 10 Tévét, 17 Tamouz et 9 Av : voir Zacharie 8, 19 ). Cependant, le jeûne du 9 av est exceptionnel car il est une obligation pour tout Israël, hormis ceux qui ne peuvent le supporter en raison de leur santé. Ils limiteront alors au maximum leur nourriture.
A l’avenir, ces 5 dates se changeront en jours de fêtes (voir Zacharie 8, 19 et le traité Roche hachana, page 18 b).

 


Les prescriptions de pénitence

1. A partir du 1 Av (les jours les plus terribles de l’histoire avant le 9).
- On ne fait plus de réjouissances, ni de mariages (les fiançailles nécessaires peuvent se dérouler avec repas).
- On n’achète pas d’habits ni objets, hormis les chaussures qui ne sont pas en cuir et que l’on porterait au 9 Av.
- On s’abstient de manger de la viande (hormis pour un repas de brite mila, circoncision).
- On ne fait pas de lessive, hormis pour les jeunes enfants et les malades.
- On ne se coupe pas les cheveux ni la barbe.
- On ne prend pas des bains pour le plaisir, mais uniquement ce qui est nécessaire pour l’hygiène.
(consulter le rabbin local, car il y a des différences dans les coutumes selon l’appartenance à telle ou telle communauté).

2. Prescriptions pour le 9 Av
- le jeûne total commence au coucher du soleil jusqu’après le coucher du soleil du lendemain ,
- pas de relations conjugales,
- pas de chaussures en cuir, ni parfums, ni toilette (hormis quand on s’est sali, ainsi que pour les jeunes enfants et les malades),
- le soir et le matin, on s’assoit sur le sol ; beaucoup dorment sur le sol sans oreiller moelleux ;
- le matin, nétilate sur les doigts seulement,
- on ne salue pas ceux que l’on rencontre, mais on peut répondre si quelqu’un qui ignore vous salue,
- pas de conversation légère ni de plaisanteries,
- on ne travaille pas jusqu’à midi (usage) ; le traité Taânite 30 b dit que celui qui travaille ce jour-là ne tirera rien de bien de ce travail.
- la synagogue est presque dans l’obscurité, le rideau (parokhète) de l’armoire aux rouleaux de Torah (arone haqqodéche) est changé ou supprimé, les participants assis par terre ou sur des sièges différents, le ton grave et monotone, on lit les Lamentations Eikha et des récits plaintifs, les kinote, variables suivant les traditions.
- certaines communautés ne mettent ni téfillines ni tallite, certaines seulement à min’hah.
- les habitants de Jérusalem ont coutume de se rendre au mur occidental (le kotél) ce jour-là et d’y réciter les textes.
- les femmes de certaines communautés, comme les yéménites, utilisent des parfums en liaison avec les textes qui parlent de l’avenir de fête et de la naissance du Machia’h ben David qui se produira ce jour-là.
Il faudra toujours consulter le rabbin pour les usages de ce mois.

En Israël de nos jours, le non respect  de ces coutumes sur un point si sensible à toute la communauté est parfois exhibé par quelques personnalités publiques devant les caméras.
Cela est souvent considéré comme un acte de profanation provocatrice délibérée. Les Sages sont occupés à autre chose qu’à y réagir, ils continuent à éduquer.
Les courants réformés américains avaient abandonné ces coutumes centrales traditionnelles, et ils semblent revenir au consensus séculaire par des cérémonies particulières.

3. La téchouva personnelle
Il ne s’agit pas seulement de faire des signes extérieurs de tristesse. Ce sont des aides concrètes pour que l’intérieur soit attristé par tout ce qui démolit la vie de bonheur  enseignée sur ces trois dimensions :
Torah de vie (la connaître, l’accepter, la vivre),
peuple  de la Torah de vie (le connaître, l’aimer, travailler à son unité et à son rassemblement),
terre de la Torah de vie (la Torah la définit comme éréts haqoddéche, la Terre du Saint ; la connaître en tant que telle, la respecter, ne pas la détruire en tant que telle).

3a. On le voit, il y a un travail personnel à réaliser sur le plan de l’examen de nos attitudes psychologiques personnelles et de leurs expressions : réparer toutes ces brèches dans la réalité.
Mais alors, diriez-vous, quelle est la différence entre cela et la période qui va de Roche Ha Channa à Yom Kippour .

3b. C’est que le 9 av nous enseigne que il n’y a aucune différence
- entre nos déficiences intérieures et des relations
- et les déficiences concernant la Torah de la terre d’Israël.

C’est la même chose, ces trois formes de destructions différentes :

- Torah : ceux qui au nom des belles valeurs réelles des cultures dominantes ont voulu et veulent encore présenter le judaïsme comme un particularisme dépassé, primitif, fanatique, de second degré spirituel ou intellectuel, et luttent pour sa disparition comme système éducatif dans le peuple juif.

- peuple : ceux qui au nom des belles valeurs réelles de la culture universelle et de la modernité actuelle, prônent l’assimilation de facto dans les seules valeurs universelles. D’une part, ils oublient qu’elles ne sont, en fait, qu’une certaine culture impérialiste, comme le pensent les pays des autres zones culturelles mais cela n’est pas le plus ennuyeux dans cette position (ma participation aux travaux internationaux des droits de l’homme me donne l’expérience de cela). Ce qui est grave, c’est la participation de Juifs au processus continu de destruction de notre peuple comme tel. Et cela, à l’heure où, au contraire, tous les peuples reprennent conscience, à juste titre, de leurs valeurs propres.

- terre : la Torah nous a enseigné que la terre d’Israël n’est pas une terre comme les autres, c’est uniquement une terre qui est dans l’humanité le Temple de la présence de Hachém en Son lieu avec Son peuple vivant selon Sa Torah. Cela pour la bénédiction de toute l’humanité. Et d’abord dans le respect de la morale envers ces peuples et les étrangers.

L’épisode des explorateurs dans le désert nous a enseigné que le désir des chefs de renoncer à la terre d’Israël va toujours de pair avec une dégradation de la vérité, de la morale sociale, de la justice sociale car la terre d’Israël est ce laboratoire. Et cela concerne la terre d’Israël et pas seulement son centre qui est le Temple.

Réfléchissons : il y a eu
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu détruire la Torah et l’abandonner pour s’assimiler,
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu se détruire en temps que peuple pour s’assimiler,
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu se détruire en temps que Temple pour s’assimiler,
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu se détruire en temps que terre pour s’assimiler,
c’est la nôtre.
Le  9 av, est un rite qui a été institué pour bien nous faire comprendre que ces 4 différents aspects n’en sont qu’UN.
Cela est contrariant, il serait tellement agréable de s’en débarrasser. Mais cela est impossible. Chaque génération doit assumer sa responsabilité face à la Torah.
Rouler sans l’UNE de ces quatres roues de notre voiture, nous conduirait à la catastrophe, le 9 av nous le fait méditer SUR LES DOSSIERS HISTORIQUES COMME PREUVES.
MAIS, cela, POUR AMELIORER. Pas seulement pour commémorer, Pas seulement pour réaliser la fidélité de l’obligation rituelle.

Alors, ENSEMBLE,
nous verrons que la Torah-le peuple-la terre-Jérusalem-le Temple,
en une seule unité assument leur tâche de bénédictions
pour toute l’humanité.

Espoir
Selon ce que nous avons déjà dit pour le mois de Tamouz et selon une conception générale dans le judaïsme au sujet de la conversion du mal en bien, le 9 av deviendra un jour de fête par la naissance du Machia’h(Traité Bérakhote de Jérusalem 2,4).

Lecture personnelle de préparation pour tous pour tous :
Vayiqra (Lévitique ) 26, 39-40
Jérémie 26, 18
Zacharie 8, 19

Lecture personnelle pour les étudiants avancés en hébreu :
Sur les cinq catastrophes : michna Taânite 4,6
Traité Taânite 13 a, 26b et 29 a
Rambam : Michné Torah, Zémanim, Hilkhote Taâniyote, 4, 5 (volume 3)
Choulkhane Aroukh, Ora’h ‘Hayim, 549 et suivants.

Halakha pratique
Pour toute question ou incertitude : une seule règle est d’étudier soi-même et de s’assurer en questionnant le rabbin, et non les simples voisins, pour les précisions. Les informations ici données tombent sous cette règle et ne sont pas des prescriptions.

Lecture et réfléxion de sensibilisation

Poèmes de liens à la terre d’Israel : ici.

Poèmes de liens à Jérusalem : ici.


Etude
Le 15 Av (Tou béAv)


Si nous sommes parvenus à faire ce travail demandé lors du 9 av,
nous comprendrons alors que ce qui se passera maintenant :
ce mois vire ensuite et le 15 du mois de Av est une date qui comporte de nombreuses manifestations festives comme il est décrit dans la michna et à la fin du traité Taânite, pages 30 b et 31 a (fin de tous les jeûnes !) :

Michna : « Rabbane Chimeône ben Gamliél dit : il n’y a pas eu de fêtes plus joyeuses en Israël que celle du 15 Av et de Yom Kippour » (car c’est le jour où le peuple fut pardonné et où les secondes tables de l’alliance furent données).
Nous sommes entrés aussi dans le cycle des haftarotes de consolation.

Ce 15 av, c’est le jour de la pleine lune. Le Juif suit l’évolution  de la lune de jour en jour, comme un signe de l’amour de Haqqadoche Baroukh Hou qui se réillumine toujours, et il garde la confiance même face aux cycles de l’inconstance du bonheur.

(cliquez pour agrandir vers le lien)

Voyez les belles images de la lune, par Mickael Myers qu’il faut remercier ; je vous recommande de visiter son site
(http://www.netaxs.com/~mhmyers/moon.tn.html)

Pour que la lune vous devienne familière dans ses messages et son humour de ce jour de fête,
je vous en décris un peu le paysage. A l’Est, la tache ronde et noir, isolée est la Mer des Crises,
voilà qui vous assombrit.
Ressaisissez-vous car, en dessous d’elle, en revenant un peu vers le centre
est la Mer de la Fécondité.
En continuant de descendre un peu, et plus vers le centre, est la minuscule Mer du Nectar.
Au-dessus, la grosse tache comme un coeur avec une tache qui lui colle à sa droite,
(cela arrive parfois),
c’est la Mer de la Tranquillité.
Et au-dessus, la grosse tache ronde est la Mer de la Sérénité.
Quand vous voyez la lune dans le ciel, lors de la pleine lune, ce que je viens de vous décrire constitue exactement l’oeil droit de la tête de lune. Il faudrait redresser l’image à droite ; alors
- le sourcil droit est constitué par la Mer de la Fécondité,
- le dessous de la paupière par la Mer du Nectar,
- la jonction des paupières contre le nez est constituée par la Mer de la Sérénité.

Crises, puis Nectar-Fécondité-Tranquillité c’est le passage que nous faisons.
Vous voyez que vous aimez déjà la lune et qu’elle est bonne à regarder.
Vous comprenez le premier verset du psaume 19 :
Ha chamayim méssappérim kévod-El
Les cieux racontent la gloire de D.ieu…

Une bénédiction s’impose :
Baroukh ata Hachém Eloqénou Mélékh ha Olam ôssé maâssé véréchite.
Béni, Toi Hachém Eloqénou, Roi du monde, qui fait l’oeuvre du commencement.

Et regardez celle-ci qui exprime bien la joie de Tou bé av (le 15 av)
Elle est de Myers (http://www.netaxs.com/~mhmyers/cdjpgs/eclfullL.jpg). Merci.

Cela, pour ressentir pendant cette nuit et ce jour, ce que nos Sages disent :
lo hayou yamim tovim léYisrael ké tou béav (Taânite 26b sur Eikha, les Lamentations 1, 4. Voir le Ravad)
« il n’y a pas de jours bons en Israël comme celui du Tou bé av,le15 av ».

De façon symbolique, il y a la lune partielle des promesses et de nos aspirations, et il y a cette lune lumineuse qui porte toute sa lumière et sa moisson.

Concernant le 15 Av :

1. Ce jour-là les mariages entre les tribus d’Israël furent autorisés pendant une génération (cf Bamidbar 36, 6…).

2. Ce jour-là, il fut autorisé à la tribu de Bineyamine de se marier parmi tout le peuple et de réintégrer la communauté ( Juges 21, 18…).

3. C’est le jour où Hachém recommença à parler à Moché quand tous ceux qui devaient périr dans le désert avaient disparu.

4. C’est le jour où les barages établis par Yéroboâm pour empêcher de monter à Jérusalem, furent supprimés (I Rois 12, 29, ; II Rois 18, 4).

5. C’est le jour où l’autorisation fut accordée d’ensevelir les corps des victimes lors de la prise de Bétar. Et on institua alors la bénédiction hattov véhammétiv » (hattov le bon, parce que les corps ne s’étaient pas décomposés, hammétivparce qu’ils furent enterrés).

6. Ce jour-là on arrêtait d’accomplir la besogne lourde et difficile de couper du bois pour l’autel, car le soleil commençait à briller moins et le bois n’était plus assez sec.

7. A partir de ce jour-là, celui qui augmente son étude, augmente la durée de sa vie (et inversement).

8. Plus que tout, ce jour-là, la joie étaient grande en tout Israël et c’était un jour très attendu car la société organisait les rencontres pour tous ceux qui n’étaient pas mariés, selon un rituel précis, saint et égalitaire :
toutes les filles de Jérusalem et d’Israël qui n’étaient pas mariées s’habillaient de blanc avec des vêtements de tissus

(Photo de l’auteur)

qui avaient été passés dans le miqvé.
Les robes étaient échangées pour ne pas créer de différence selon la richesse et n’humilier aucune.

(Photo de l’auteur)

Les jeunes filles allaient chanter et danser ensemble dans les vignes. Et ceux qui n’avaient pas d’épouse s’y rendaient. Elles chantaient : « regarde bien » ;
les plus belles chantaient : « que vos yeux soient sensibles à la beauté, car elle est plus importante que tout » ;
celles de bonne famille chantaient : « une femme est destinée à avoir des enfants » ;
celles qui étaient riches chantaient : « faites attention à la richesse » ;
celles qui n’étaient pas belles chantaient : « choisissez seulement pour la gloire du ciel et pour nous couvrir d’or ».

 

(Dessin de Yehoshua Ra’hamim Dufour
Mettez-y les couleurs et lumières de votre duo)

9. Les commentaires de la michna relient cela à deux étapes : le don de la Torah décrit comme fiançailles, et le jour de la joie de Son coeur (Cantique des Cantiques 3, 11) qui sera celui de l’achèvement complet du Temple.

10. Tout cela est augure des choeurs qui chanteront dans le jardin d’Edén en présence de Haqqaddoche Baroukh Hou, selon le verset 25, 9 du prophète Isaïe. (le lire).

Le talmud (Taânite 30b) dit :
- kol ha mitabbél âl Yérouchalayim zokhé vé roé bé sim’hata.
- celui qui sent la douleur et porte  le deuil de Jérusalem verra la joie du rétablissement de Jérusalem dans sa splendeur.
C’est bien ce qu’expriment ces deux dates du 9 et du 15 Av.

Coutumes actuelles :
- les rencontres organisées en vue du mariage se nomment des chiddoukhim. Au singulier, un chiddoukh.
- en toute juive et en tout juif, sommeille un chadkhane qui se déchaîne avec fureur pour marier tous ceux qui n’ont pas encore trouvé leur âme-soeur dans le voisinage. Chacun de penser qu’il voit les néchamotes des uns et des autres et celles qui conviennent entre elles. (Service après vente jamais assuré !). On parle de samsar ou  samsara chez les sépharades.
Il y a des chadkhanim professionnels, dont le plus ancien connu est Eliêzér, le serviteur d’Avraham, dans la paracha‘Hayé Sara (Béréchite ch. 24).
C’est un rôle important et valorisé dans la communauté quand il est fait avec tact. C’est une oeuvre de ‘hésséd.
Un « sujet » possible est un baschért, en yiddish. Ce n’est pas seulement une pertinence sociale et psychologique, mais on prend en considération d’abord sa conscience juive, sa froumkéit, et les middotes ou qualités de comportement, avec le souci de réunir les deux composantes que le Créateur a créées en un seul être (Béréchite 1, 26).
Comme la tradition dit que rassembler ces parties dispersées (lézavvég zivvouguim) est ce qui est le plus difficile comme tâche pour Haqqadoche Baroukh Hou dans toute Sa création, et bien plus difficile que le miracle de la Mer Rouge, a fortiori pour ceux qui s’improvisent chadkhanim, on peut le supposer !
Même chez les jeunes Juifs non religieux, cette activité est vue comme un service qui va de soi envers les amis. Il est également bien accepté par ceux qui reçoivent les propositions.
On le voit, la procédure est connue, généralisée, vue dans la simplicité, et l’échange se fait souvent dans la clarté d’ouverture ; cela est loin des phases lentes et compliquées du « vous habitez chez vos parents ? ».
Il est recommandé à tous de s’armer de délicatesse et… d’humour face aux  imprévus.


Photo de l’auteur
Voir la galerie de la suite de ces photos, regard sur la beauté de l’autre

Les invitations de chabbat, les mouvements de jeunes Juifs sont un lieu permanent pour faciliter ces rencontres, de même que les voyages et études en Israël.
A notre grand étonnement, cette fête importante dans la vie israélienne n’est même pas citée dans le calendrier du Consistoire de Paris. Pourquoi ?

Mazal Tov à tous et à toutes !

Et, pour terminer,  voici un tableau de mariage juif, par une lectrice,
Michèle Doubior, à qui nous devons déjà un tableau de Tel-Aviv heureux le jour de Yom haAtsmaoute.
(Précision : la scène ne se passe pas sous le soleil  éclatant d’Israël, le 15 Av,
probablement en Europe)


Au nom des lecteurs de Modia, qu’elle soit remerciée : frami@isdn.net.il.

 


Hébreu, vocabulaire du choix du conjoint:
Apprendre le vocabulaire de la page

1. chiddoukhim,
- Démarches pour tenter d’aboutir à un consentement de mariage.
- Rencontres en vue du mariage.
- On l’utilise aussi, au sens figuré, pour désigner des arrangements et collaborations nouveaux entre des groupes différents. Au singulier, un chiddoukh. Cela vient de la racine et du verbe chadakh.

2. celui qui fait l’intermédiaire (métavvékh) est un chadkhane. Samsar ou samsara, chez les Sépharades. On parlera d’intermédiaire (métavvékh) pour d’autres accords également.

3. ceux qui sont parvenus à cet accord sont méchoudakhim (forme du participe passé) zé la zé (l’un avec l’autre).

4. la chadkhanoute, c’est l’occupation, la mission ou le métier de cet intermédiaire.
- comme l’art du chadkhane est de calmer les craintes, on emploie aussi ce verbe chadakh sous la forme du hifîl pour dire « créer le calme » : « tout le monde était agité, mais David hichdrikh, a calmé l’ambiance. ». Ce mode verbal se nomme le hifîl ; il a le son i-i et signifie « faire faire » quelque chose, faire parler, faire bouger, etc.

5. Formes
- masculin singulier : chadkhane
- féminin singulier : chadkhanite
- masculin pluriel : chadkhanim
- féminin pluriel : chadkhaniotes.


Ici, les événements de chaque jour du mois de Av dans l’histoire

Le 1 Av, Roche ‘Hoddéche
De nombreux Sages mangent de la viande le Roche ‘Hoddéche de Av.
On rend visite à son Rav chaque Roche ‘Hoddéche (traité Roche hachanna 16 b et Middrache Vayiqra Rabba 18).
En ce jour, depuis l’arche de Noa’h, on vit le sommet des montagnes (Béréchite 8, 1 et son Rachi).
Décès de  Aharon, frère de Moché, (Bamidbar 33, 38) et de Elâzar son fils.
En ce jour, en l’an 3654, les exilés de Babylone arrivèrent à Jérusalem avec Ezrâ hassofér (livre d’Ezrâ 7, 9).
En 1510, le 8 juillet, première édition de Halikhote Ôlam, dont nous faisons l’une des bases du Lév Gompers.

Le 4 Av
En ce jour, les exilés de Babylone avec Ezrâ hassofér (livre d’Ezrâ 8, 33) tiennent le compte de l’or, de l’argent et des ustensiles qu’ils ont apportés pur le futur Temple.
En ce jour, en l’an 3668, ils commencèrent à reconstruire les murailles de Jérusalem (Néhémie 6, 15).
En 1620, Hiloula de Ribbi Mena’hem Azaria da Fano (Italie), célèbre caballiste, auteur de Alfasi Zouta.

Le 5 Av
En 1572, le 15 juillet, hiloula du Ari zal, Ribbi Yits’haq ben Chlomo Louria, le maître de la qabbala.
En 1899, le 12 juillet, hiloula du Rav Israel Hildesheimer, initiateur du courant orthodoxe moderne en Allemagne, (avec le Rav Chimchone Raphael Hirsh). Une rue porte son nom à Jérusalem dans la Mochava haguérmanite.

Le 6 Av
En 1656, excommunication de Baroukh Spinoza à Amsterdam, le 27 juillet.
En 1810, hiloula de Rabbi Ischakhar Dov Baer, de Zloczow, l’un des fondateur de la ‘hassidoute, auteur de Mévatséréte Tsédéq.

Le 7 Av
En l’an – 586, entrée de Nabuchodonosor dans le Temple de Chlomo hammélekh.

Le 8 Av
En ce jour, ou le 9, les explorateurs reviennent de leur mission et font leur mauvais rapport au peuple (Taânite 29a).
En l’an +66, la guerre civile éclate à Jérusalem entre les factions juives différentes alors que les Romains mencent, ce qui  contribuera à la destruction du Temple.
En 1942, début de la déportation massive des juifs du ghetto de Varsovie.

Le 9 Av
- promulgation de l’interdiction d’entrée en terre d’Israël pour la génération du désert qui avait fauté de façon répétée   (Dévarim 1, 35 et Taânite 26b).
- incendie du premier Temple (en 586 avant l’ère commune) par les troupes de Nabukodonozor. Il sera détruit le lendemain  (Taânite 29a)
- destruction de Bétar (fortification de résistance des juifs avec Bar Kokhba), par les Romains (en 135 avant l’ère  commune) et interdiction d’enterrer les milliers de morts.Bétar est actuellement au village de population arabe de Bathir à 11  kms au Sur Ouest de Jérusalem. (Le mouvement de jeunesse juif Bétar ne se réfère pas directement à cet événement mais est  l’abréviation de Bérit Trumpeldor, un leader sioniste qui fonda un mouvement sioniste en 1923 à Liga en Lithuanie  (actuellement Lettonie), basé sur trois principes, le sionisme, l’acquisition de l’hébreu et  l’auto-défense).
- la charrue est passée sur l’emplacement du second Temple, après sa destruction, par le romain Turnus Rufus (année 68 ou  69 ou 70, avant l’ère commune), selon Taânite 26b.
Le 1 août, en 1298, extermination de la communauté de Meiningen, Allemagne.
- de nombreuses autres catastrophes : exterminations par les croisés, expulsion d’Angleterre en 1290, en 1306  expulsion de  France par Philippe 4, décrêt de l’expulsion par les rois catholiques d’Espagne en 1492 et début de l’expulsion, décisions   d’extermination des nazis dans notre génération, création du ghetto de Florence en 1571, expulsion des juifs de Vienne le 26  juillet 1670.
- naissance du futur faux messie, Shabetaï Tsvi, à Smyrne, en 1626, le 23 juillet.
En ce jour, naissance du prophète Jérémie. Ce sera le jour de la naissance du Machia’h.
En 1815, hiloula de Rabbi Yaâqov Yits’haq Horowitz, le ‘Hozé (voyant) de Loubline, l’un des principaux du ‘hassidisme.
En 1882, le 25 juillet, abolition par le gouvernement turc de l’autorisation donnée aux Juifs de s’établir en Eréts d’Israël.
En 1891, interdiction par le gouvernement de Russie de la collecte et du transfert de fonds vers Juifs d’Eréts Israël.
En 1941, extermination de la communauté de Czernovitz, en Ukraine.
En 1943, 600 juifs du ghetto de Sosnoviec en Pologne sont fusillés.

Le 10 Av
Destruction du 2e Temple par le feu mis la veille (Taânite 29a).
En ce jour, naissance de Issakhar, fils de Yaâqov et Léa.
Les anciens d’Israël viennent consulter Hachém devant le prophète Ezékiel (20, 1).
Le 2 août, en l’an 1306, expulsions des juifs de France sous Philippe Auguste (ils purent revenir en 1315).
En 1391, 300 juifs sont massacrés à Palma de Majorque, les autres fuient en Afrique du Nord.
En 1555, un 26 juillet, le pape Paul IV rassemble les juifs dans un ghetto à Rome.
En 1698, expulsion des juifs du Portugal.
En 1818, pogrom raciste et chrétien contre les juifs à Würzburg (Allemagne).
En 1941, 600 juifs sont exterminés à Targovica (Ukraine).

Le 11 Av
A partir de ce jour, en 1492, tout juif non baptisé est passible de mort en Espagne.
Le 3 août, en 1648, 200 juifs assassinés à Alik (Ikraine).
En 1733, Pourim de Bagdad où les juifs sont sauvés.
En 1942, 12500 juifs du ghetto de Przemysl (Pologne) sont déportés et exterminés.

Le 12 Av
En 1263, la célèbre « Disputatio » entre Na’hmanide et le Juif apostat Pablo Christiani, le20 juillet.

Le 13 Av
En 1836, hiloula de Rabbi Avraham Abélé Poswoler, célèbre rabbin lithuanien.

Le 15 Av (Tou bé Av)
Grande fête des mariages
Le mariage entre tribus différentes d’Israël est autorisé (Taânite 30b).
Le pélerinage à Jérusalem est restauré par le roi Hochéa.
Décès des derniers survivants mâles de la sortie d’Egypte, hormis Yehoshua et Caleb (Baba Batra 121a).
Les Romains autorisent l’enterrement des victimes juives de la révolte de Bétar en l’an 138 (Baba Batra 121b).

Le 17 Av
Fin du jeûne de Av commencé le 1e du mois par les Juifs d’Ethiopie.

Le 18 Av
Arrêt de la combustion de la lumière perpétuelle dans le 1e Temple, sous le règne du roi Ahaz (II Rois 16, 10-15).
En 1732, hiloula de Ribbi Yaâqov Couli, auteur du célèbre commentaire sépharade populaire intitulé Méâm Loêz.

Le 20 Av
En ce jour, en 1944, décès de Rabbi Lévi Yits’haq Schneerson, père du Rabbi de Loubavitch.

Le 24 Av
Les ‘Hachmonayim (dynastie des Hasmonéens) restaurent la halakha au lieu des lois grecques sur la terre d’Israël. Cela était   jadis fêté (Taânite 5).

Le 26 Av
En 1806, arrivée sur la terre d’Israël d’une alyah des élèves du Gaone de Vilna, le 8 août.
En 1920, le 10 août, le gouvernement turc cède aux Britanniques ses pouvoirs sur la Palestine par le Traité de Sèvres.

28 Av
Moché revient au campement après sa seconde montée au Sinaï (Rachbam, sur Baba Batra 121a).
En 1893, hiloula de Rabbi Naftali Tsvi Yéhouda Berline, de Volozhine, le 10 Août.
En 1972, hiloula du Nazir, le Rav David ha Cohen.

Le 29 Av
En 1909, hiloula de Rabbi Chmouel Salant, Grand Rabbin askénaze de Jérusalem, le 16 août.
En ce jour, Yom Kippour qatane (petit Yom Kippour) : jeûne observé par une partie des juifs qui se rendent également sur les tombes des tsaddiqim ou à Jérusalem et Hébron en signe de téchouva (repentance). Pour célébrer la hiloula des avotes.
Montée de masse des juifs à ‘Hévrone et, exceptionnellement la salle de la tombe de Yit’haq sera ouverte et non réservée aux seuls musulmans.

Le 30 Av
Moché monte au Sinaï pour recevoir les secondes Tables (Chémote 33, 11 et son Rachi).
Premier jour du Roche ‘Hoddéche Eloul.

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Règles du Copyright – Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages

1e partie
LIRE POUR COMMENCER
2e partie – TORAH
Le centre du site
Les autres sections
de la Bible
Les Psaumes

notre VIE dans la Thora

Histoire
La lettre hébraïque
Le Zohar
3e partie
TALMUD
6e partie
PRIÈRES

table des matières: toutes les prières
comprendre la prière juive
la méditation dans le début
de la prière du matin
méditation et prière: formation

le qaddiche
la bénédiction de la lune
le Hallel
Pérek Chira
- louanges sur la nature
commentaires des psaumes
lecture des psaumes – téamim
importance des téfilines
prier pour les malades
la prière du réveil

le Chéma Yisraël
prier contre la guerre, pour la paix,
la terre, pour nos dirigeants:
Formation à la prière
la prière à la synagogue

7e partie
HALAKHA
8e partie
MAÎTRES
9e partie
CALENDRIER JUIF

dates des fêtes
sens du calendrier juif
calendrier juif de l’année
la lune dans le judaïsme
éphémérides et histoire juive
date hébraïque naissance
et votre paracha

hiloula de chaque Sage

10e partie
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL et vie juive
Éducation concrète
et Thora
Couple et cycle féminin
11e partie
ISRAËL TERRE
ET PEUPLE

surmonter les difficultés en Israël
24 heures de fidélité, en Israël

Sens du mois de Av et de chaque jourLes catastrophes terribles qui sont tombées
et tomberont sur le peuple juif
s’il s’écarte de la Torah de VIE pour choisir une voie de mort.

Un jour pour réagir. Comment ?

 


Situation
Le mois de Av comporte cette année
- la dernière paracha du livre de Vayiqra qui est Massé et
- les 4 premières parachiyotes du dernier livre de la Torah nommé Devarim ou le Deutéronome (parachiyotes :DevarimVéet’hananeÊqévRéé).
- la journée du 9 Av (ticheâ bé av) commémore la destruction du 1e Temple il y a 2587 ans (-586) et la destruction du second Temple il y a 1931 ans environ (vers 68 ou 70). Demander à votre rabbin local comment la communauté passera de Chabbate immédiatement à Ticheâ bé av.
- la fête du 15 av.


Vivre aujourd’hui le Temple, sa destruction passée et actuelle  et l’espoir

L’histoire du Temple et du Kotel, hier et aujourd’hui
Ici, votre face à face avec la présence du Kotel
Importante page de tous les liens sur Jérusalem
Voir le Kotel en direct
Localisation du Temple (nombreux sites sur l’histoire, les cartes, l’arche de l’alliance, etc)
Le mont du Temple en 3 dimensions

Sous le Mont du Temple (carte)
La page des archéologues israéliens
Toutes les fouilles actuelles en Israël
Les israéliens qui revendiquent de prier sur le Mont du Temple (hors des zones du Temple)

Ici, les événements de chaque jour du mois
de Av dans l’histoire

Ici, les évenements juifs de chaque jour
du mois d’août dans l’histoire

Et maintenant la réparation,
- le tiqqoune ‘hatsote, chaque nuit
- le tiqqoune à réaliser pendant le mois de av par chaque Juif :

.


Le centre du mois : le 9 Av

On a décrit déjà les catastrophes qui ont marqué le 17 Tamouz.

Trois semaines après, les catastrophes les plus grandes ont eu lieu le jour du 9 av :
- promulgation de l’interdiction d’entrée en terre d’Israël pour la génération du désert qui avait fauté de façon répétée (Dévarim 1, 35 et Taânite 26b).
- incendie du premier Temple (en 586 avant l’ère commune) par les troupes de Nabukodonozor. Il sera détruit le lendemain (Taânite 29a).
- la charrue est passée sur l’emplacement du second Temple, après sa destruction, par le romain Turnus Rufus (année 68 ou 69 ou 70, de l’ère commune), selon Taânite 26b. Résultat de la haine gratuite entre les Juifs à Jérusalem.
- destruction de Bétar (fortification de résistance des Juifs avec Bar Kokhba), par les Romains (en 135 de l’ère commune) et interdiction d’enterrer les milliers de morts. Bétar est actuellement au village de population arabe de Bathir à 11 kms au Sur Ouest de Jérusalem. Cette catastrophe se produisit parce que les Sages de Jérusalem méprisaient ceux de Bétar et les opprimaient. Réfléchir sur les conséquences réelles du mépris, du manque d’amour, du mauvais oeil. (Le mouvement de jeunesse juif Bétar ne se réfère pas directement à cet événement mais est l’abréviation de Bérit Trumpeldor, un leader sioniste qui fonda un mouvement sioniste en 1923 à Liga en Lithuanie (actuellement Lettonie), basé sur trois principes, le sionisme, l’acquisition de l’hébreu et l’auto-défense).
- de nombreuses autres catastrophes : exterminations par les croisés, expulsion d’Angleterre en 1290, en 1306 expulsion de France par Philippe 4, décrêt de l’expulsion par les rois catholiques d’Espagne en 1492 et début de l’expulsion, décisions d’extermination des nazis dans notre génération, création du ghetto de Florence en 1571, expulsion des juifs de Vienne en 1670.
- naissance du futur faux messie, Shabetaï Tsvi, à Smyrne, en 1626.
Les trois semaines qui précèdent le 9 av furent donc des semaines douloureuses et terribles.
Pour nous, elles seront donc marquées par des commémorations de tristesse et de repentir dont les halakhotes pratiques peuvent varier d’une communauté à l’autre.
Mais, surtout, par une rectification des erreurs et fautes qui ont causé ces destructions (non respect de la Torah en ses mitsvotes d’amour des autres.
Il faudra toujours consulter le rabbin pour les usages de ce mois.

 


Le chabbate avant le 9 av
Il est nommé Chabbate ‘Hazone, du nom de la haftara qu’on lit après la paracha Devarim. Cette haftara, comme les deux précédentes (Divréi Yirmiyahou et Chimêou) nous rappelle les catastrophes terribles qui tomberont sur le peuple s’il s’écarte de la Torah de vie pour choisir une voie de mort. Ces trois haftarotes sont nommés en araméen : les trois du désastre (Tlata dé pour ânouta).
Après le 9 av, on lira pendant 7 semaines des haftarotes de consolation, d’où le nom de Chivêa de né’hamata.

 


Jeûne
Le 9 av est l’un des 5 grands jeûnes (3 Tichri, jeûne de Guédalia, 10 Tévét, 17 Tamouz et 9 Av : voir Zacharie 8, 19 ). Cependant, le jeûne du 9 av est exceptionnel car il est une obligation pour tout Israël, hormis ceux qui ne peuvent le supporter en raison de leur santé. Ils limiteront alors au maximum leur nourriture.
A l’avenir, ces 5 dates se changeront en jours de fêtes (voir Zacharie 8, 19 et le traité Roche hachana, page 18 b).

 


Les prescriptions de pénitence

1. A partir du 1 Av (les jours les plus terribles de l’histoire avant le 9).
- On ne fait plus de réjouissances, ni de mariages (les fiançailles nécessaires peuvent se dérouler avec repas).
- On n’achète pas d’habits ni objets, hormis les chaussures qui ne sont pas en cuir et que l’on porterait au 9 Av.
- On s’abstient de manger de la viande (hormis pour un repas de brite mila, circoncision).
- On ne fait pas de lessive, hormis pour les jeunes enfants et les malades.
- On ne se coupe pas les cheveux ni la barbe.
- On ne prend pas des bains pour le plaisir, mais uniquement ce qui est nécessaire pour l’hygiène.
(consulter le rabbin local, car il y a des différences dans les coutumes selon l’appartenance à telle ou telle communauté).

2. Prescriptions pour le 9 Av
- le jeûne total commence au coucher du soleil jusqu’après le coucher du soleil du lendemain ,
- pas de relations conjugales,
- pas de chaussures en cuir, ni parfums, ni toilette (hormis quand on s’est sali, ainsi que pour les jeunes enfants et les malades),
- le soir et le matin, on s’assoit sur le sol ; beaucoup dorment sur le sol sans oreiller moelleux ;
- le matin, nétilate sur les doigts seulement,
- on ne salue pas ceux que l’on rencontre, mais on peut répondre si quelqu’un qui ignore vous salue,
- pas de conversation légère ni de plaisanteries,
- on ne travaille pas jusqu’à midi (usage) ; le traité Taânite 30 b dit que celui qui travaille ce jour-là ne tirera rien de bien de ce travail.
- la synagogue est presque dans l’obscurité, le rideau (parokhète) de l’armoire aux rouleaux de Torah (arone haqqodéche) est changé ou supprimé, les participants assis par terre ou sur des sièges différents, le ton grave et monotone, on lit les Lamentations Eikha et des récits plaintifs, les kinote, variables suivant les traditions.
- certaines communautés ne mettent ni téfillines ni tallite, certaines seulement à min’hah.
- les habitants de Jérusalem ont coutume de se rendre au mur occidental (le kotél) ce jour-là et d’y réciter les textes.
- les femmes de certaines communautés, comme les yéménites, utilisent des parfums en liaison avec les textes qui parlent de l’avenir de fête et de la naissance du Machia’h ben David qui se produira ce jour-là.
Il faudra toujours consulter le rabbin pour les usages de ce mois.

En Israël de nos jours, le non respect  de ces coutumes sur un point si sensible à toute la communauté est parfois exhibé par quelques personnalités publiques devant les caméras.
Cela est souvent considéré comme un acte de profanation provocatrice délibérée. Les Sages sont occupés à autre chose qu’à y réagir, ils continuent à éduquer.
Les courants réformés américains avaient abandonné ces coutumes centrales traditionnelles, et ils semblent revenir au consensus séculaire par des cérémonies particulières.

3. La téchouva personnelle
Il ne s’agit pas seulement de faire des signes extérieurs de tristesse. Ce sont des aides concrètes pour que l’intérieur soit attristé par tout ce qui démolit la vie de bonheur  enseignée sur ces trois dimensions :
Torah de vie (la connaître, l’accepter, la vivre),
peuple  de la Torah de vie (le connaître, l’aimer, travailler à son unité et à son rassemblement),
terre de la Torah de vie (la Torah la définit comme éréts haqoddéche, la Terre du Saint ; la connaître en tant que telle, la respecter, ne pas la détruire en tant que telle).

3a. On le voit, il y a un travail personnel à réaliser sur le plan de l’examen de nos attitudes psychologiques personnelles et de leurs expressions : réparer toutes ces brèches dans la réalité.
Mais alors, diriez-vous, quelle est la différence entre cela et la période qui va de Roche Ha Channa à Yom Kippour .

3b. C’est que le 9 av nous enseigne que il n’y a aucune différence
- entre nos déficiences intérieures et des relations
- et les déficiences concernant la Torah de la terre d’Israël.

C’est la même chose, ces trois formes de destructions différentes :

- Torah : ceux qui au nom des belles valeurs réelles des cultures dominantes ont voulu et veulent encore présenter le judaïsme comme un particularisme dépassé, primitif, fanatique, de second degré spirituel ou intellectuel, et luttent pour sa disparition comme système éducatif dans le peuple juif.

- peuple : ceux qui au nom des belles valeurs réelles de la culture universelle et de la modernité actuelle, prônent l’assimilation de facto dans les seules valeurs universelles. D’une part, ils oublient qu’elles ne sont, en fait, qu’une certaine culture impérialiste, comme le pensent les pays des autres zones culturelles mais cela n’est pas le plus ennuyeux dans cette position (ma participation aux travaux internationaux des droits de l’homme me donne l’expérience de cela). Ce qui est grave, c’est la participation de Juifs au processus continu de destruction de notre peuple comme tel. Et cela, à l’heure où, au contraire, tous les peuples reprennent conscience, à juste titre, de leurs valeurs propres.

- terre : la Torah nous a enseigné que la terre d’Israël n’est pas une terre comme les autres, c’est uniquement une terre qui est dans l’humanité le Temple de la présence de Hachém en Son lieu avec Son peuple vivant selon Sa Torah. Cela pour la bénédiction de toute l’humanité. Et d’abord dans le respect de la morale envers ces peuples et les étrangers.

L’épisode des explorateurs dans le désert nous a enseigné que le désir des chefs de renoncer à la terre d’Israël va toujours de pair avec une dégradation de la vérité, de la morale sociale, de la justice sociale car la terre d’Israël est ce laboratoire. Et cela concerne la terre d’Israël et pas seulement son centre qui est le Temple.

Réfléchissons : il y a eu
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu détruire la Torah et l’abandonner pour s’assimiler,
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu se détruire en temps que peuple pour s’assimiler,
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu se détruire en temps que Temple pour s’assimiler,
- des époques où, au nom d’autres valeurs réelles, le peuple a voulu se détruire en temps que terre pour s’assimiler,
c’est la nôtre.
Le  9 av, est un rite qui a été institué pour bien nous faire comprendre que ces 4 différents aspects n’en sont qu’UN.
Cela est contrariant, il serait tellement agréable de s’en débarrasser. Mais cela est impossible. Chaque génération doit assumer sa responsabilité face à la Torah.
Rouler sans l’UNE de ces quatres roues de notre voiture, nous conduirait à la catastrophe, le 9 av nous le fait méditer SUR LES DOSSIERS HISTORIQUES COMME PREUVES.
MAIS, cela, POUR AMELIORER. Pas seulement pour commémorer, Pas seulement pour réaliser la fidélité de l’obligation rituelle.

Alors, ENSEMBLE,
nous verrons que la Torah-le peuple-la terre-Jérusalem-le Temple,
en une seule unité assument leur tâche de bénédictions
pour toute l’humanité.

Espoir
Selon ce que nous avons déjà dit pour le mois de Tamouz et selon une conception générale dans le judaïsme au sujet de la conversion du mal en bien, le 9 av deviendra un jour de fête par la naissance du Machia’h(Traité Bérakhote de Jérusalem 2,4).

Lecture personnelle de préparation pour tous pour tous :
Vayiqra (Lévitique ) 26, 39-40
Jérémie 26, 18
Zacharie 8, 19

Lecture personnelle pour les étudiants avancés en hébreu :
Sur les cinq catastrophes : michna Taânite 4,6
Traité Taânite 13 a, 26b et 29 a
Rambam : Michné Torah, Zémanim, Hilkhote Taâniyote, 4, 5 (volume 3)
Choulkhane Aroukh, Ora’h ‘Hayim, 549 et suivants.

Halakha pratique
Pour toute question ou incertitude : une seule règle est d’étudier soi-même et de s’assurer en questionnant le rabbin, et non les simples voisins, pour les précisions. Les informations ici données tombent sous cette règle et ne sont pas des prescriptions.

Lecture et réfléxion de sensibilisation

Poèmes de liens à la terre d’Israel : ici.

Poèmes de liens à Jérusalem : ici.


Etude
Le 15 Av (Tou béAv)


Si nous sommes parvenus à faire ce travail demandé lors du 9 av,
nous comprendrons alors que ce qui se passera maintenant :
ce mois vire ensuite et le 15 du mois de Av est une date qui comporte de nombreuses manifestations festives comme il est décrit dans la michna et à la fin du traité Taânite, pages 30 b et 31 a (fin de tous les jeûnes !) :

Michna : « Rabbane Chimeône ben Gamliél dit : il n’y a pas eu de fêtes plus joyeuses en Israël que celle du 15 Av et de Yom Kippour » (car c’est le jour où le peuple fut pardonné et où les secondes tables de l’alliance furent données).
Nous sommes entrés aussi dans le cycle des haftarotes de consolation.

Ce 15 av, c’est le jour de la pleine lune. Le Juif suit l’évolution  de la lune de jour en jour, comme un signe de l’amour de Haqqadoche Baroukh Hou qui se réillumine toujours, et il garde la confiance même face aux cycles de l’inconstance du bonheur.

(cliquez pour agrandir vers le lien)

Voyez les belles images de la lune, par Mickael Myers qu’il faut remercier ; je vous recommande de visiter son site
(http://www.netaxs.com/~mhmyers/moon.tn.html)

Pour que la lune vous devienne familière dans ses messages et son humour de ce jour de fête,
je vous en décris un peu le paysage. A l’Est, la tache ronde et noir, isolée est la Mer des Crises,
voilà qui vous assombrit.
Ressaisissez-vous car, en dessous d’elle, en revenant un peu vers le centre
est la Mer de la Fécondité.
En continuant de descendre un peu, et plus vers le centre, est la minuscule Mer du Nectar.
Au-dessus, la grosse tache comme un coeur avec une tache qui lui colle à sa droite,
(cela arrive parfois),
c’est la Mer de la Tranquillité.
Et au-dessus, la grosse tache ronde est la Mer de la Sérénité.
Quand vous voyez la lune dans le ciel, lors de la pleine lune, ce que je viens de vous décrire constitue exactement l’oeil droit de la tête de lune. Il faudrait redresser l’image à droite ; alors
- le sourcil droit est constitué par la Mer de la Fécondité,
- le dessous de la paupière par la Mer du Nectar,
- la jonction des paupières contre le nez est constituée par la Mer de la Sérénité.

Crises, puis Nectar-Fécondité-Tranquillité c’est le passage que nous faisons.
Vous voyez que vous aimez déjà la lune et qu’elle est bonne à regarder.
Vous comprenez le premier verset du psaume 19 :
Ha chamayim méssappérim kévod-El
Les cieux racontent la gloire de D.ieu…

Une bénédiction s’impose :
Baroukh ata Hachém Eloqénou Mélékh ha Olam ôssé maâssé véréchite.
Béni, Toi Hachém Eloqénou, Roi du monde, qui fait l’oeuvre du commencement.

Et regardez celle-ci qui exprime bien la joie de Tou bé av (le 15 av)
Elle est de Myers (http://www.netaxs.com/~mhmyers/cdjpgs/eclfullL.jpg). Merci.

Cela, pour ressentir pendant cette nuit et ce jour, ce que nos Sages disent :
lo hayou yamim tovim léYisrael ké tou béav (Taânite 26b sur Eikha, les Lamentations 1, 4. Voir le Ravad)
« il n’y a pas de jours bons en Israël comme celui du Tou bé av,le15 av ».

De façon symbolique, il y a la lune partielle des promesses et de nos aspirations, et il y a cette lune lumineuse qui porte toute sa lumière et sa moisson.

Concernant le 15 Av :

1. Ce jour-là les mariages entre les tribus d’Israël furent autorisés pendant une génération (cf Bamidbar 36, 6…).

2. Ce jour-là, il fut autorisé à la tribu de Bineyamine de se marier parmi tout le peuple et de réintégrer la communauté ( Juges 21, 18…).

3. C’est le jour où Hachém recommença à parler à Moché quand tous ceux qui devaient périr dans le désert avaient disparu.

4. C’est le jour où les barages établis par Yéroboâm pour empêcher de monter à Jérusalem, furent supprimés (I Rois 12, 29, ; II Rois 18, 4).

5. C’est le jour où l’autorisation fut accordée d’ensevelir les corps des victimes lors de la prise de Bétar. Et on institua alors la bénédiction hattov véhammétiv » (hattov le bon, parce que les corps ne s’étaient pas décomposés, hammétivparce qu’ils furent enterrés).

6. Ce jour-là on arrêtait d’accomplir la besogne lourde et difficile de couper du bois pour l’autel, car le soleil commençait à briller moins et le bois n’était plus assez sec.

7. A partir de ce jour-là, celui qui augmente son étude, augmente la durée de sa vie (et inversement).

8. Plus que tout, ce jour-là, la joie étaient grande en tout Israël et c’était un jour très attendu car la société organisait les rencontres pour tous ceux qui n’étaient pas mariés, selon un rituel précis, saint et égalitaire :
toutes les filles de Jérusalem et d’Israël qui n’étaient pas mariées s’habillaient de blanc avec des vêtements de tissus

(Photo de l’auteur)

qui avaient été passés dans le miqvé.
Les robes étaient échangées pour ne pas créer de différence selon la richesse et n’humilier aucune.

(Photo de l’auteur)

Les jeunes filles allaient chanter et danser ensemble dans les vignes. Et ceux qui n’avaient pas d’épouse s’y rendaient. Elles chantaient : « regarde bien » ;
les plus belles chantaient : « que vos yeux soient sensibles à la beauté, car elle est plus importante que tout » ;
celles de bonne famille chantaient : « une femme est destinée à avoir des enfants » ;
celles qui étaient riches chantaient : « faites attention à la richesse » ;
celles qui n’étaient pas belles chantaient : « choisissez seulement pour la gloire du ciel et pour nous couvrir d’or ».

 

(Dessin de Yehoshua Ra’hamim Dufour
Mettez-y les couleurs et lumières de votre duo)

9. Les commentaires de la michna relient cela à deux étapes : le don de la Torah décrit comme fiançailles, et le jour de la joie de Son coeur (Cantique des Cantiques 3, 11) qui sera celui de l’achèvement complet du Temple.

10. Tout cela est augure des choeurs qui chanteront dans le jardin d’Edén en présence de Haqqaddoche Baroukh Hou, selon le verset 25, 9 du prophète Isaïe. (le lire).

Le talmud (Taânite 30b) dit :
- kol ha mitabbél âl Yérouchalayim zokhé vé roé bé sim’hata.
- celui qui sent la douleur et porte  le deuil de Jérusalem verra la joie du rétablissement de Jérusalem dans sa splendeur.
C’est bien ce qu’expriment ces deux dates du 9 et du 15 Av.

Coutumes actuelles :
- les rencontres organisées en vue du mariage se nomment des chiddoukhim. Au singulier, un chiddoukh.
- en toute juive et en tout juif, sommeille un chadkhane qui se déchaîne avec fureur pour marier tous ceux qui n’ont pas encore trouvé leur âme-soeur dans le voisinage. Chacun de penser qu’il voit les néchamotes des uns et des autres et celles qui conviennent entre elles. (Service après vente jamais assuré !). On parle de samsar ou  samsara chez les sépharades.
Il y a des chadkhanim professionnels, dont le plus ancien connu est Eliêzér, le serviteur d’Avraham, dans la paracha‘Hayé Sara (Béréchite ch. 24).
C’est un rôle important et valorisé dans la communauté quand il est fait avec tact. C’est une oeuvre de ‘hésséd.
Un « sujet » possible est un baschért, en yiddish. Ce n’est pas seulement une pertinence sociale et psychologique, mais on prend en considération d’abord sa conscience juive, sa froumkéit, et les middotes ou qualités de comportement, avec le souci de réunir les deux composantes que le Créateur a créées en un seul être (Béréchite 1, 26).
Comme la tradition dit que rassembler ces parties dispersées (lézavvég zivvouguim) est ce qui est le plus difficile comme tâche pour Haqqadoche Baroukh Hou dans toute Sa création, et bien plus difficile que le miracle de la Mer Rouge, a fortiori pour ceux qui s’improvisent chadkhanim, on peut le supposer !
Même chez les jeunes Juifs non religieux, cette activité est vue comme un service qui va de soi envers les amis. Il est également bien accepté par ceux qui reçoivent les propositions.
On le voit, la procédure est connue, généralisée, vue dans la simplicité, et l’échange se fait souvent dans la clarté d’ouverture ; cela est loin des phases lentes et compliquées du « vous habitez chez vos parents ? ».
Il est recommandé à tous de s’armer de délicatesse et… d’humour face aux  imprévus.


Photo de l’auteur
Voir la galerie de la suite de ces photos, regard sur la beauté de l’autre

Les invitations de chabbat, les mouvements de jeunes Juifs sont un lieu permanent pour faciliter ces rencontres, de même que les voyages et études en Israël.
A notre grand étonnement, cette fête importante dans la vie israélienne n’est même pas citée dans le calendrier du Consistoire de Paris. Pourquoi ?

Mazal Tov à tous et à toutes !

Et, pour terminer,  voici un tableau de mariage juif, par une lectrice,
Michèle Doubior, à qui nous devons déjà un tableau de Tel-Aviv heureux le jour de Yom haAtsmaoute.
(Précision : la scène ne se passe pas sous le soleil  éclatant d’Israël, le 15 Av,
probablement en Europe)


Au nom des lecteurs de Modia, qu’elle soit remerciée : frami@isdn.net.il.

 


Hébreu, vocabulaire du choix du conjoint:
Apprendre le vocabulaire de la page

1. chiddoukhim,
- Démarches pour tenter d’aboutir à un consentement de mariage.
- Rencontres en vue du mariage.
- On l’utilise aussi, au sens figuré, pour désigner des arrangements et collaborations nouveaux entre des groupes différents. Au singulier, un chiddoukh. Cela vient de la racine et du verbe chadakh.

2. celui qui fait l’intermédiaire (métavvékh) est un chadkhane. Samsar ou samsara, chez les Sépharades. On parlera d’intermédiaire (métavvékh) pour d’autres accords également.

3. ceux qui sont parvenus à cet accord sont méchoudakhim (forme du participe passé) zé la zé (l’un avec l’autre).

4. la chadkhanoute, c’est l’occupation, la mission ou le métier de cet intermédiaire.
- comme l’art du chadkhane est de calmer les craintes, on emploie aussi ce verbe chadakh sous la forme du hifîl pour dire « créer le calme » : « tout le monde était agité, mais David hichdrikh, a calmé l’ambiance. ». Ce mode verbal se nomme le hifîl ; il a le son i-i et signifie « faire faire » quelque chose, faire parler, faire bouger, etc.

5. Formes
- masculin singulier : chadkhane
- féminin singulier : chadkhanite
- masculin pluriel : chadkhanim
- féminin pluriel : chadkhaniotes.


Ici, les événements de chaque jour du mois de Av dans l’histoire

Le 1 Av, Roche ‘Hoddéche
De nombreux Sages mangent de la viande le Roche ‘Hoddéche de Av.
On rend visite à son Rav chaque Roche ‘Hoddéche (traité Roche hachanna 16 b et Middrache Vayiqra Rabba 18).
En ce jour, depuis l’arche de Noa’h, on vit le sommet des montagnes (Béréchite 8, 1 et son Rachi).
Décès de  Aharon, frère de Moché, (Bamidbar 33, 38) et de Elâzar son fils.
En ce jour, en l’an 3654, les exilés de Babylone arrivèrent à Jérusalem avec Ezrâ hassofér (livre d’Ezrâ 7, 9).
En 1510, le 8 juillet, première édition de Halikhote Ôlam, dont nous faisons l’une des bases du Lév Gompers.

Le 4 Av
En ce jour, les exilés de Babylone avec Ezrâ hassofér (livre d’Ezrâ 8, 33) tiennent le compte de l’or, de l’argent et des ustensiles qu’ils ont apportés pur le futur Temple.
En ce jour, en l’an 3668, ils commencèrent à reconstruire les murailles de Jérusalem (Néhémie 6, 15).
En 1620, Hiloula de Ribbi Mena’hem Azaria da Fano (Italie), célèbre caballiste, auteur de Alfasi Zouta.

Le 5 Av
En 1572, le 15 juillet, hiloula du Ari zal, Ribbi Yits’haq ben Chlomo Louria, le maître de la qabbala.
En 1899, le 12 juillet, hiloula du Rav Israel Hildesheimer, initiateur du courant orthodoxe moderne en Allemagne, (avec le Rav Chimchone Raphael Hirsh). Une rue porte son nom à Jérusalem dans la Mochava haguérmanite.

Le 6 Av
En 1656, excommunication de Baroukh Spinoza à Amsterdam, le 27 juillet.
En 1810, hiloula de Rabbi Ischakhar Dov Baer, de Zloczow, l’un des fondateur de la ‘hassidoute, auteur de Mévatséréte Tsédéq.

Le 7 Av
En l’an – 586, entrée de Nabuchodonosor dans le Temple de Chlomo hammélekh.

Le 8 Av
En ce jour, ou le 9, les explorateurs reviennent de leur mission et font leur mauvais rapport au peuple (Taânite 29a).
En l’an +66, la guerre civile éclate à Jérusalem entre les factions juives différentes alors que les Romains mencent, ce qui  contribuera à la destruction du Temple.
En 1942, début de la déportation massive des juifs du ghetto de Varsovie.

Le 9 Av
- promulgation de l’interdiction d’entrée en terre d’Israël pour la génération du désert qui avait fauté de façon répétée   (Dévarim 1, 35 et Taânite 26b).
- incendie du premier Temple (en 586 avant l’ère commune) par les troupes de Nabukodonozor. Il sera détruit le lendemain  (Taânite 29a)
- destruction de Bétar (fortification de résistance des juifs avec Bar Kokhba), par les Romains (en 135 avant l’ère  commune) et interdiction d’enterrer les milliers de morts.Bétar est actuellement au village de population arabe de Bathir à 11  kms au Sur Ouest de Jérusalem. (Le mouvement de jeunesse juif Bétar ne se réfère pas directement à cet événement mais est  l’abréviation de Bérit Trumpeldor, un leader sioniste qui fonda un mouvement sioniste en 1923 à Liga en Lithuanie  (actuellement Lettonie), basé sur trois principes, le sionisme, l’acquisition de l’hébreu et  l’auto-défense).
- la charrue est passée sur l’emplacement du second Temple, après sa destruction, par le romain Turnus Rufus (année 68 ou  69 ou 70, avant l’ère commune), selon Taânite 26b.
Le 1 août, en 1298, extermination de la communauté de Meiningen, Allemagne.
- de nombreuses autres catastrophes : exterminations par les croisés, expulsion d’Angleterre en 1290, en 1306  expulsion de  France par Philippe 4, décrêt de l’expulsion par les rois catholiques d’Espagne en 1492 et début de l’expulsion, décisions   d’extermination des nazis dans notre génération, création du ghetto de Florence en 1571, expulsion des juifs de Vienne le 26  juillet 1670.
- naissance du futur faux messie, Shabetaï Tsvi, à Smyrne, en 1626, le 23 juillet.
En ce jour, naissance du prophète Jérémie. Ce sera le jour de la naissance du Machia’h.
En 1815, hiloula de Rabbi Yaâqov Yits’haq Horowitz, le ‘Hozé (voyant) de Loubline, l’un des principaux du ‘hassidisme.
En 1882, le 25 juillet, abolition par le gouvernement turc de l’autorisation donnée aux Juifs de s’établir en Eréts d’Israël.
En 1891, interdiction par le gouvernement de Russie de la collecte et du transfert de fonds vers Juifs d’Eréts Israël.
En 1941, extermination de la communauté de Czernovitz, en Ukraine.
En 1943, 600 juifs du ghetto de Sosnoviec en Pologne sont fusillés.

Le 10 Av
Destruction du 2e Temple par le feu mis la veille (Taânite 29a).
En ce jour, naissance de Issakhar, fils de Yaâqov et Léa.
Les anciens d’Israël viennent consulter Hachém devant le prophète Ezékiel (20, 1).
Le 2 août, en l’an 1306, expulsions des juifs de France sous Philippe Auguste (ils purent revenir en 1315).
En 1391, 300 juifs sont massacrés à Palma de Majorque, les autres fuient en Afrique du Nord.
En 1555, un 26 juillet, le pape Paul IV rassemble les juifs dans un ghetto à Rome.
En 1698, expulsion des juifs du Portugal.
En 1818, pogrom raciste et chrétien contre les juifs à Würzburg (Allemagne).
En 1941, 600 juifs sont exterminés à Targovica (Ukraine).

Le 11 Av
A partir de ce jour, en 1492, tout juif non baptisé est passible de mort en Espagne.
Le 3 août, en 1648, 200 juifs assassinés à Alik (Ikraine).
En 1733, Pourim de Bagdad où les juifs sont sauvés.
En 1942, 12500 juifs du ghetto de Przemysl (Pologne) sont déportés et exterminés.

Le 12 Av
En 1263, la célèbre « Disputatio » entre Na’hmanide et le Juif apostat Pablo Christiani, le20 juillet.

Le 13 Av
En 1836, hiloula de Rabbi Avraham Abélé Poswoler, célèbre rabbin lithuanien.

Le 15 Av (Tou bé Av)
Grande fête des mariages
Le mariage entre tribus différentes d’Israël est autorisé (Taânite 30b).
Le pélerinage à Jérusalem est restauré par le roi Hochéa.
Décès des derniers survivants mâles de la sortie d’Egypte, hormis Yehoshua et Caleb (Baba Batra 121a).
Les Romains autorisent l’enterrement des victimes juives de la révolte de Bétar en l’an 138 (Baba Batra 121b).

Le 17 Av
Fin du jeûne de Av commencé le 1e du mois par les Juifs d’Ethiopie.

Le 18 Av
Arrêt de la combustion de la lumière perpétuelle dans le 1e Temple, sous le règne du roi Ahaz (II Rois 16, 10-15).
En 1732, hiloula de Ribbi Yaâqov Couli, auteur du célèbre commentaire sépharade populaire intitulé Méâm Loêz.

Le 20 Av
En ce jour, en 1944, décès de Rabbi Lévi Yits’haq Schneerson, père du Rabbi de Loubavitch.

Le 24 Av
Les ‘Hachmonayim (dynastie des Hasmonéens) restaurent la halakha au lieu des lois grecques sur la terre d’Israël. Cela était   jadis fêté (Taânite 5).

Le 26 Av
En 1806, arrivée sur la terre d’Israël d’une alyah des élèves du Gaone de Vilna, le 8 août.
En 1920, le 10 août, le gouvernement turc cède aux Britanniques ses pouvoirs sur la Palestine par le Traité de Sèvres.

28 Av
Moché revient au campement après sa seconde montée au Sinaï (Rachbam, sur Baba Batra 121a).
En 1893, hiloula de Rabbi Naftali Tsvi Yéhouda Berline, de Volozhine, le 10 Août.
En 1972, hiloula du Nazir, le Rav David ha Cohen.

Le 29 Av
En 1909, hiloula de Rabbi Chmouel Salant, Grand Rabbin askénaze de Jérusalem, le 16 août.
En ce jour, Yom Kippour qatane (petit Yom Kippour) : jeûne observé par une partie des juifs qui se rendent également sur les tombes des tsaddiqim ou à Jérusalem et Hébron en signe de téchouva (repentance). Pour célébrer la hiloula des avotes.
Montée de masse des juifs à ‘Hévrone et, exceptionnellement la salle de la tombe de Yit’haq sera ouverte et non réservée aux seuls musulmans.

Le 30 Av
Moché monte au Sinaï pour recevoir les secondes Tables (Chémote 33, 11 et son Rachi).
Premier jour du Roche ‘Hoddéche Eloul.

 

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Nucléaire iranien: les habits neufs de Khamenei La République islamique empruntera-t-elle la voie chinoise?

Nucléaire iranien: les habits neufs de Khamenei

La République islamique empruntera-t-elle la voie chinoise?

Publié le 13 juillet 2015 à 9:00 dans Monde Religion

Mots-clés : 

iran khamenei etats unis nucleaire

La nuit dernière, le directeur de l’agence nucléaire iranienne Ali Salehi a vendu la mèche : toutes les dispositions techniques d’un accord ayant été fixées oralement, l’Iran et les cinq puissances actrices des négociations n’avaient plus qu’à relire un texte de cent pages. Ledit compromis garantirait l’accès de Téhéran à l’énergie nucléaire civile, moyennant quelques concessions à l’AIEA demandées par les puissances occidentales. Il reviendra aux experts d’en analyser les différentes clauses par le menu, s’agissant de la levée des sanctions ou de l’embargo sur les armes, deux revendications dont la République islamique avait fait un quasi casus belli ces derniers jours. En fin de semaine dernière, l’avertissement du chef de la diplomatie iranienne à son homologue européenne avait beaucoup fait jaser sur la Toile : « Ne menacez jamais un iranien ! »

L’accord historique paraphé, sauf revirement de dernière minute, reste à savoir comment la république des mollahs négociera ce virage. Au sommet de l’Etat, le guide Ali Khamenei peut se frotter les mains : acculé par l’impact des sanctions internationales sur l’économie iranienne, le chef de l’Etat a laissé au Président réformateur Rohani et à son ministre des Affaires étrangères Zarif le soin conduire les négociations sur le nucléaire, sans jamais donner l’impression de se dédire. Hier encore, le leader suprême tempêtait à l’adresse d’étudiants téhéranais : « Préparez-vous à combattre les États-Unis » qui n’ont rien perdu de leur arrogance, reprenant la vieille opposition khomeiniste entre déshérités et orgueilleux. Merveilleux paradoxe, exception faite de la prise d’otages de 1979, la propagande anti-américaine du régime chiite s’est rarement aussi bien portée qu’à l’heure où Kerry et Zarif conféraient quotidiennement à Vienne1. C’est toute l’intelligence de Khamenei que d’infléchir le gouvernail au nom des valeurs intangibles qui, la veille encore, justifiaient l’isolement de son pays. En vertu du «pragmatisme héroïque», doctrine passe-partout théorisée ex nihilo, le Guide, 76 ans, dont vingt-six passées aux manettes de l’Etat, a infléchi son cap, fustigeant le Grand Satan américain un jour, excluant toute coopération directe dans la guerre contre l’Etat islamique – que Téhéran mène avec ses propres hommes etmilices affidées en Syrie et en Irak-, avant d’ouvrir la porte à une collaboration partielle quelques semaines plus tard. C’est à se demander si le descendant enturbanné du Prophète Mahomet, officiellement atteint d’un cancer de la prostate, sait encore à quel saint se vouer…

Dans les cercles diplomatiques iraniens, on explique que la réintégration de Téhéran dans le grand jeu international, grâce au compromis nucléaire, ne signifiera bien évidemment pas un mariage avec Washington. Tout au plus compare-t-on les évolutions en cours au rapprochement que la Chine de Mao avait amorcé avec les Etats-Unis dans les années 1970. Dialogue et relations bilatérales ne sont pas synonymes de lune de miel, mais il s’écrit tout de même une page inédite de l’Histoire iranienne lourde en conséquences pour le régime, ses alliés régionaux et sa pérennité même. Le secrétaire général du  Hezbollah, Hassan Nasrallah, ne s’y est d’ailleurs pas trompé vendredi en brandissant une menace larvée aux dignitaires iraniens que tenterait un apaisement avec Israël : « Netanyahou a exigé qu’on inclue une clause reconnaissant Israël dans l’accord sur le nucléaire. Or, l’Iran pourrait obtenir entière satisfaction, et même l’accord de ses rêves, si jamais il reconnaissait Israël, ce ne serait plus une République islamique. » Réponse du berger à la bergère, un responsable iranien assurait hier soir à la chaîne de télévision Al-Mayadeen, proche de l’axe Hezbollah-Damas-Téhéran, que l’accord sur le nucléaire ne remettrait aucunement en cause le soutien de l’Iran au Parti de Dieu et autres mouvements classés terroristes.

Pour Obama, au grand dam de ses alliés israélo-saoudiens, la réintégration de l’Iran dans le concert des nations vaut bien que le département d’Etat ferme les yeux sur certaines basses oeuvres. Comme naguère la Maison blanche avait besoin de la neutralité bienveillante, sinon plus, de la Chine contre l’URSS, notamment au cours de la guerre du Vietnam, Washington aimerait compter sur une coopération plus étroite avec la République islamique contre l’Etat du même nom né sur les décombres de la Syrie et de l’Irak. Bien que comparaison ne soit pas raison, le précédent chinois nous enseigne que l’Histoire n’est écrite nulle part, et surtout pas par les militants. Quarante ans plus tard, on se tord devant la mauvaise foi des maoïstes français, obligés de déployer des trésors de dialectique afin de justifier le rapprochement sino-américain : « les camarades chinois, appliquant le principe léniniste de la coexistence pacifique, reçoivent Nixon, visite qui marque une défaite objective de l’impérialisme américain », lisait-on par exemple dans Les Cahiers du cinéma en 19722Asphyxiée économiquement par les conséquences de la Révolution culturelle, la République populaire avait en fait autant besoin de l’aide américaine que les Etats-Unis du soutien chinois. Tout aussi antisoviétiques l’un que l’autre, Mao et Nixon savaient que l’issue finale de la Guerre froide dépendrait du résultat de l’affrontement “rouges contre rouges”. Et le Grand timonier de stupéfier ses visiteurs Nixon et Kissinger en les couvrant d’éloges avant d’ajouter : «Il faudra cependant que notre propagande continue de vous traîner dans la boue. Comme la vôtre le fera. Le public y est habitué. Changer ces habitudes prendra du temps. » Petite leçon machiavélienne à l’usage des gouvernants : on ne perd pas impunément son ennemi historique, quelles que soient les contradictions au sein du socialisme – ou de l’Oumma!

Que Khamenei égale ou non Mao en cynisme, des années décisives attendent le Moyen-Orient. Mutatis mutandis, Obama joue la carte chiite car il a opté pour une stratégie “verts contre verts” contre laquelle fulminent déjà les Républicains du Congrès, mais aussi l’entourage d’Hillary Clinton, candidate démocrate à la prochaine présidentielle. Pour sa défense, rappelons-nous la haine inexpugnable que les djihadistes vouent aux “apostats” chiites de Téhéran, lesquels ne craignent rien tant qu’une poussée salafiste parmi leur minorité sunnite.

Trente-six ans après la Révolution islamique, nul ne sait qui des réformateurs rassemblés autour du président Rohani, des fidèles du Guide convertis à son pragmatisme, ou des partisans d’une mutation séculière du régime, gagnera finalement la partie. L’avenir semble plus que jamais ouvert. Et c’est ainsi que l’Iran est grand.

 

 

P.S : Je vous recommande chaudement la lecture du nouveau numéro de la revue Conflits, dont le dossier central est entièrement consacré à l’Iran. Y figurent notamment des articles sur la question nucléaire, les rapports à Israël, à la Turquie et à l’Afghanistan, mais aussi un brillant décryptage du grand jeu perse au Moyen-Orient signé Frédéric Pichon. À lire de toute urgence!

*Photo: AY-COLLECTION/SIPA. 00716746_000013.

  1. Dans l’enceinte et aux alentours du Palais Coburg situé, cela ne s’invente pas, sur la place Theodor Herzl, le fondateur du sionisme ! 
  2. Rapporté par Morgan Sportès, Ils ont tué Pierre Overney, Grasset, 2008. 
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Un mot de la Rédaction :

Pris dans un étau

Nous venons d’entrer dans une période connue sous le nom des « Trois Semaines », lors de laquelle nous pleurons la destruction de notre Saint Temple, la dispersion de notre nation et les souffrances qui furent notre lot pendant une grande partie des 2 000 dernières années.

En hébreu, cette période est appelée Beïn Hametsarim, ce qui signifie « Entre les resserrements ». Imaginez-vous coincé entre deux falaises et vous comprendrez l’idée. Bien trop souvent, notre peuple s’est retrouvé pris dans un étau.

Mais il y a toutefois ici également un message positif. Bien sûr, s’extraire de l’étroitesse exige des efforts, mais quand on y parvient, on se sent catapulté en avant, capable d’aller plus loin et plus vite encore que si l’on n’avait jamais été restreint.

Oui, nous sommes serrés, compressés et parfois même oppressés, et ce n’est vraiment pas confortable. Mais nous attendons impatiemment la poussée finale, quand toutes nos souffrances et nos errances nous propulseront aux plus hauts sommets spirituels. Puisse cela arriver bientôt.

L’équipe éditoriale de Chabad.org

Cette semaine Magazine imprimable

LE TEMPLE

Les lois de la construction du Temple codifiées par Maïmonide

L’étude des lois relatives au Beth Hamikdache possède un impact qui s’étend bien au-delà de la sphère ordinaire de l’activité intellectuelle: elle permet d’accomplir le commandement de «bâtir un sanctuaire» pour D.ieu et contribue de ce fait à accélérer l’avènement messianique.

Les différents degrés sur le mont Moriah, des plans de sainteté croissante

La construction du Beth Hamikdache en degrés successifs ne fut pas seulement une nécessité structurale due à la situation de l’édifice sur le Mont Moriah, mais relevait d’une exigence halakhique liée à un sens profond
FEMMES JUIVES DE MÉRITE

Héroïsme à l’époque de l’inquisition

La réputation de la sagesse et la beauté de Maria finit par atteindre la cour royale de Londres, et la reine Elizabeth la fit quérir.

par Nissan Mindel
PARACHA

Nombres 25, 10 – 30, 1

La connexion entre le zèle, la paix et le sacerdoce; entre les nombres et les âmes, les destins et les projets, les femmes et la terre; entre le soleil de Moïse et la lune de Josué; et puis il y a toutes ces offrandes, quotidennes, hebdomadaires, mensuelles, saisonnières…

Le zèle de Pin’has

Quelle que fut la valeur de sa conduite, comment se fait-il que Pin’has fut récompensé par «une alliance de prêtrise éternelle»?

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch


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Samedi 11 Juillet 2015 – 24 Tamouz 5775
 

Cérémonie commémorative crimes racistes et antisémites 

APPEL
en faveur de votre présence
à la Cérémonie du Dimanche 19 Juillet 2015

 

OUI, je suis Juive ou Juif,
OUI, J’ai un devoir de mémoire,
OUI, je combats l’antisémitisme et le racisme,
OUI, je fais un acte de résistance à la violence en venant
OUI, je viens c’est important pour dire « Plus jamais ca » et ne pas oublier ! 

MERCI

 

Cérémonie commémorative crimes racistes et antisémites
Dvar Torah
Paracha Pin’has 

 

Les Filles de Tselofhad.
La contribution des Femmes à la pérennité du Peuple Juif.
 

Pour la première fois dans l’histoire, des Femmes manifestent pour attirer l’attention des Autorités sur leurs statuts et leurs droits, en matière de succession … cim

Grand Rabbin Jacques OUAKNIN
Ancien Grand Rabbin de Marseille
Dvar

Paracha
en résumé
 

Le petit-fils d’Aaron, Pin’has, est récompensé du zèle exprimé lorsqu’il tua Zimri, prince de la tribu de Chimone, et la princesse midianite : D.ieu lui accorde une alliance de paix et le sacerdoce pour lui et sa postérité. …

(source: chabad.org )

MOUSSAR:
Pinhas (Nombres 25 :10-30-1): Crédibilité et respect

Dans la section de la Torah de cette semaine, Moïse traite des lois relatives à l’héritage du futur partage de la Terre d’Israël. Cinq sœurs – orphelines de leur père, Tselof’had – mettent en doute un aspect de la décision de Moïse. …

….

(source: www.aish.fr)

.
La Paracha en résumée 

Moussar


REPORTAGE
Photos de la Fete du Talmud Thora et Bat-Mitzvah du 21 JUIN 2015

Au CENTRE BRETEUIL, une cérémonie a eu lieu, toute la matinée, en présence du GRAND RABBIN DE FRANCE HAIM KORCIA et s’est poursuivie avec la FETE DU TALMUD THORA.
Des prestations ont été présentées par deux élèves: flute et violon pour une première Jeune Fille accompagnée par son professeur et guitare pour une autre Jeune Fille.
Un petit déjeuner a été offert aux Parents en présence du Grand Rabbin de France. Etaient également présents le Rabbin JEREMY ASSERAF – Responsable Rabbinique du Talmud Thora et Rav SABBAH Rabbin de la Grande Synagogue Breteuil Les Jeunes Filles ont recu un cadeau.
Pour visionner les photos de cette cérémonie, cliquez ci-dessous ….
.
Ceremonie du 21 juin 2015 Ceremonie du 21 juin 2015
Habone
Le Magazine du CIM
MAI – JUIN 2015
Cachrout Beth Din Marseille
Tableau redevances de cachrout pour les Traiteurs
Horaires Chabbat
Chabbat, Dvar, Paracha
Les horaires de la Grande synagogue, le Dvar de la semaine, la paracha en résumée
Hevra Kadicha Marseille
Liste des décès :
JUIN 2015
Paniers de Chabbat

Agenda du CIM
L’agenda 5775 du CIM
L’agenda complet du Consistoire Israélite de Marseille (2014-2015).

IMPORTANT:
ERRATUM AGENDA
Cliquez ici

Psycho

L'âme éternelle
L’âme éternelle
Livre, indispensable dans tous les Foyers. Grand Rabbin Jacques Ouaknin.

Promo Kislev
Dvar Torah ECOUTE EN DIRECT
Promotion exceptionnelle de Dvar Torah à écouter en direct sur le site www.dvartorah.org

Ashdod café
Site Ashdod Café
Faites une pause, bienvenue à Ashdod.
Ashdodcafe.com est l’unique site internet en français, accrédité par la municipalité d’Ashdod, destiné à servir les francophones !
Permanence Juridique CIM

Aumonerie CIM
Logo Elya Travel L’agence Elya Travel vous accompagne pour réaliser les voyages de vos rêves.Faites vous plaisir avec Elya travel.
deborah@elya-travel.com
Israël: 052.26.38.342 France: 01.77.50.38.34 

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OULPAN IVRIT
2015 – 2016
Par Professeur agrégé.  

cimFiller CIM 5 groupes de niveaux prévus.
cim Filler CIMdébut des cours le dimanche 11 octobre 2015 .
cimFiller CIM INSCRIPTIONS OUVERTES.

Oulpan Ivrit Marseille

cim Filler CIMPour tous renseignements contacter Monsieur BOUZAGLOU Yaakov
Filler CIM par email: oulpanivritmarseille@gmail.com
Filler CIM par téléphone: 06.42.15.38.76 ou 04.91.75.42.24


RADIO JUIVE de MARSEILLE

L’invité de la Rédaction  

 

Michel ZERBIB (Responsable de l’information) recoit Claude SITBON (Les Tunisraliens) qui a parlé de la Tunisie meurtrie par les islamistes 

Émission du 7 Juillet 2015

Rjm Marseille

Gan MORDÉKHAÏ
site internet : www.gan-mordekhai.com 

Gan MORDÉKHAÏ Gan MORDÉKHAÏ
Filler CIM
Gan MORDÉKHAÏ Gan MORDÉKHAÏ

etoiles

MAHANE BNE AKIVA
 

 

Pour les 16 à 18 ans, du 27 Juillet au 17 Aout : Israël Avoda, …. 

Renseignements :
01.42.40.13.44 ou 06.23.64.54.84
Site internet: http://www.bneakivadefrance.com/

.
MAHANE AVODA Bne Akiva

Centre de vacances
Hautes Pyrénées 

 

2 Centres de vacances en Hautes Pyrénées du 2 au 19 Aout : Pardess’Hannah (filles: (8 à 11 ans), Pré-Ados (12-13 ans), Ados (14 à 16 ans) et GAN ISRAEL Pardess Mamach Garcons de 8 à 13 ans
Renseignements: 05.61.21.27.87…
.
Centres de vacance

TOURISME
Ouverture d’un tunnel à Tel-Aviv ! 

 

Un tunnel du dix-neuvième siècle, découvert à Tel-Aviv en 2009, sous le complexe SARONA, vient d’être ouvert aux visiteurs.
Source: Yeochoua Sultan – Photo: Nir Keidar
decouverte

SAR EL
Volontariat en Israël 

150.000 Volontaires l’ont déjà fait. Pourquoi pas Vous?.
Jeunes et Adultes. Venez vous rendre utiles à Israël. .
Sar El 

 

Volontariat civil Sar El

Où sortir ?
Au 56 rue d’Italie dans le 6ème arrondissement de Marseille, le Restaurant bassari, cacher Beth din de Marseille, l’AUTENTI’K vous attend. Il est prudent de réserver: 04.91.77.76.83 ou au 06.27.92.65.17. Bon appétit.
Authenti’k
Restaurant l'Autentik

 

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Règles du Copyright – Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages

1e partie
LIRE POUR COMMENCER
2e partie – TORAH
Le centre du site
Les autres sections
de la Bible
Les Psaumes

notre VIE dans la Thora

Histoire
La lettre hébraïque
Le Zohar
3e partie
TALMUD
6e partie
PRIÈRES

table des matières: toutes les prières
comprendre la prière juive
la méditation dans le début
de la prière du matin
méditation et prière: formation

le qaddiche
la bénédiction de la lune
le Hallel
Pérek Chira
- louanges sur la nature
commentaires des psaumes
lecture des psaumes – téamim
importance des téfilines
prier pour les malades
la prière du réveil

le Chéma Yisraël
prier contre la guerre, pour la paix,
la terre, pour nos dirigeants:
Formation à la prière
la prière à la synagogue

7e partie
HALAKHA
8e partie
MAÎTRES
9e partie
CALENDRIER JUIF

dates des fêtes
sens du calendrier juif
calendrier juif de l’année
la lune dans le judaïsme
éphémérides et histoire juive
date hébraïque naissance
et votre paracha

hiloula de chaque Sage

10e partie
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL et vie juive
Éducation concrète
et Thora
Couple et cycle féminin
11e partie
ISRAËL TERRE
ET PEUPLE

surmonter les difficultés en Israël
24 heures de fidélité, en Israël


41e Paracha : Piné’has Sens juif de la mort
Comment vaincre la mort dans le peuple. Une question bien d’actualité

Bamidbar (Les Nombres) 25,10 – 30, 1

Par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour basé sur les livres de nos Sages
© Les textes de Modia sont mis gratuitement à votre disposition par l’auteur, selon la mistva obligatoire pour le Juif qui est d’étudier et d’enseigner simultanément. Vous pouvez donc imprimer
et dupliquer ces textes pour l’étude personnelle et de groupe, ou pour l’enseignement.
Bien entendu, selon la Torah, en ne supprimant pas le nom de l’auteur et  l’adresse du site.
Les sites ne peuvent  faire qu’un lien vers ces textes sans les capter. Voyez les règles du Copyright.

Ne pas oublier que, sur votre version imprimée ou polycopiée, vous perdez tous les liens qui renvoient aux autres textes de Modia. Or, ils sont indispensables dans l’étude



Cette paracha est dédiée pour l’élévation de la néchama de Ribbi Moché Yossef ben Raphaël Zénou (lien ici), zal,
qui a bien voulu être avec affection pendant 21 ans le maître qui m’a transmis les téâmim (lien ici) de la Torah,
et dont les lecteurs reçoivent directement la ferveur, le respect et l’amour pour chaque lettre de la Torah.
Il est décédé le 16 Tamouz, jour également de la naissance de son élève, votre serviteur.

 

Plan

Premier niveau

  • Résumé de la paracha
  • Les mitsvotes dans la paracha
  • Résumé
  • Commentaire sur la synthèse du Chla
  • Elargissements de la perspective du Chla sur la mort
  • La problématique individuelle située dans le duo général
  • Retour à Piné’has et au corps
  • Situer le présent en perspective
  • Arrivée aux mitsvotes concrètes
  • Conseils pour la lecture de la paracha
  • Exercices de mémorisation
  • Echange-discussion sur l’étude de cette paracha

  • Chant de la Paracha

    Téâmim askénazim (lien Ort)

    Chant de la paracha
    Téâmim séfaradiim (Alliance)

    Chant de la Haftara
    Téâmim askénazim (lien Ort)

    Conception juive de l’âme
    Sens juif de chalom, paix
    Rapport de chalom et de la terre

    Poèmes sur le déchirement
    Poème du passage

    Un cycle de la vie d’une rose en photos

    Premier niveau

    Après toutes les attaques contre Israël dont nous avons été témoins dans la paracha précédente Balaq (si semblables à l’actualité), Israël faiblit et le peuple se laisse démoraliser par une nouvelle arme utilisée contre son identité et ses valeurs propres : l’immoralité. En Israël également, de nos jours, le débat porte sur cette question dans la tenue (tsénioute), dans les manifestations publiques de provocation, dans les programmes de TV, les publicités et maisons de prostitution, les attaques sexuelles de politiciens ou hauts responsables contre des femmes travaillant dans leur service, et les juges qui les couvrent en falsifiant les actes d’accusation, etc. En citant cela, il ne s’agit pas d’un intégrisme mais d’un minimum de défense des droits de l’homme à l’identité humaine et juive.
    Déjà, dans Béréchite 27. 22 il était dit :  » la voix est la voix de Yaâqov mais les mains sont celles de Essav (Esaü) « .

    Les Sages remarquent que le premier mot voix (qol) est écrit sans une de ses lettres : cela indique que si la voix du Juif est faible, la force de l’ennemi augmente en conséquence. Mais, attention, il ne s’agit pas de crier, il ne s’agit pas seulement de revendiquer nos droits, ni de hurler à juste titre contre la désinformation (il faut le faire), il s’agit de parler à haute voix personnellement et collectivement dans la Torah. Le middrache Béréchite Rabba 65, 21 rapporte ceci:
    « - les nations dirent : comment pourra-t’on réduire à plat (terme vulgaire) cette nation ?
    - on leur dit: allez observer leurs maisons d’étude et leurs synagogues et tant que l’on entendra la voix des enfants du peuple qui étudie la Torah à voix forte et affirmée, vous les ennemis et les nations vous ne pourrez rien contre Israël pour l’abattre,
    im atém métsatém cham tinoqotes métsatségine béqolane eïne atem yékholim léhizdavég la hém« .

    « Yaâqov (Israël) ne subsiste et ne domine que par sa voix (de la Torah): eïne Yaâqov choléte élla véqolo« .

    « Quand Yaâqov crie ce qu’il a à dire, alors les mains (meurtrières) d’Esaü (la civilisation occidentale) restent impuissantes : ouvéchaâ che Taâqqov métsatsef béqolo… eïne yédé Esav cholétim ».

    Dans notre paracha, quelqu’un parvient à réagir, c’est Piné’has (symbole de celui qui sera Elie, prophète qui amènera la libération finale). La paracha analyse avec précision quel type de réaction peut sauver le peuple. Il nous est donc indispensable d’étudier cela très sérieusement sans raccourcis simplistes. Indispensable, car il s’agit de défendre la vie contre la mort.
    La haftara (I Rois 18. 46-19, 21) nous montre combien D.ieu nous demande un courage qui surmonte les fatigues et les persécutions pour vaincre de tels ennemis avec Son aide. N’oublions pas ce courage qui nous est demandé comme condition. C’est ce qui est demandé aussi à Yehoshua dans le premier chapitre de son livre. Lire ces références.

     

    Résumé de la paracha
    1. Numériquement
    Elle est la paracha la plus utilisée dans les offices et prières des fêtes. Elle comporte 168 versets, et c’est la 2e de la Torah en longueur;
    (et 1887 mots, soit la 9e pour le nombre de mots;
    et 7853 lettres, soit la 4e pour le nombre de lettres).
    Elle est écrite sur 280 lignes. Elle transmet 6 mitsvotes positives ou de prescription, et 0 mitsva négative d’interdiction.

    2 .
    Les thèmes de la paracha
    Piné’has a arrêté la ruse des Madianites qui utilisaient les charmes
    de leurs femmes pour séduire les Israélites et les vaincre. Rachi dit :
    « kéché taqaf yitsro âlav, au plus fort de la passion
    véomér la : hichaméî li, quand il disait à la fille : exauce-moi,
    vé hi motsia lo démoute péôr mé’héqah, elle sortait une image de son idole
    véoméréte lo : hichta’hava lazzé,et disant : prosterne-toi devant ceci ».
    De siècles en siècles, la tactique est la même : démoraliser Israël (paracha précédente) et l’éloigner de son D.ieu par des séductions pour lui faire choisir d’autres valeurs reconnues, lui promettre la paix avec autrui en échange d’un suicide personnel.
    Et ils sont nombreux, comme dans cette paracha-ci, les leaders du peuple juif qui contribuent à cette campagne continue de dénigrement d’Israël, et ils sont félicités alors pour des prix culturels et reçoivent subventions et subventions pour soutenir leurs campagnes: ils parcourent le monde pour plaire aux autres peuples, au prix de la mort véritable de leurs membres.

    En plus, en chaque génération des millions de Juifs disparaissent aussi par assimilation vers les autres valeurs pour ne pas oser choisir les siennes devant autrui. La Torah nous enseigne sur ce problème structurel de notre peuple par l’exemple prototypique de cette paracha.

    Piné’has arrêta toute cette dérive et, du même coup, il stoppa la mort qui se répandait dans le peuple et  elle avait déjà tué 24000 personnes.
    De cela, il a mérité qu’un youd superflu soit ajouté à son nom.

    Que symbolise-t-il ? Réfléchissez-y. Il a mérité aussi de recevoir l’alliance de paix et ce mot chalom a la lettre vav(le son o) brisé

    comme s’il était…/… (à vous aussi d’y réfléchir).

    Extrait en hébreu avec phonétique et traduction

    Vayédabbér Hachém el Moché lémor
    Piné’has bén Elâzar bén Aharone haccohén
    héchiv éte ‘hamati méâl bnéi Yisrael
    béqaneo éte qineati bétokham
    vélo khiliti éte bénéi Yisrael béqineati

    « Hachém parla à Moché en disant :
    Piné’has, fils d’Elâzar, fils d’Aharone le prêtre,
    a détourné ma colère de dessus les enfants d’Israël
    en assouvissant ma vengeance au milieu d’eux,
    en sorte que je n’ai pas anéanti les enfants d’Israël dans mon indignation ».

    Il y a eu 24000 morts dans ce désastre de la séduction qu’a arrété Piné’has. Quand on sait qu’il y a 24 livres dans leTanakh, la Bible, cela veut dire que se détourner à un tel point de la Torah sur l’essentiel, conduit le peuple à une mort certaine.

    2.
    Autre sens des chiffres, un nouveau recensement est demandé
    ; dans la proclamation des résultats, on y fait état des personnes qui firent le bien et le mal (par exemple, on distingue le mal de Qora’h et le bien de ses fils (26, 10-11). Les chiffres sont précis, par familles, pour que chacun reçoive sa part de l’héritage que Hachém donne à son peuple, Sa terre (ch 26, 53) : Hachém parla à Moché pour dire : à ceux-là sera partagé le pays comme héritage selon le compte des noms », lééllé té’haléq haaréts béna’hala bé mispar chémote.

    Ce second recensement permet aussi de constater qu’il ne restait pas un seul homme de tous ceux qui avaient été dans le désert hormis Moché, Yehoshua et Caleb. Par contre, les femmes ont vaincu les épreuves morales et ont toutes survécu. Ne l’oublions pas et tirons-en les enseignements.

    3.
    Au chapitre 27, les filles de Tsélof’had demandent à Moché de recevoir l’héritage
    de leur père et cela leur est accordé. Puis Hachém dit à Moché d’aller contempler de loin la terre d’Israël et qu’il mourra ensuite. Que l’on aille ici lire le texte « Voir Israël et vivre » et la photo prise depuis cette région au delà du Jourdain.

    4.
    Moché transmet les pouvoirs et instructions à Yehoshua
    . Est dit alors le texte qu’on lit chaque jour dans la prière sur l’offrande quotidienne du pain et des agneaux et du chabbate, et l’ordonnancement des sacrifices des différentes fêtes.
    La paracha se termine par cette phrase : « Moché redit aux enfants d’Israël tout ce que Hachém lui avait commandé ».


    Les mitsvotes dans la paracha
    La paracha présente les six mitsvotes 400 à 405 (allez les voir) :
    - faire passer l’héritage à la fille quand il n’y a pas de fils (27, 8), véhaâvartém éte na’halato lévito, voir aussi Chouk’hane Aroukh, partie intitulée ‘Hochén michpate 276-289.
    - le sacrifice de l’holocauste perpétuel, ôla tamid (28, 2),
    - le sacrifice des deux agneaux, chéné-khévassim (28, 9),
    - le sacrifice de ôla du premier jour du mois (28, 11), voir aussi Rambam, Michné Torah, Avoda, Témidim oumoussafim.
    - les sacrifices de la fête de Chavouôte, ouvéyom habbikourim… véhiqravtém ôla (28, 26-27),
    - entendre le chofar au nouvel an, Roche Hachana, yom térouâ yiyé lakhém (29, 1). voir aussi Chouk’hane Aroukh, Ora’h Hayim 585-590.


    A travers tout cela (Pin’has ou les mitsvotes), la mort est présente au coeur de la vie (comme un péril menaçant pour ceux qui n’ont pas le discernement et pour ceux qui ne savent pas s’approcher), par les sacrifices qui réorganisent un rapprochement qui ne soit pas dangereux pour l’homme, et par la mort de Moché qui est dans un ordre de passages difficiles mais nécessaires.

    Nous devons comprendre cette « inclusion de la mort dans la vie » ; le Chla ha Qaddoch (le Saint) nous éclairera sur ce point.
    A partir du caractère extraordinaire de la mort de Nadav et Avihou, le Chla centre souvent son commentaire sur le sens de la mort dans ses différents ouvrages, je vais synthétiser son enseignement sur cette question.
    Il s’appuie sur le verset de Job 40, 7 pour dire que l’innocent (Piné’has) a été épargné des fléaux tandis que les justes (Nadav et Avihou) ont succombé mais le zèle de ces derniers est entré en lui comme l’indique le mot na de ce verset qui est composé des initiales de leurs deux noms (Nadav et Avihou) et Piné’has accéda au rôle de grand prêtre (cohen gadol) qu’ils n’avaient pas pu accomplir : c’est pour cela qu’ils sont souvent nommés dans la Torah après leur mort comme les fils de Aharone comme s’ils avaient réussi cependant à accomplir une part de la mission que Aharone devait transmettre à ses fils.
    A partir de ces affirmations positives, opposées aux échecs dans la mort, le Chla montre comment se fait la transmission de l’esprit ou même la transmission partielle de l’essence de quelqu’un à d’autres (Moché vers Yéhoshua ou même Moché vers chaque Juif).
    Cette paracha nous transmet un enseignement peu habituel sur ces questions essentielles de toute existence (passage où l’on rencontre la mort), et sur lesquelles la pudeur ou l’absence de repères nous conduisent souvent au silence et à abandonner à la solitude celui qui traverse ces épisodes et que l’on aime pourtant.
    Erreur de ceux qui usent de l’argument mensonger : « le judaïsme s’occupe de la vie et non pas de la mort » pour camoufler l’enseignement que D.ieu et nos Sages nous ont donné pour mieux vivre en discernant les liens subtils vie-mort.

     



    Second niveau

    Cette étude-ci à partir de la paracha, prend la forme de ce que l’on appelle « pensée juive » (ma’hchévéte Yisrael).

    Résumé
    Les nombreuses fois où le Chla ha Qadoche traite le problème de la mort, il la situe dans une perspective entièrement positive, optimiste, d’un cycle ternaire (union, brisure, réunification); on pourrait dire aussi que sa position est originale tant la mort est rarement présentée en ce sens dans les commentaires habituels.
    Certes, il est connu que le judaïsme situe la résurrection des morts comme une phase ultérieure au-delà du monde actuel mais l’attitude générale des opinions exprimées se résume souvent à ces postulats :
    - la résurrection serait pour nous une question secondaire par rapport à l’existence présente,
    - le judaïsme serait du côté des vivants et ne se préoccuperait pas de ce qui concerne la mort,
    - le judaïsme ne chercherait pas à connaître ce qui se passe après la mort car les choses visibles appartiennent aux hommes et les choses invisibles à D.ieu.

    En fait, ces positions syncrétiques sont souvent un mélange
    - d’ignorance.
    - de réaction de défense contre l’attirail théâtral concernant la mort de la part de religions qui ont puisé quelques éléments de la tradition biblique pour bâtir une nouvelle croyance qui, de plus, prétend souvent se substituer au message juif,
    - de réaction phobique contre la mort (il n’y a pas dans le judaïsme cette exhibition continue du gibet et de l’agonisant que le christianisme place partout dans les chambres, sur les toits, au cou en collier, etc),
    - de défense contre des pratiques populaires qui semblent plus guidées par la crédulité que par la véritable tradition.

    Pour bien comprendre ces différences entre le judaïsme et ce qui en est sorti sous la forme du christianisme, prenons un seul exemple, celui du célèbre tableau de la Crucifixion par Matheus Grunewald, raconté ici par Huysmans au Musée d’Unterlinden, à Colmar: « C’était … devant une crucifixion de Mathaeus Grünewald. Et il frissonna dans son fauteuil et ferma presque douloureusement les yeux. Avec une extraordinaire lucidité, il revoyait ce tableau, là, devant lui, maintenant qu’ il l’ évoquait ; et ce cri d’ admiration qu’ il avait poussé, en entrant dans la petite salle du Musée de Cassel, il le hurlait mentalement encore, alors que, dans sa chambre, le Christ se dressait, formidable, sur sa croix, dont le tronc était traversé, en guise de bras, par une branche d’ arbre mal écorcée qui se courbait, ainsi qu’ un arc sous le poids du corps. Cette branche semblait prête à se redresser et à lancer par pitié, loin de ce terroir d’outrages et de crimes, cette pauvre chair que maintenaient, vers le sol, les énormes clous qui trouaient les pieds. Démanchés, presque arrachés des épaules, les bras du Christ paraissaient garrottés dans toute leur longueur par les courroies enroulées des muscles. L’aisselle éclamée craquait; les mains grandes ouvertes brandissaient des doigts hagards qui bénissaient quand même, dans un geste confus de prières et de reproches; les pectoraux tremblaient, beurrés par les sueurs; le torse était rayé de cercles de douves par la cage divulguée des côtes; les chairs gonflaient, salpêtrées et bleuies, persillées de morsures de puces, mouchetées comme de coups d’ aiguilles par les pointes des verges qui, brisées sous la peau, la dardaient encore, çà et là, d’ échardes. L’ heure des sanies était venue; la plaie fluviale du flanc ruisselait plus épaisse, inondait la hanche d’ un sang pareil au jus foncé des mûres; des sérosités rosâtres, des petits laits, des eaux semblables à des vins de Moselle gris, suintaient de la poitrine, trempaient le ventre au-dessous duquel ondulait le panneau bouillonné d’ un linge; puis, les genoux rapprochés de force heurtaient leurs rotules, et les jambes tordues s’ évidaient jusqu’ aux pieds qui, ramenés l’ un sur l’ autre, s’allongeaient, poussaient en pleine putréfaction, verdissaient dans des flots de sang. Ces pieds spongieux et caillés étaient horribles ; la chair bourgeonnait, remontait sur la tête du clou et leurs doigts crispés contredisaient le geste implorant des mains, maudissaient, griffaient presque, avec la corne bleue de leurs ongles, l’ ocre du sol, chargé de fer, pareil aux terres empourprées de la Thuringe. Au-dessus de ce cadavre en éruption, la tête apparaissait, tumultueuse et énorme; cerclée d’une couronne désordonnée d’épines, elle pendait, exténuée, entr’ouvrait à peine un oeil hâve où frissonnait encore un regard de douleur et d’effroi; la face était montueuse, le front démantelé, les joues taries; tous les traits renversés pleuraient, tandis que la bouche descellée riait avec sa mâchoire contractée par des secousses tétaniques, atroces. Le supplice avait été épouvantable, l’agonie avait terrifié l’allégresse des bourreaux en fuite ». Le judaïsme et le christianisme ne peuvent pas être confondus dans le concept unique de « civilisation judeo-chrétienne ».

    Au lieu d’en rester là sous l’effet de l’assimilation, il est souhaitable d’entendre la conception du judaïsme présentée par des Sages qui sont reconnus comme ayant une connaissance sûre et complète de la tradition. Alors, il n’y aura point de phobie ni d’exaltation susceptible de dérapages.

     

    Le Chla s’appuie sur le fait que tous les exemples rapportés de mort (comme celle des fils d’Aaron ou de Zimri par Piné’has), nous ont été transmis non comme un événement au sein d’une vie individuelle mais comme un événement concernant l’ensemble de la communauté, parce qu’il s’y cache un enseignement majeur et concernant chaque membre du peuple.

    Nous connaissons les faits, voyons-en l’interprétation.

    Voici le début du commentaire du Chla sur la Paracha de Piné’has :

    « Béni celui qui a fabriqué l’homme par la Sagesse,
    je tiens à le dire
    pour que l’homme soit Sage et se comportant avec intelligence par un corps pur et une âme ayant sa source dans le Tout-Puissant,
    qu’ils soient un,
    égaux dans leur orientation vers le bien,
    qu’ils soient attachés à Hachém
    et vivent pour toujours ».

    Reprenons chaque séquence.

    « Béni celui qui a fabriqué l’homme par la Sagesse » :
    Il faut concevoir la mort en la situant dans un monde où tout est bénédiction, c’est-à-dire flux de vie depuis la source de vie dans une procession qui crée chaque composante du monde à chaque instant; et il ne faut concevoir l’homme que dans cet ensemble.

    Continuons.

    … »pour que l’homme soit Sage et se comportant avec intelligence par un corps pur et une âme ayant sa source dans le Tout-Puissant, qu’ils soient un ».
    Dans ce monde ainsi planté, même s’il y aura ensuite une division de l’homme par la mort et donc une destruction (réelle et partielle), il ne faut pas que, par un retour en arrière de cette destruction sur notre vision de l’homme vivant, nous concevions l’homme comme divisé. Non, car l’homme est une unité composite et cette unité trouve son point de jonction en sa source qui est au-dessus de lui. Les deux composantes doivent donc être perçues dans leur unité.

    Continuons.

    … »qu’ils soient un, égaux dans leur orientation vers le bien,
    qu’ils soient attachés à Hachém et vivant (au singulier) pour toujours »…
    Cette unité est une unité orientée, de par son origine, mais aussi de par sa destination ; et c’est l’homme qui peut, par sa volonté et sa conquête progressive de lui-même réaliser ce plan. Le Chla tire la conclusion rapide de cette vision synthétique : le but de tout cela est, pour l’homme, la vie et une vie sans arrêt ni rupture.

    Pour poser le problème de la mort, le Chla présente ainsi la conception du judaïsme avec la force qu’a un socle pour une statue : avec assurance et stabilité. Nous devons donc essayer de situer seulement dans ce contexte ce qu’est la mort que chaque homme connait bien et qu’il ne peut ni gommer ni atténuer.
    Le Chla ne simplifie pas l’approche de ces questions difficiles car il ose parler, autant pour l’âme que pour le corps, et ensemble, d’une vie qui sera sans rupture et durera ;

    il ajoute que cette unité systémique de l’âme et du corps doit être adhérante, collante à Hachém qui, bien entendu, ne peut pas être atteint par aucune destruction.

    Est-ce une conception personnelle du Chla ?
    Non, car il précise immédiatement qu’il ne s’agit pas d’une conception sur un point particulier, mais c’est la structure d’ensemble de la Création telle que nous l’enseigne le judaïsme :

    ki létakhlite zé nivra…
    « car c’est pour ce dessein que l’homme a été créé »…
    L’homme n’a donc pas été créé pour la mort ni pour la séparation ni pour la division, et ce dessein positif ne peut être aboli. Comment donc situer dans ce contexte, la mort réelle que les hommes voient, rencontrent, ressentent et par laquelle ils passent tous, eux-mêmes, leurs plus proches et tous les autres ? Le Chla continue :

    Omname haadam qilqél vé naâssé hagouf ‘homér bichévira zohi hammita… »
    traduisons : mais, l’homme a abimé (ce plan) et il en est découlé que le corps a été fait de matière bourbeuse, destructible, de l’argile de la terre ».
    Une des composantes de l’homme est devenue matière, reliée davantage à la nature environnante qu’à la source divine elle-même. Cette composante est d’abord écologique et participe de ces rythmes de la nature visible.

    vé éïne lo taqana élla bichévira, zohi hammita… »et il n’est pas de réparation de ce dommage si ce n’est par une brisure, et c’est cela la mort« …
    Rien n’est dit de péjoratif envers le corps mais, simplement, cet assemblage était devenu différent de son origine et de son projet, et n’était plus selon l’unité lumineuse initiale qui était elle-même totalement branchée sur sa source de lumière.
    Et, pour parvenir à nouveau à cet état optimal, il faut une division du complexe actuel, une séparation et cette séparation se fait au cours d’une phase brutale et difficile qu’est la « brisure » (chévira).

    vélo yétouqane âd léâtid ché yavo machia’h, az yisma’h Hachém bé maâssav véya’hzoa haôlam ké vité’hilate habbéria… »et cela ne sera pas réparé jusqu’à cet à-venir où viendra le Messie (le Machia’h); alors Hachém se réjouira dans ses oeuvres, et le monde reviendra comme au commencement de la Création »…

    Cette brisure est donc une phase partielle d’un processus positif qui comporte trois phases :
    - la brisure qu’est la mort,
    - l’époque du Messie où il y aura
    - la réparation et la restauration de l’état initial, la joie de D.ieu face à ses oeuvres, le fonctionnement de la Création comme il était prévu au commencement,

    Commentaire sur la synthèse du Chla : la mort comme phase
    Si un Juif n’a pas reçu l’enseignement de sa tradition, il ne peut avoir cette conception large et optimiste de la mort: elle ne sera présente à ses yeux que
    - par le spectacle des cadavres immobiles,
    - par la destruction du flux vivant des sentiments échangés avec les êtres chers,
    - par la destruction totale de leur vie,
    - par la réaction continue de fuite vers les apparences de vie (consommation, pouvoir, réassurance dans la séduction, possession de l’argent, etc).

     

    Cette conception de la tradition juive, si elle ne retire rien des vécus douloureux individuels, aussi bien chez celui qui va mourir que pour  ses proches et pour les endeuillés, situera autrement la mort.
    Celle-ci devient alors une phase
    temporaire,
    nécessaire pour séparer entre l’état déficient et une nouvelle phase ;
    - cette phase nouvelle sera vue comme une avancée dans le processus global,
    - une marche positive permettant l’accès à une complétude plus harmonieuse, plus lumineuse, plus heureuse et joyeuse, plus proche de D.ieu. Et peut-être des hommes.

     

    La brisure et la souffrance subsisteront, d’autant que celui qui parle actuellement aussi bien que ses lecteurs sont de cette composante tourbeuse et trouble (rendue par le mot hébreu âkour) qui n’a pas une conscience habituelle ni constante des niveaux plus élevés et qui est immergée dans le niveau des seules émotions corporelles.
    Ne pensez pas que je parle bien légèrement de la mort; je puis vous assurer que je connais de très près ces passages dans la vie de très proches, comme beaucoup d’entre vous.

    Mais, simultanément, cet enseignement de notre tradition fournit
    - une certaine part d’acceptation devant le fait qu’il n’est pas de solution autre que cette déchirure pourcontinuer dans la voie de la vie (c’est un peu l’expérience vécue des poèmes),
    - une certaine part de confortation apaisante et, par instants, plaçant de côté le manque personnel, pour une réjouissance qui repose sur un processus d’analyse rationnelle, de réflexion envers le bonheur d’autrui qui est en marche, d’appréciation positive sur le fait que D.ieu a distingué quelqu’un en le promouvant dans les degrés élevés du  développement positif.

    C’est pour cela qu’on parle de « hiloula » (mariage) pour le décès des Sages qui accèdent ainsi à une union plus grande avec la vie essentielle du monde qui est dans l’amour divin, dans le maqom (lieu) qu’est D.ieu. Voyez dans les dates du mois, ces hiloulotes chaque jour, ou bien dans le calendrier de vos communautés (lien ici sur les hiloulotes et leurs significations et dates).
    J’ai reçu cette note qui résume cet ensemble, du Rav André Neher zal auprès de qui j’étudiais l’oeuvre du Chla qu’il méditait sans cesse : 
    (Autographe personnel et précieux venant du Rav André Neher.Lien ici)


    Elargissements de la perspective du Chla sur la mort
    La suite du commentaire du Chla sur la paracha situe ces phases successives de
    - phase de projet d’union dans la Création,
    - phase de brisure,
    - phase ultérieure de réunification
    dans le champ individuel, dans le champ collectif, historique et dans celui du monde physique.

    Donnons seulement ses conclusions :
    … »Et à cela font allusion les Sages zal dans le Traité Pessa’hime, chapitre du sacrifice ; Ribbi Yo’hanane dit : il est grand le rassemblement des exilés comme le jour où furent créés en lui les cieux et la terre (duo) comme il est dit « et ils seront rassemblés, les fils de Yéhoudah et les fils d’Israël (duo) unifiés et on placera vers eux un seul chef et ils monteront de la terre car grand est le jour de Yézréel » (Osée 2, 2) et il est écrit « et il y eut un soir et il y eut un matin (duo), jour un » (Béréchite, 1, 5). L’intention en est celle-ci : quand ce sera le rassemblement en vérité des exils au temps où vient le Messie notre tsaddiq, alors la création se renouvellera dans une lumière nouvelle dans l’intention (initiale) de la Création. Et s’unifiera le corps avec le néféche (duo). »…

    Apportons une simple précision : le néféche qui est mis ici en parallèle avec le corps, n’est pas simplement ce que la conception occidentale entend par l’âme ; c’est à la fois la synthèse vivante de l’individu et ce que l’on entend de nos jours par le psychisme et l’âme. Par contre, la dimension la plus élevée de l’âme est la néchama qui puise sa source originelle dans les processus divins et ce niveau reste inaltérable. Pour ne pas entrer ici dans la complexité de ces représentations de soi, nous conserverons le mot global de néféche.

    Ce texte est placé sur le site en ce jour du 15 Tamouz, jour de la pleine lune qui nous rappelle par sa plénitude après des phases partielles et d’obscurité, que la plénitude existe et se réalisera. Torah visuelle écrite devant nos yeux chaque soir.

    (Photo de l’auteur)

    La problématique individuelle située dans le duo général

    Le Chla ne présente pas seulement un modèle théorique de développement en trois phases (union, brisure, réunification) mais il apporte une réorganisation de la problématique posée par celui qui cherche la signification existentielle de sa mort dans son propre parcours d’homme.

    Le Chla situe la question dans une perspective qui englobe au même titre et dans une même dynamique les couplages divers qui se situent
    - dans l’espace de la Création (les cieux et la terre),
    - dans le temps de chaque séquence temporelle (le soir et le matin),
    - dans le temps étendu de l’histoire du peuple juif (les fils de Yéhouda et les fils d’Israël),
    - il relie en un même raccourci d’analogie ou d’identité ces différents couplages brisés (le rassemblement des exiléscomme le jour où furent créés…),
    - il relie en un même raccourci la phase du début et la phase de la fin au delà de la brisure (le rassemblement des exilés comme le jour où furent créés).

    Nous relions ici les commentaires du Chla qui sont éparpillés dans son oeuvre sur ce thème et nous voyons alors que le Chla dépeint exactement, selon le même modèle,
    - la mort individuelle,
    - le rassemblement unificateur des exilés,
    - la réunion du soir et du matin.
    Il  décrit cela dans son commentaire Chaâr hachamayim sur la bénédiction yotsér or ouvoré ‘hochékh (« fait la lumière et crée l’obscurité ») qui précède le Chémâ Israël dans la prière du matin.
    Il s’appuie sur le Rambane qui commente le verset « et D.ieu distingua entre la lumière et l’obscurité » (Béréchite 1, 4) :
    D.ieu a d’abord imposé une réduction de la lumière initiale pour constituer la partie nommée obscurité, c’est pourquoi la lumière est nommée en premier dans le verset « forme la lumière et crée l’obscurité » puis « il y eut un soir, il y eut un matin », puis « jour un ».
    Les séquences se suivent dans l’ordre : lumière-obscurité-soir- matin-jour-un ». Il faut regarder avec attention la dynamique très nuancée et « éclairante » qui nous est présentée :
    1. certes, la lumière est première,
    2. mais elle n’éclaire que les mondes élevés
    3. et elle se voile pour pénétrer sous la forme de l’obscurité dans nos mondes inférieurs ;
    4. elle les éclaire alors de l’intérieur, les assume
    5. et elle rejaillit en lumière éclairant ce monde pour parvenir à un « jour » qui réunit les mondes ;
    6. pourtant, sans que l’on puisse en ce monde voir la lumière initiale.
    7. Mais on peut cependant atteindre ce que D.ieu nous propose alors : la paix créative comme le dit la fin de cette bénédiction qui précède le Chémâ :
    yotsér or ouvoré ‘hochékh, ôssé chalom ou voré éte hakkol
    (« forme la lumière et crée l’obscurité, fait la paix et crée tout »).
    Voici, pour rendre sensible, cette photo de la pleine lune se levant hier soir sur Jérusalem pour l’éclairer et gagner sur l’obscurité, après Chabbate.

    (Photo de l’auteur, en direct, sans aucun montage, le 15 Tamouz, sur le quartier d’Arnona à Jérusalem, depuis la fenêtre de ma cuisine)

    Alors, les luminaires symboliques (soleil et lune) de ce monde nous informent de cette lumière essentielle (lien ici).
    Alors, elle imprègne la terre et ceux qui l’habitent, comme le dit la suite de la bénédiction :
    hamméïr laaréts véladarim âléya véra’hamim… »qui éclaire de sa miséricorde la terre et ceux qui l’habitent sur elle ».

    Chacun, s’il médite ces textes dès la prière du matin, pourra expérimenter leur fonction pédagogique et structurante. C’est dans cette situation que nos poèmes manifestent leur vibration.


    Retour à Piné’has et au corps
    Le Chla applique ensuite ce modèle de réunification ultérieure non seulement à la mort individuelle, mais également aux différents couplages touchés par la brisure et cités par Ribbi Yo’hanane.
    Si nous revenons à la lecture du commentaire de la paracha Piné’has, nous allons voir aussi qu’il l’applique en particulier au corps quand il est touché par la mort.

    … »Et également la terre qui est la matière sera pleine de connaissance et ensemble ils seront purs en bas.
    Et ils recevront le flux d’abondance depuis en haut et seront vivants pour toujours dans le corps et dans le néféche.
    Comme dans le temps de la Création. »…

    La perspective présentée par le Chla ne consiste pas simplement à dire : « il y aura une résurrection des corps que l’on nomme la résurrection des morts », conception qui serait un simple cadre sur le plan cognitif. Il parle d’une réunification des différentes composantes de l’homme dans l’excellence du flux de la vie initiale qui réinstaure l’unification première en son état de bonheur.

    Situer le présent en perspective
    Ainsi le corps, aussi bien celui de l’homme vivant que celui qui passe par l’état de la brisure de mort, doit dès maintenant être considéré dans cette perspective de haute qualité :
    - celle de son origine première et de sa position première,
    - celle qu’il retrouvera et qui sera d’égale excellence.

    Arrivée aux mitsvotes concrètes
    L’anticipation de vie unifiée

    Cette approche que nous présente le Chla du parcours du corps à travers la vie et la mort est très élevée ; mais l’homme rencontre dans son expérience sensible et réelle les réelles brisures (maladie-souffrance-mort). Il ne peut pas assumer seulement sur le plan philosophique et cognitif cette proposition de la tradition juive. Le Chla aborde immédiatement cette question.

    … »C’est que l’homme, alors,
    dans sa splendeur ne put subsister dans la nuit et il a abimé, et a été décrétée envers lui
    la mort ». (Cela se réfère au psaume 49, 13).


    omnam natane Hachém lanou Torate éméte ché âl yadah nizké léâtid
    « mais le Nom béni soit-il nous a donné la Torah de vérité
    et, par elle, nous mériterons de bénéficier de l’avenir »…
    Ce serait une lecture trop légère que de lire ici l’expression « la Torah de vérité » simplement comme si l’on disait la vraie Torah, la Torah qui dit la vérité et possède la vérité. En effet, si le Chla utilise cette expression dans ce contexte, c’est parce qu’elle comporte un contenu spécifique très précis dans la tradition juive qui la met exactement en réponse avec le problème que nous explorons.

    L’expression éméte (vérité) est à prendre dans toute la richesse des lettres qui la composent et sur lesquelles existent de multiples enseignements sûrs et rigoureux.
    Une première approche, accessible, sans aller jusqu’à la richesse de la qabbale, pourrait être trouvée dans le livre du Maharal de Prague Nétivote ôlam, dans le chapitre Nétivote haéméte où il montre le développement respectueux, complet et temporel de la dynamique de vérité qui intègre le début

    (la première lettre de l’alphabet : aléf), jusqu’au milieu (la lettre médiane de l’alphabet : mém) et jusqu’à la dernière parcelle d’existence et de temps (la lettre finale de l’alphabet tav).

    Note sur le Maharal de Prague. Rabbi Yéhouda Lœw ben Betsalel est né à Pozna (1512-1609). et descendait du roi David. Son image comme rabbin de Prague, sa pensée et ses livres en ont fait l’une des figures les plus créatrices et les plus complexes de la période de la Renaissance. Il a mis en valeur la structure logique des récits haggadiques du talmud dans Béer Haggola, le Puits de l’Exil. En français, le renouveau des études maharaliennes fut essentiellement l’oeuvre d’André Neher, et également de ses élèves, Théo Dreyfus et Benjamin Gros. Voir sur ce lien les études André Neher sur le Maharal.

    Pour synthétiser, et faisant rejoindre cette approche avec ce que nous présente le Chla dans ces phases ternaires, nous pourrions lire le mot éméte (vérité) en acrostiche, simplement pour les mémoriser :
    aléf comme initiale de or, la lumière initiale (première phase),
    mém comme initiale de mavét la mort (seconde phase),
    tav comme initiale de té’hiya, la résurrection ou tiqqoune, la restauration-réparation (troisième phase)
    .

    Voyons alors comment le Chla situe les demandes de la Torah dans cette perspective :
    … »et Il nous a donné des mitsvotes, et leurs noms même nous enseignent sur cela et elles sont une touche de cette réalité, l’éternité du corps comme celle du néféche« …

    Ainsi, l’acte des mitsvotes, avec leur dimension intégrée (affective, intellectuelle, spirituelle, relationnelle), est déjà en quelque sorte une participation éternelle à ce monde à venir, dans la perspective d’un projet éternel qui ne sera pas aboli. Chaque mitsva réalise ainsi, à petite échelle de notre acte, une transformation sur ces trois étapes, une réparation, un tiqqoune.

    Si nous vivons cela dans le plus concret de l’existence ; aujourd’hui, l’attention devient plus grande envers les « malades-terminaux », envers l’humanisation des hôpitaux, une amélioration immense est encore à entreprendre pour l’accompagnement des malades qui ne sont pas des diminués mais, au contraire, vivent le sommet de l’expérience humaine. Leur état est celui de la pauvreté absolue, comme dit le Talmud ;  en raison de cela, on doit faire que nous leur soyions davantage encore présents dans la dignité. J’ai écrit un livre sur cette relation d’accompagnement pour aider ceux qui ont à l’assumer (famille, soignants, médecins), intitulé  : « La relation avec le patient » (Ed. Privat-Dunod, Paris).

    Il complète cette étude dans les attitudes les plus concrètes pour faire réussir la vie jusque dans les moments les plus douloureux et inévitables des passages par la mort

    Etude supplémentaire :
    Dans la paracha, dans le même axe, les filles de Tsélof’had après sa mort demandent à hériter pour vivre. Elle obtinrent gain de cause. La solution juste du problème de la mort assure la vie dès maintenant et le bonheur de chacun. Voyez le dossier ici.

    Poème sur ce thème
    Il va de soi que, dans le contexte des réalités si essentielles, si vitales et si intimement personnelles pour chacun que celles de cette paracha, tout poème communiqué est fait de ces niveaux ; le dire est un prix que l’on paie uniquement pour la relation où les lecteurs cherchent à entrer davantage dans la Torah, avec toutes les dimensions de tête, de relation, de spiritualité, de coeur et d’action.
    Ainsi, le poème « Avant de partir« , tiré de mon livre Jérusalem et l’Homme-bible, est un poème authentique écrit par mon épouse Yémima Nicole, zal, avant le grand passage lors de son décès. Force positive de la femme juive, comme toutes celles qui firent sortir le peuple d’Egypte et parvinrent toutes à sortir du désert. Lucidité et force totales même dans la détresse absolue où tout mot dit, est prière et présence au destin donné, accepté et toujours piloté debout.
    Devant sa force, les médecins et infirmières me prirent à part et me dirent: « nous ne comprenons pas, dans ce service c’est toujours le tristesse et le silence, vous savez tous les deux ce qui va se passer incessamment et nous vous entendons toujours rire ensemble. J’ai répondu la vérité: mais nous sommes heureux tant que nous sommes ensemble »…
    Et, même dans la déchirure et la souffrance, la vie n’est pas quittée en passant à l’autre vie. Mi qodéchéche lé qodéche, de la sainteté-vie à la sainteté-vie. Ce n’est pas le peuple seulement de Moché et de Piné’has mais aussi de Myriam, Judith et Dévorah.
    Ainsi, cela nous montre simplement
    - que nous sommes guidés en bonté,
    - que nous ne le savons pas,
    - que même ce que l’on se dit dans le secret en bonté est porté et voulu d’abord par Celui qui est l’union, le destin de bonté,

    Si cela est ainsi, ayons aussi confiance de même en l’avenir, pour toute la vie. La lucidité et la force et la confiance ne devraient jamais nous quitter, nous membres d’un peuple qui a reçu ces lumières. Et les horreurs des leaders corrompus sur tous les plans ne doivent jamais nous faire quitter la lumière inaltérable et prendre prétexte pour nous décourager et fuir.

    De plus, le Créateur seul connait Ses motifs ; ce qui est marches de vies et de morts successives n’est qu’une même trajectoire dans Sa vie. Lisons le psaume 23 (lien du commentaire), chaque mot le dit.
    Cela est dit à chacun car cela n’est pas dit à l’un ni à l’une comme seul individu, mais à tout Son peuple. « Même si mon père et ma mère m’abandonnaient, Toi tu es avec moi » dit le psaume.

    Alors, sur quoi nous appuyer ? Non pas sur les seuls signes personnels ; ils doivent être seulement rappels de l’histoire des promesses au peuple, et de ses victoires et de ses assurances.
    Aucune persécution, aucune autre religion qui veut nous supplanter ne brisera cette union. Aucune autre n’a été fidèle à la mila, la circoncision qui scelle dans la chair le nom et les voies de sa connaissance en sainteté. Ni à toutes les mitsvotes.
    Et un jour, tous les peuples reconnaîtront que ce peuple juif est seulement bénédiction. Ce jour-là, un peu tard, ils voudront rejoindre, non plus pour détruire ni espérer convertir à leurs scénarios dans la perte et l’infidélité, mais pour entendre et voir la Torah de vie.
    D’ici-là soyons fidèles, et joyeux et forts pour mériter d’être Israël et Ra’hel. Lisez le 1e chapitre du Livre de Yehoshua, tout est dit là. En voici un extrait: « …comme j’ai été avec Moïse, je serai avec toi, je ne te laisserai faiblir ni ne t’abandonnerai. 6 Sois ferme et vaillant! Car c’est toi qui vas mettre ce peuple en possession du pays que J’ai juré à ses ancêtres de lui donner. 7 Mais sois ferme et courageux, en t’appliquant à agir conformément à toute la doctrine que t’a tracée Mon serviteur Moïse: ne t’en écarte à droite ni à gauche, pour que tu réussisses dans toutes tes voies. 8 Ce livre de la Doctrine ne doit pas quitter ta bouche, tu le méditeras jour et nuit afin d’en observer avec soin tout le contenu; car alors seulement tu prospéreras dans tes voies, alors seulement tu seras heureux. 9 Oui, Je te le recommande: sois fort et courageux, sans peur et sans faiblesse! Car Hachém, ton Dieu, sera avec toi dans toutes tes voies. »

    Ce très long enseignement écrit ici n’est qu’une goutte du fleuve que nos Sages ont transmis dans leurs commentaires sur ces sujets dans chaque verset et sur chaque mot de cette paracha Piné’has.
    Dans les applications, le Chla en tire que nous devons être forts et déterminés et courageux comme Piné’has.
    Rabbénou Bé’hayé applique cette détermination dans la vie des mitsvotes d’abord au sauvetage de la mort envers les prisonniers. Il ne s’agit pas seulement de la philosophie de « notre » mort.
    Cela, après la précision de l’amour réel,  rend impérieux le sauvetage de nos frères prisonniers (lien ici), des Juifs perdus par les conversions forcées ou par les persécutions , des rescapés de la Choah mourant de faim par les vols de nos responsables et politiciens envers eux chez nous (lien ici), par les forces de l’assimilation. Sinon notre Torah n’est pas Torah de vie mais tromperie.

    Conseils pour la lecture de la paracha (nouveau bar mitsva ou autres lecteurs)
    Nous avons écrit « Piné’has » et non pas « Pin’has » ou Pine’has. Le é de Piné’has doit être nettement prononcé. Cela pour deux raisons :
    - le i de la première syllabe est une voyelle longue comportant les deux signes de la voyelle i. Après une voyelle longue, le chéva (voyelle composée de deux points sous la lettre) doit être prononcé fortement. Il faut se reporter à la page qui traite de cette question. Nombreux sont ceux qui l’ignorent et font  beaucoup de fautes graves dans la lecture de la Torah ou des prières.
    - Le 2e motif est qu’il y a un métég ou frein sous la première lettre de Piné’has pour bien mettre en valeur la question précédente. Ainsi, on évite de faire la faute quand on ignore les règles grammaticales. Etudier ici la page du métég.

    Exercices de mémorisation :

    (Bamidbar 25, 10-11)
    Vayédabbér Hachém el Moché lémor
    Piné’has bén Elâzar bén Aharone haccohén héchiv éte ‘hamati méâl bnéi Yisrael béqaneo éte qineati bétokham
    vélo khiliti éte bnéi Yisrael béqineati

    Hachém parla à Moché en disant :
    Piné’has, fils d’Elâzar, fils d’Aharone le prêtre, a détourné ma colère de dessus les enfants d’Israël en assouvissant ma vengeance au milieu d’eux, en sorte que je n’ai pas anéanti les enfants d’Israël dans mon indignation.

    Bamidbar 26, 53 :
    Lééllé té’haléq haaréts béna’hala bé mispar chémote
    A ceux-là sera partagé le pays comme héritage selon le compte des noms.

    Le Chla :
    Vé éïne lo taqana élla bichévira, zohi hammita
    Et il n’est pas de réparation de ce dommage si ce n’est par une brisure, et c’est cela la mort…


    Sur ce thème délicat, exceptionnel et important, osez organiser un échange-discussion par l’étude de cette paracha
    dans le couple, en famille, entre amis, ou dans la communauté car les défis de la mort-vie y sont toujours présents.

      Cette paracha traite d’un thème rarement abordé et qui, cependant, concerne chacun et ses proches : la traversée de la mort.
      Ce peut être l’occasion de trouver les mots ensemble pour essayer de comprendre et d’échanger.
      Les partenaires de l’échange lisent tous cette étude préalablement et la paracha, même en français.
      Ensuite on se réunit, en délimitant la durée de l’échange, on nomme un animateur, on débat… en s’efforçant de s’exprimer et surtout d’écouter (chémâ Yisrael !) et de se « modérer » les uns les autres.
      Ainsi, l’étude est confrontée à l’expérience personnelle, à la pensée personnelle, l’échange augmente les lumières, et on garde les textes à portée de main pour qu’ils soient toujours le repère.
      Mettez le fruit de vos échanges sur le groupe de discussion, pour que d’autres en profitent. Vous accomplirez ainsi toute la mitsva de l’étude, car elle n’est pas accomplie si elle ne va pas jusqu’à l’enseignement : étudier et enseigner (lilmod ou lélamméd).

      Question posée par une lectrice:
      L’héritage par les femmes

      La paracha de Pinhas m’a posé cette question :
      « quel est le rôle de ces femmes, les filles de Tsélof’had, dans la succession des terres, alors que la succession était patriarcale ? »

      Réponse

      Votre question porte sur l’épisode de Bamidbar ch. 27 des filles de Tsélof’had, ce porteur de bois (Bamidbar 15, 32-36). Au milieu d’un long passage portant sur les mitsvotes, il est rapporté que cet homme, un ignorant, viola le Chabbate pour des motifs divers ; certains de sa génération pensaient que les mitsvotes ne s’appliquaient plus à eux puisqu’ils n’entreraient pas dans la terre promise.

      Partant d’un bon sentiment, il a transgressé le Chabbate pour voir ce qui se produirait ; il obtint la sentence de mort et enseigna ainsi à Israël de respecter le chabbat. Erreurs multiples de discernement : transgresser pour enseigner, décider par soi-même au lieu de demander à ceux qui sont compétents, penser que les bons sentiments suffisent. Toujours est-il que, malgré la sanction, son acte fut reconnu comme venant d’un coeur pur. Cela, comme pour les fils de Aharone, Nadav et Abihou qui moururent par excès de zèle ; leur acte est réprouvé, mais leur intention est louangée par la tradition.

      Les filles de Tsélof’had virent que leur père était mort sans fils, son héritage allait disparaître. Dans leur amour de la terre, elles revendiquèrent cet héritage. Mais elles eurent la sagesse de ne pas suivre l’exemple erroné de leur père, elles prirent conseil auprès de ceux qui savent. Et, comme lui, elles étaient mues par des intentions de qualité à l’intérieur du peuple. De plus, privées de père, elles crurent en la bonté du Père du Ciel.

      Il est remarquable de constater que Moché (qui avait appris toute le Torah et l’avait reçue), fut incapable de répondre à la question posée par ces femmes. Les commentaires disent que l’on est là dans le 49e degré de sagesse. La femme est toujours placée en nos textes au degré le plus éminent ; ils soulignent qu’au sommet de sagesse, à la fin de Dévarim, Moché est nommé au féminin comme le rappelle la fin du échéte hayil(Proverbes ch. 31), ou que Israël est nommé au féminin, de même que la Torah est féminine.

      Juste après cette question, Hachém dit à Moché d’aller regarder la terre d’Israël.

      La question que vous soulevez n’est donc pas seulement une question de droit de succession. Elle nous montre le souci que l’on doit manifester pour cette terre très spéciale et pour les mitsvotes qui s’y rattachent. Voilà pourquoi cet épisode est situé au centre du passage sur les mitsvotes. Pour l’attitude de ces femmes dont nous avons à apprendre, pour leur zèle envers la réalisation des mitsvotes.

      Situons donc maintenant cette perspective sur ce que dit Rachi et que nous avons précisé dans la paracha Vaét’hanane (aller voir).

      Rachi commente alors: « aval âl nachim lo nigzera guézérate hameraglim, léfi ché héne mé’habevote éte ha aréts, mais la condamnation concernant les explorateurs n’était pas tombée sur les femmes car elles chérissaient la terre (d’Israël) ».

      Il continue : les hommes disaient (Bamidbar 14, 4) : « donnons-nous un chef et retournons en Egypte » (comme aujourd’hui, certains disent : restons-en là, trouvons un autre chef et décidons de tout cela selon la Torah des Etats-Unis et de l’Europe »), tandis que les femmes disaient (Bamidbar 27, 4) : « donne-nous un héritage« , et voilà pourquoi les femmes ont hérité dans les versets suivants alors que l’usage faisait que la transmission de l’héritage passait par les hommes.

      C’est le commentaire de Rachi. Il est certain qu’il a en tête cette espérance indéracinable qu’il y avait déjà chez Myriam seule quand tous les autres et tous les hommes étaient écrasés par l’esclavage, et l’espérance indomptable des accoucheuses juives qui refusaient d’obéir au Pharaon, et la certitude de Myriam qui sauva son frère bébé, assurée que l’avenir serait retourné par Hachém. (Lire les commentaires de Rachi sur Chémote 1, 15-19 et 2, 1).

      Voilà, disent nos commentaires, pourquoi on la nomme Hannévia (LA prophétesse) car ce Ha fait l’éloge, par la lettre , de la présence de Hachém qu’elle savait garder vive en elle. Et voilà pourquoi, dans le même sens, on dit hattof en parlant de son tambourin, « le » tambourin. (Voir aussi l’étude sur la paracha Chémote).

      Que le mérite des femmes d’Israël sauve aujourd’hui notre génération comme il a sauvé celles-là !

      Et qu’elles parviennent à calmer les explorateurs agités et réformistes qui voudraient nous démontrer qu’il faudrait, aujourd’hui exceptionnellement, abandonner notre héritage transmis sans faille par toutes les générations qui ne nous ont certes pas mandatés pour l’abandonner en leur nom. Que ces femmes d’Israël nous apprennent donc à chérir comme elles cette terrelé’habev éte ha aréts.

      Si quelqu’un a eu le malheur d’être expulsé de son appartement, il sait physiquement ce que c’est, dans sonré’hem, dans son ventre ; il nous faudrait ressentir de cette manière l’horreur que l’on commettrait en séparant ainsi cette terre de Celui à qui elle appartient. Et qui, comme dit le premier Rachi de toute la Torah (Béréchite 1, 1), « Il la donne à qui Il veut ». Il vaut mieux ne pas jouer avec ces choses là quand nous avons tous nos enseignements. Notre histoire s’est toujours déroulée selon ce qui est écrit. Nous le savons.

      Donc, pourquoi ces femmes héritent-elles aussi ?

      En réponse à une autre question de lectrice, ajoutons ceci : »pourquoi ces femmes héritent-elles aussi ? alors que ce n’était pas l’usage ».
      Rachi l’explique à un autre niveau sur le verset de Bamidbar 26, 36. Il se place d’abord au niveau du pchate : les hommes recensés sont en tout 65.

      Puis, il passe au niveau du sens du middrache qui extrapole symboliquement : le texte de Devarim 7, 7 dit « vous êtes le moindre (hameate) de tous les peuples » (65 au lieu de 70).

      Puis Rachi apporte une lecture par allusion (niveau du réméz) basée sur le jeu des lettres : hameate qu’il traduit « 5 en moins » ; en effet la lettre  vaut 5. Cela lui permet de dire « vous êtes 5 de moins que les familles de toutes les nations qui sont au nombre de 70″. En effet, il est bien connu que dans la tradition juive, le chiffre 70 symbolise toutes les nations du monde.

      Que veut dire Rachi, ou plutôt vers quoi veut-il nous orienter qu’il ne dit pas, tout en plaçant le poteau indicateur? C’est que son réméz nous oriente vers le secret, le niveau du sod qu’il montre pour les lecteurs qui connaissent.

      Il est possible de l’expliciter simplement, sans entrer dans des sphères hors de notre portée. Israël est 65, c’est le chiffre de la guématria du nom divin Adonoute, donc Israël est le peuple de la Présence divine dans le monde, il est plus petit que tous les autres comme la Chékhina est discrète et pauvre et fragile, mais il a la présence de Hachém (ce hé, 5, invisible). C’est dans cette mesure-là qu’il peut jouer sa fonction d’être cohén lagoyim, prêtre pour les nations par la lumière de la Torah qu’il pratique, or lagoyim.

      Mais pour jouer ce rôle pleinement, ce 5 nécessaire devrait être plein et non pas seulement en potentiel, voilà pourquoi les 5 filles de Célof’had ont été ajoutées au 65 et ont eu les mêmes droits que les hommes. Elles le méritaient d’autant plus qu’elles étaient l’excellence de la présence divine en tant qu’humain, et en tant qu’aimant la terre qui est le lieu de la présence divine, éréts haqqodéche.

      C’est par cette inclusion de la reconnaissance des femmes que le peuple peut jouer ce rôle qu’il a à jouer dans la Création envers tous les peuples. Israël est alors 70, de même que Joseph est allé avec 70 en Egypte pour réassumer toute l’humanité, et de même que nous offrions 70 sacrifices à Souccotes pour toutes les nations du monde.

      Ceci n’est que commentaires stricts et rapportés de notre tradition, sans adjonction de notre part. Ceux qui disent que Rachi n’expose que le niveau simple du pchate (sens littéral) ne l’ont certainement pas bien lu. Car, pour lui, le pchate comprend tous les autres niveaux.

      Comme toujours, Rachi fait franchir les niveaux, les relie et ne montre que la direction du niveau le plus important. Qui connait sa méthode sait dans quelle direction regarder et chercher.

      Si un lecteur voulait comprendre la présence des 4 niveaux du sens dans un verset, il en a eu ici l’exemple.

      Notes -
      Pour découvrir les réponses à d’autres questions, cliquer sur ce lien et sur ses 5 pages suivantes.
      Apprenez à utiliser le formulaire du moteur de recherche Google qui est en haut de la page d’accueil sur le site, vous y trouverez de très nombreuses pages de Modia en direct où ce thème est abordé. Par exemple sur le mot « mort » (lien ici).

      (Photos de nombreux immenses perroquets verts tournoyant devant ma fenêtre à Jérusalem)

     

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    DE METULA AGENCY -La Conférence de la honte (info # 010607/15) [Analyse d’une oeuvre]

    La Conférence de la honte (info # 010607/15) [Analyse d’une oeuvre]

    Par Hevi Pekoz © Metula News Agency

     

    Il y a 77 ans, jour pour jour, le 6 juillet 1938, débutait, à Evian, une conférence qui réunissait vingt-neuf pays, dans le but déclaré de venir en aide aux 650 000 réfugiés juifs allemands et autrichiens fuyant le nazisme. En réalité, cependant, tous les pays participants s’étaient rendus sur les bords du lac Léman avec une toute autre motivation : celle de fermer leurs frontières et d’essayer de diriger les Juifs vers d’autres destinations.

     

    Raphaël Delpard est écrivain, acteur, réalisateur, scénariste et journaliste – à la Mena –. Ses ouvrages historiques, Les Convois de la Honte, une enquête sur la SNCF et la déportation, Aux ordres de Vichy, enquête sur la Police française et la déportation, Les Justes de l’ombre 1940-1944L’Armée juive clandestine en France 1940-1945La Résistance de la jeunesse française 1940-1944, Les Enfants cachés et L’Enfant sans étoile (roman), traitent principalement de la période de la Seconde Guerre Mondiale en France. Delpard y a révélé, souvent pour la première fois, les lâchetés, le collaborationnisme et l’antisémitisme de Vichy, qui touchaient pratiquement tous les domaines de la vie publique.

     

    Dans son nouvel essai, la Conférence de la Honte1, il se penche sur la Conférence d’Evian et décrypte l’irresponsabilité incommensurable des responsables de la planète, qui y ont simplement abandonné les Juifs aux mains de leurs bourreaux allemands.

     

    Cette fois, il n’enquête pas sur un sujet qui implique spécifiquement la France, mais nous relate ce qu’il s’est réellement passé lors de la Conférence d’Evian.

     

    conf38.jpg

    Des délégués à la conférence

     

    En 1938, alors qu’Hitler détient les pleins pouvoirs à Berlin, que l’Autriche a été annexée depuis quatre mois lors de l’Anschluss, que les lois de Nuremberg ayant été adoptées dès 1935, les Juifs ne peuvent plus prétendre à une vie quotidienne normale, cela génère une augmentation massive de leurs tentatives d’immigration. Dans le même temps, la Société des Nations, l’ancêtre de l’ONU, mise en place afin de prévenir l’éclatement d’un second conflit mondial, échoue dans son rôle.

     

    Des organismes protestants et juifs font pression sur le gouvernement américain pour trouver une solution au problème juif, et permettre à ce peuple de quitter des pays où il est désormais menacé d’extermination. C’est Franklin Delano Roosevelt, le président américain à l’époque, qui, face à la pression du public, se voit contraint d’organiser une conférence internationale en vue de trouver une solution pour ces réfugiés.

     

    Celle-ci aura lieu à Evian  – elle devait initialement se dérouler à Genève, où se trouvait le siège de la SDN, mais la Suisse, prétextant de sa neutralité, soucieuse d’éviter un éventuel afflux de Juifs refusera de l’accueillir – et durera 10 jours.

     

    La Confédération Helvétique estimait avoir déjà fait le plein de réfugiés ; c’est en outre Berne qui prit l’initiative de demander à l’Allemagne hitlérienne de tamponner la lettre J sur les passeports de ses ressortissants juifs afin de pouvoir plus facilement les identifier et les refouler à sa frontière.

     

    Trente-trois pays sont conviés, quatre se sont désistés ; afin de sauver les 650 000 âmes en danger, chaque participant est prié d’annoncer ses capacités d’absorption.

     

    L’initiative de Roosevelt est bien accueillie par son opinion publique, qui la juge très courageuse dans un environnement d’indifférence et d’inaction. Au Congrès, toutefois, les députés et les sénateurs sont inquiets du déferlement des demandes de visas, qui affluent depuis 1933.

     

    A travers un témoignage exceptionnel, Raphaël Delpard nous raconte l’envers du décor ; il raconte comment toutes les nations du globe sont parvenues à se débarrasser du problème juif sans pour autant se voir accusées de collaborer avec Hitler.

     

    L’auteur nous apprend ainsi que le Secrétaire Général U.S., Cordell Hull, fut secrètement chargé par Roosevelt de prévenir les ambassadeurs américains dans les capitales du monde et de les rassurer sur les objectifs réels de la Conférence d’Evian : anéantir les initiatives humanitaires. A leur tour, lesdits ambassadeurs s’adressèrent aux dirigeants des pays où ils étaient en poste, et leur expliquèrent que cette réunion avait pour seul but de calmer la population étatsunienne ainsi que les lobbys juif et protestant.

     

    Le délégué de la Couronne britannique à Evian demandera quant à lui à ses collègues d’éviter d’associer les mots Juif et Palestine, afin de ne pas donner l’impression que l’immigration des réfugiés vers le foyer national juif pourrait constituer une solution au problème. D’ailleurs, durant toute la conférence on n’utilisa pratiquement jamais le terme juifs, lui préférant celui des « réfugiés ».

     

    L’auteur atteste que les représentants de tous les pays arrivèrent à Evian avec des prétextes en poche pour ne pas avoir à offrir l’asile aux 650 000 êtres humains en danger. D’aucuns, comme la France, prétextèrent des problèmes économiques, d’autres, de probables difficultés d’assimilation, et d’autres, encore, leur indisponibilité à accueillir une population démunie, les nazis empêchant les immigrants de quitter l’Allemagne et l’Autriche avec le moindre pécule. Toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas accueillir les Juifs.

     

    Une seule offre tangible fut énoncée. Elle émanait de la République Dominicaine, qui proposait d’accueillir 100 000 Juifs en échange d’une subvention de la part des Etats-Unis. Mais le président dominicain de l’époque, Rafael Leonidas Trujillo Molina, qui venait de massacrer des milliers d’Haïtiens, fut soupçonné par Washington de vouloir remplacer sa population noire par des blancs et refusa cette proposition.

     

    Le résultat de la Conférence d’Evian fut qu’aucun pays n’accepta de Juifs sur son territoire ; ils furent ainsi privés de terre de salut, et condamnés à attendre la solution finale. L’échec d’Evian réjouit la presse nazie qui titra : « Juifs à vendre – même à bas prix personne n’en veut ». Hitler se vit ainsi conforté dans sa politique antisémite et n’hésitait plus à envisager l’extermination de tous les Juifs d’Europe. Il se fendit d’un commentaire personnel dans lequel il tourna en dérision les démocraties de la planète : « C’était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitié pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s’agit vraiment d’aider les Juifs ! ».

     

    Quatre mois après la clôture de la réunion sur la rive du Léman se déroula la terrible Nuit de Cristal, qui signifia le début de la fin pour 6 millions d’Israélites européens.

     

    Raphaël Delpard décrit les événements avec précision et dans un style enlevé, digne des plus grands romans policiers. Le lecteur apprend ainsi comment les dirigeants de tous les pays du globe, y compris ceux qui se prétendaient démocrates et civilisés, ont agi dans la pire des lâchetés, participant de la sorte à l’assassinat de millions d’êtres humains.

     

    conf38_2.jpg

    Juifs à vendre – même à bas prix personne n’en veut

     

    Contrairement à ce qu’ils voulurent faire croire lors de la découverte des camps d’extermination, ils connaissaient leur existence, pour avoir indirectement participé à la Shoah. La responsabilité des Etats est terriblement lourde, car, à l’été 1938, au moment où s’est ouverte la conférence, les nazis étaient disposés à laisser partir « leurs » Juifs ; cela aurait privé de sens la solution finale, puisqu’il n’aurait plus été possible d’exterminer tous les Juifs d’Europe. Et si le monde avait fait preuve d’un minimum d’humanité, ce sont au moins 650 000 personnes qui auraient eu la vie sauve.

     

    Raphaël Delpard soutient, de plus, que si, en 1938, les chefs d’Etats du monde avaient, au contraire de ce qu’ils ont fait, dénoncé tous les accords qui les liaient à l’Allemagne, s’ils avaient cessé les échanges commerciaux avec elle, s’ils avaient pris la peine de s’opposer aux lois raciales, aux violences et aux actes de cruauté, s’ils avaient seulement même pris la peine de lire Mein Kampf, si chacun avait accueilli en moyenne le nombre modique de 22 413 personnes, s’ils avaient, pour ainsi dire, été sensibles au sort des autres, cela aurait évité un véritable massacre et sauvé des millions de vies.

     

    Mais l’indifférence des politiques est le plus souvent abjecte. Comme on peut le constater 77 ans plus tard, rien n’a vraiment changé sur le plan humanitaire, et les réfugiés des pays en guerre viennent se noyer à quelques dizaines de kilomètres des côtes de l’Europe.

     

    En observant l’inaction des dirigeants politiques d’aujourd’hui quant à leur soi-disant intervention dans La Guerre Civile Syrienne, contre la nucléarisation de l’Iran, l’Etat Islamique, dans la chienlit libyenne, qu’ils ont crée de leurs propres mains, on distingue clairement qu’ils n’ont pas appris les leçons du passé.

     

    En 1942, lorsque fut rendue publique, aux Etats-Unis, l’extermination des Juifs par les nazis, Franklin Roosevelt mit 14 mois à réagir officiellement ; et jusqu’à la fin du conflit, les Alliés n’entreprirent aucune action pour mettre fin à la Shoah. Nombreux sont les historiens à se demander pourquoi ils n’ont pas bombardé l’industrie allemande de l’extermination, de même que les voies de chemin de fer qui acheminaient les suppliciés vers les camps d’extermination. Or l’on sait désormais, photographies à l’appui, que l’état-major allié connaissait l’emplacement de ces camps, et savait pertinemment ce qu’on y faisait.

     

    Tous les grands hommes du monde n’étaient pas des monstres, et l’écrivain, soucieux d’avoir la plume équitable, applaudit dans son ouvrage certains d’entre eux, tel Nicholas Winton, qui, en 1939, a permis à des enfants juifs de trouver refuge au Royaume-Uni, ainsi que James Grover Macdonald, Haut-Commissaire de la SDN aux Réfugiés de 1933 à 1935, dont Delpard salue la clairvoyance et le courage. MacDonald sera d’ailleurs le premier ambassadeur U.S. en Israël de 1949 à 1964.

     

    Delpard, dans La Conférence de la Honte, expose l’horreur du « silence des nations » et nous met en garde contre la tendance qu’à l’histoire à se répéter. Les dirigeants politiques d’avant acceptèrent d’interagir avec un dictateur fou, qui, en plus d’éradiquer 6 000 000 de Juifs, fut la cause principale de la mort de plus de 60 000 000 d’hommes, civils et militaires confondus, lors de la Seconde Guerre Mondiale, soit environ 3% de la population planétaire de 1940.

     

    Les leaders des six plus grandes puissances d’aujourd’hui négocient avec l’Iran, qui pend les homosexuels aux grues, exécute les femmes qui ne se laissent pas violer et menace d’anéantir le pays qu’ont construit les rescapés du peuple juif. Personne ne s’étonnera alors que les dictateurs religieux perses nient l’existence historique de la Shoah.

     

    Comme dans ses autres ouvrages, l’auteur a répondu à la nécessité d’ouvrir les yeux du public sur son passé récent, en exposant, dans le détail, une vérité honteuse mais historique. La plume de Raphaël Delpard est limpide et légère, elle capte ainsi l’attention du lecteur et l’emmène sans effort jusqu’à la fin de sa démonstration. Il alterne les analyses approfondies et les témoignages poignants, dans un langage toujours sobre et clair, noué autour d’un un fil conducteur précis. Bref, un ouvrage instructif et captivant, dont la lecture, pour l’homme qui pense, est absolument nécessaire.

     

     

     

    Note :

     

    1 La Conférence de la Honte, par Raphaël Delpard, éditions Michalon, 2015, 249 pages – 19 €

     

     

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