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DE MODIA DU RAV DUFOUR – LA PRIERE PSAUMES 16 E T U D E

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Règles du Copyright – Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages

1e partie
LIRE POUR COMMENCER
2e partie – TORAH
Le centre du site
Les autres sections
de la Bible
Les Psaumes

notre VIE dans la Thora

Histoire
La lettre hébraïque
Le Zohar
3e partie
TALMUD
6e partie
PRIÈRES

table des matières: toutes les prières
comprendre la prière juive
la méditation dans le début
de la prière du matin
méditation et prière: formation

le qaddiche
la bénédiction de la lune
le Hallel
Pérek Chira
- louanges sur la nature
commentaires des psaumes
lecture des psaumes – téamim
importance des téfilines
prier pour les malades
la prière du réveil

le Chéma Yisraël
prier contre la guerre, pour la paix,
la terre, pour nos dirigeants:
Formation à la prière
la prière à la synagogue

7e partie
HALAKHA
8e partie
MAÎTRES
9e partie
CALENDRIER JUIF

dates des fêtes
sens du calendrier juif
calendrier juif de l’année
la lune dans le judaïsme
éphémérides et histoire juive
date hébraïque naissance
et votre paracha

hiloula de chaque Sage

10e partie
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL et vie juive
Éducation concrète
et Thora
Couple et cycle féminin
11e partie
ISRAËL TERRE
ET PEUPLE

surmonter les difficultés en Israël
24 heures de fidélité, en Israël

Le psaume 16
La priere juive

Pour vous souhaiter à chaque instant une journée réussie. Prière pour assurer le calme
en revenant constamment à notre lieu d’équilibre et de bonheur


Bien lire l’hébreu, à partir de la transcription, en doublant bien les lettres doublées,
en respectant les lettres douces ou dures.

Beaucoup de psaumes rejoignent nos difficultés et tentent de nous aider à les surmonter et à retrouver la louange envers le Créateur.
En fait, nous constatons que notre abattement face aux difficultés, aux attaques, aux soucis, aux ennemis forcenés et méchants ne vient pas seulement de la force de nos ennemis, mais aussi de notre manque d’équilibre intérieur fondamental.
Et les psaumes nous rappellent alors sans cesse que la force de ces ennemis n’est rien à côté de la force de Celui qui nous a promis sa protection et nous a donné le bon mode d’emploi pour réussir son projet et neutraliser ces ennemis.
Mais alors, pourquoi tombons-nous constamment au niveau de ces ennemis et ne voyons plus le monde que dans cet affrontement, comme deux gladiateurs.

C’est que nous lâchons la vision complète du monde, comme des fourmis dans leur fourmillière diraient que le monde est plongé dans les ténèbres alors qu’elles ne sortent pas là où il y a la lumière.
Et nous restons dans la fourmillière obscure parce que nous avons tendance nous-mêmes à participer du même niveau lamentable et borgne de nos ennemis.
Et parce que nous ne sommes pas conscients de ce qui se passe en nous.

Nous exprimerons donc notre beauté interne par mes photos de fleurs-merveilles de l’acte de Création qui se rapprochent le plus de notre beauté intérieure de chacune et de chacun.

Nous avons ainsi 3 rectifications à réaliser:
- parvenir à ne pas être constamment désarçonnés et ne pas être immédiatement emportés dans le tourbillon,
- ne pas quitter l’ensemble du panorama divin qui est la véritable réalité, et
- développer la conscience de notre comportement interne, c’est une dimension de lucidité psychologique qui ne s’atteint qu’en la développant.

Le psaume 16 travaille toutes ces dimensions, et sa brièveté permet de bien en saisir le rythme et les dynamiques.
Il nous donnera, si nous l’étudions bien, une dévéqoute (fixation, adhérence) plus stable avec Haqqadoche Baroukh Hou. La dévéqoute veut dire « adhésion à », comme deux personnes présentes et collées l’une à l’autre qui « s’épousent ».
Ce psaume est lu aussi, chez les Sépharades, spécialement du Maroc, entre Min’ha et Ârvite de Chabbat, au summum de la relation de bien-être avec Hachém. Et ses mélodies sont merveilleuses.

Explorons l’hébreu pour bien découvrir les composantes de cette dévéqoute.
La colle se dit en hébreu dévéq. Ce mot revient souvent dans les psaumes, allez-y découvrir ce qu’il exprime: 22,16 – 44,26 – 102,6 – 101,3 – 119,25 – 119,31 – 137,6.
Mais aussi, tout le travail personnel effectué pendant le mois de Eloul a pour but de nous ramener à cette position juste de dévéqoute. Et Pessa’h est aussi la preuve de cet amour de Hachém pour nous qui mérite bien notre « attachement ». Le don de la Torah à Chavouote aussi, ou toute autre fête, ou tout autre instant de vie. Ce psaume est lu aussi, chez les Sépharades, spécialement du Maroc, entre Min’ha et Ârvite de Chabbat, au summum de la relation de bien-être avec Hachém. Et ses mélodies sont merveilleuses.

La notion de dévéqoute est étudiée sur le site Modia dans les pages suivantes (lien indiquez en cliquant): ParachaVayichla’hBéharVaét’hanane; dans l’attitude nécessaire pour étudier la Torah, dans la caractéristique du mois de Sivane, et du mois de Eloul, dans la ‘hassidoute.
Etudions le psaume en commençant par un poème qui est l’éveil de notre coeur:

Merci
Tu es réalité
Tu n’es pas ma pensée ni philosophie ni croyance

Tu es le seul existant créant
et nous donne la conscience
de Tes cadeaux étonnants.

Merci pour l’amour, les fleurs et les fragrances
merci pour la joie de la connaissance
et pour les bouquets des musiques enivrantes
ou apaisantes.

Merci pour l’infini de la beauté des femmes jouvence
et pour toutes les races étonnantes
et les merveilles des langues
et chaque instant naissance.
et pour les années rebondissantes.

Merci pour la confiance
pour l’amour en présence
et d’avoir inventé la reconnaissance
et notre moi en trois: la femme, l’homme et l’enfant.

Et merci pour nos secrets que nous vivons en silence.

.

Etude du premier verset du psaume 16

« Mikhtam léDavid. Chaméni El ki-’hassiti vakhe.
Mikhtam de David. Garde-moi, D.ieu, car je m’abrite en Toi. »

3 précautions
- La transcription sera exactement la prononciation de l’hébreu comme dans la prière ou dans la lecture. Quand on utilise les noms divins dans une lecture, on ne les prononce pas ainsi pour ne pas les profaner. Mais ici il s’agit d’apprendre et dans le recueillement digne de la prière. Placez donc ces feuilles dans un endroit respectable.
- Les mots transcrits depuis l’hébreu ont des syllabes soulignées pour bien placer l’accent tonique renforcé et la lecture de l’hébreu nous montrera que cette accentuation est indiquée par des signes. Aimons bien proncer ce psaume qui nous unit au Créateur.
- Je donnerai parfois des réflexions ou parallèles dans d’autres cultures que juives non pas par égarement mais parce que des thèmes sont déjà bien compris par les lecteurs dans cette culture commune et cela facilite ou confirme la compréhension. Mais, surtout, parce que nous respectons tous l’enseignement de la Bible (Livre des Rois, chapitre 8, 41…) sur le respect divin envers ces personnes comme le disait le Roi Salomon au Créateur de tous également: « Je T’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de Ton peuple Israël et qui viendrait de loin pour honorer Ton nom. Car ils entendront parler de Ton grand nom, de Ta main puissante et de Ton bras étendu, et ils viendront prier dans cette maison; Toi, Tu l’entendras du ciel, Ton auguste résidence, et Tu exauceras les vœux que T’adressera l’étranger, afin que tous les peuples du monde connaissent Ton nom, qu’ils Te révèrent comme Ton peuple Israël, et qu’ils sachent qu’elle est sous l’invocation de Ton nom, cette maison que j’ai bâtie ».

Suite de l’étude
Comme dans le psaume 59, quand on emploie le mot Mikhtam, cela veut dire que David s’y considère makh(pauvre, démuni) et tam (simple) face au Créateur malgré qu’il fréquente les grands. Voyez ces commentaires dans le Traité Sota 10b, dans le Middrache Tan’houma Dévarim 3 et dans le Middrache Téhilim sur le psaume 9.
Le psaume dit bien, dès le début, ce que nous avons indiqué concernant la dévéqoute : on est pauvre, on se met en Lui et on a besoin d’un renforcement dans notre assurance que nous sommes protégés et gardés et préservés du mal environnant. Le psaume va donc travailler avec une grande précision sur le développement de cette qualité interne: passer de notre soi-disant grandeur autonome à la modestie exacte (humilité nommée ânava). Elle seule pourra nous faire bénéficier d’une adhésion et des bonheurs qui en découleront et que nous allons découvrir. Comme disait André Gide : « Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent. »

Rachi rapproche Mikhtam de Mikhtav, pour dire que David avait l’habitude d’écrire ainsi, de parler ainsi envers Hachém. Ibn Ezra en donne la traduction selon Kétem paz :  »excellence suprême ». Cela nous indique que ce psaume est au plus haut niveau de la rencontre et de l’union avec le Créateur; c’est une indication précise que l’on trouve aussi dans d’autres cultures pour orienter le lecteur ou le priant vers la conscience du passage au niveau possible le plus élevé, « turiyatita » dit-on dans les textes en sanscrit. Effectivement, ce psaume reste au summum de l’équilibre. Le Targum en araméen le traduit par guélifa, gravure (‘haqiqa ou ‘harita, en hébreu), ce qui veut dire « message essentiel dont on ne doit pas bouger et qu’il ne faut pas oublier ». Effectivement, ce psaume est capital. Il est unique en cela dans tout le recueil des psaumes. Certes, ce mot Mikhtam se trouve aussi dans les psaumes 56 à 60, mais pas placé en-tête du psaume comme ici.

Comprenons bien l’hébreu de ce premier verset.
Le mot chaméréni se lit ainsi parce qu’il y a un petit trait ou méteg qui casse la règle normale de prononciation qui aurait du être choméréni quand la syllabe commence par un a qamats sous la lettre chine, et se termine par la voyelle chéva sous le mem. A cause du méteg, le qamats garde sa prononciation initale séparée et le e sous la lettremém doit être prononcé é. Voyez ces règles sur ce lien.
Le dernier mot devrait se lire bakh mais il se lit vakh parce qu’il vient après la dernière lettre d’un mot qui se termine par l’une des lettres du tétragramme. Cela adoucit la prononciation de b en v. Voyez ces règles sur ce lien.

Maintenant, comprenons bien la notion de ‘hassiti, je m’abrite en toi. Quel est ce verbe.
C’est le verbe ‘hassa qui veut dire « il s’abrita, il se réfugia » (en hévreu on désigne les verbes non pas par l’infinitif mais pas cette 2e personne masculin singulier du passé. Il est accompagné du mot « en toi, par toi, békha« .

On trouve cette qualité, par exemple dans le psaume 37 (lien ici) avec d’autres qualificatifs qui montrent bien qui a besoin de ce refuge: il y a 20 fois l’acteur positif (tsaddiq ou juste, ânav ou humble, âni ou pauvre, éviyon ou malheureux, yachar ou droit, guéver et iche ou homme, tam ou pur et simple, ‘hossé ou s’abritant).
Dans l’étude du psaume 11; nous avons vu que ceux qui essaient de vivre selon les qualités de droiture qui caractérisent Hachém, dit le Ari (Chaâr ha péssouqim), se trouvent avec Lui comme en relation de face à face. Comme un couple. Et tout l’univers, par eux, devient couplé à la bonté de celui qui est bonté. C’est en cela que le judaïsme parle de zivoug, d’union de couple. C’est ce que vivait David, alav ha chalom. Ce qu’il appelle, « Il est mon abri ».

Cette expression de s’abriter en Hachém revient 25 fois dans les psaumes, je les ai comptées, vérifiez. Il faut connaître ce vocabulaire, pas seulement pour faire de la grammaire mais pour que l’on parvienne à prier les psaumes avec facilité, et surtout parce que le contexte de chaque psaume développe une nuance que nous n’aurions pas saisie sans lui. Il faut donc aller étudier ces différentes références:
- infinitif: la’hassote, il est bon de s’abriter en Hachém, tov la’hassote baAdonoute 118,8 et 9.
- présent: ‘hossim, ils s’abritent: psaumes 17,7 – 18,31 – 31,20 – 34,23.
- passé: ‘hassiti, je me suis abrité: psaumes 7,2 – 11,1 – 16,1 – 25,20 – 31,2 – 71,1 – 141,8 – 142,2.
- passé: ‘hassa, il s’est abrité: psaume 64,11. ‘hassaya, elle s’est abritée 57,2. ‘hassou, ils se sont abrités 37,40.
- futur: é’héssé, je m’abriterai: psaumes 18,3 – 57,2 – 61,5.
- futur: té’hssé, tu t’abriteras: 91,4.
- futur: yé’héssé, il s’abritera: 34,9.
- futur poétique: yé’héssayoune, ils s’abriteront: 36,8.
Si vous voulez ainsi étudier d’autres vocabulaires de la Torah et avancer beaucoup en hébreu, allez sur cette page de Modia, ici.

La représentation de soiyétsoug atsmi
De toute cette importance, nous comprenons que le lieu dans lequel nous nous représentons que nous existons doit être cette proximité avec Hachém, on appelle cela en psychologie la représentation de soi, du moi, notre self. Mais ce lieu est d’une telle proximité qu’elle est « en Lui », et surtout qu’elle est un abri. Une image simpliste et stupide permettra mieux de comprendre: en cas de danger, celui à qui on dirait « venez habiter pendant cette crise chez le Président de l’Etat » sentirait bien qu’il y bénéficie de toute la sécurité. A fortiori, pour un homme qui serait invité à habiter chez Celui qui soutient tous les univers dans l’existence à chaque seconde.
Mais ce mot contient encore une autre nuance, il inclut une attitude de notre part d’aller rejoindre cet abri. Cette action dépend de nous seul. Je dédie donc cette étude à des personnes qui souffrent d’être continuellement agressées par des ennuis et des personnes compliquées et malfaisantes pour qu’elles comprennent qu’elles ont la possibilité de prendre l’initiative psychologique de rejoindre cette zone protégée

dès qu’elles ressentent l’une de ces agressions ou destabilisations. Tous nous avons l’expérience de ces difficultés ou préoccupations soudaines qui nous destabilisent et nous font chuter de niveau.
Si nous chutons, nous nous plaçons alors au niveau des lions qui attaquent et nous l’emporterons peut-être, mais peut-être seront-ils plus méchants que nous et plus cruels et l’emporteront-ils; en tous cas, nous aurons chuté nous aussi au niveau du mal, et nous en sommes capables chacun. Alors, c’est le mal qui l’emportera, ce qui veut dire l’échec.
La seule réussite peut venir de la réaction positive qui nous préserve en qualité, et nous place « dans » l’abri qu’est Le bon par excellence, Le fort par excellence, La bonté par excellence. Et le mal ne peut rien. Il nous faut donc apprendre à adopter cette réaction.
C’est ce que nous apprend ce psaume. Et le premier verset fixe tout le programme. La suite ne fait que préciser.

 



SECONDE PARTIE

Second verset


« Amarte laChém Adonoute atta. Tovati ba-âlékha

Tu as dis à Hachém: Mon maître, c’est Toi, mon bonheur n’est pas ailleurs qu’en m’appuyant sur Toi. »

C’est un dialogue avec soi-même qui décrit justement ce mouvement dont nous venons de parler. Nous constatons que, dans la difficulté, immédiatement nous sommes venus vers (Hachém, nous l’avons considéré comme Le maître sur toutes choses de ce monde. Tout le bien nous ne l’avons entendu que de Lui. Que « sur » Lui. Il faut lire en hébreu car les commentaires nous disent que la guématria de âl est 100 qui réfère aux 100 bénédictions qui nous accompagnent chaque jour.
regardez bien « Toi-moi-Toi »: Toi, mon bonheur n’est pas ailleurs qu’en m’appuyant sur Toi.
Les difficultés auraient pu nous rompre et rompre notre relation d’amour, il y avait un risque très grand qu’elles provoquent cette chute. Mais notre réaction immédiate a évité cet écueil et nous avons réagi immédiatement dans le bon sens: « Toi-moi-Toi ». Le psaume 73 décrit avec précision ce risque, lisez-le maintenant.
Combien de relations, d’amitiés, de couples seraient préservés s’ils avaient compris ce mouvement.
Bien plus, il ne s’agit pas seulement de revenir mais « il n’y a rien d’autre comme appui que Toi« . Hélas, Israël ne comprend pas cela actuellement mais court uniquement vers l’appui des partis, du leader miraculeux dont on découvre à chaque fois ensuite les tromperies et l’ignorance de la mission de son peuple; hélas on court après le salut que pourrait donner un puissant qui ne pense qu’à la domination économique du monde pour son bénéfice, et on s’étonne ensuite qu’il dicte des conditions qui nous étranglent financièrement; qui se livre aux hommes ne doit pas s’étonner ensuite d’être déchiré par eux.
Hélas, il n’y a pas de voix qui rappellent à tout le peuple de faire ce mouvement de se fonder sur la puissance du Très-haut dans les choix, et dans la morale comme expression de cette voie.

Ce « que » est rendu en hébreu par la particule « bal« . Comprenons-la car elle revient souvent, 69 fois dans le Tanakh et celui qui ne l’a pas bien compris mélange et inverse le sens du passage, et en ressort tout embrouillé, ce qui est contraire à la simplicité et à la pureté de la prière.
Le plus souvent, le sens de « non, ne » est rendu par le mot « lo » ou bien le sens de « ne pas, il n’y a pas » est rendu par « éïn, aïn« , parfois par éfess (zéro) mais pas dans les psaumes, ou par béli (psaumes 19,4 et 59,5 et 63,2 et 72,2) outérém (pas encore, psaumes 90,2 et 119,67) ou bilti (Job 14,12).


Donc, le mot bal indique un « non » ferme, comme « si ce n’est… » « en aucun cas ». Ici, il est employé devant devant une préposition « si ce n’est sur Toi », mais la plupart du temps on le trouve avec un verbe au futur:
- « le méchant ne s’inquiète pas, bal-yidroche (psaume 10,4). L’homme a la méchante langue n’a pas d’avenir sur la terre, bal-yikone (psaume 140,12).
- « j’ai dit dans mon coeur: je ne chancellerai pas, bal-émmote (psaume 10,6 et 104,5).
Parfois, plus rarement, il est utilisé avec un autre temps ou avec des noms ou adjectifs (Michlé 24,23): « pour qu’ils ne soient pas proches de toi, bal qérov élékha (psaume20,9). Il n’est pas rare qu’un passage donne une rafale de ce mot (17,3 et 5 ou 21,8 et 12 comme Isaïe 32,20 et 34,9) pour bien marquer l’opposition à quelque chose, ou le choix entre deux styles différents d’attitudes dans la vie.
Tout ceci n’est pas de la grammaire, mais c’est une aide pour vraiment atteindre au mieux l’attitude intérieure dite par les mots. Afin de mieux apprendre cela du Roi David, voici les autres phrases qu’il donne en ce sens:
Psaumes: 10,4 et versets 11 et 15 et 18 - 16, 2 et 4 et 8 - 17,3 et 5- 21,3 et 8 et 12 – 30,7- 32,9 – 46,6 – 49,13 – 58,9 – 78,44 – 104,5 et 9 – 119,121- 140,11 – 141,4 – 147,20.

Troisième verset

Liqédochim achér-baarets hémma, véaddiré kol-’heftsi-vam
Aux saints qui sont sur la terre, et aux nobles en eux est tout mon désir.

Nous comprenons ce verset car il s’agit d’être dans le camp de ceux qui savent vivre dans l’excellence qui est celle de la qédoucha: les « qédochim« .
Cela fait allusion non seulement à tout éloignement de l’idôlatrie, des choix étrangers de valeurs chez autrui, extérieurement mais, surtout, en nous, il s’agit de connaître et reconnaître ce en quoi nous participons encore à ce fonctionnement étranger (âvoda zara).

Pourquoi est-il dit liqédochim et non pas la qédochim (aux saints)? Parce que, lorsque les préfixes  (vers), (dedans), etc. sont devant un mot qui commence par un chévâ nâ (deux points verticaux qui se prononcent é en début de mot), celui-ci se transforme en « i ». Par exemple le mot « livres » se dit séfarim; et ont dit « dans des livres », ce ne sera pas bésséfarim mais bisséfarim. De même on ne dira pas béYérouchlayim (dans Jérusalem) maisbirouchalayim.
Pourquoi parle-t’on du désir? Nous avons vu que le mouvement de nous placer dans l’abri de Hachém ne peut venir que de nous, donc de notre désir.

Quatrième verset

Yirbou âtsévotam
a’hér maharou
Ceux qui multiplient leurs peines, après d’autres (valeurs que Toi) ils courent

Bal- assikh niskéhém middam, vékhol-éssa éte chémotam âl-séfataï.
En rien je ne m’associerai à leurs rites mélés de sang, et leurs noms ne viendront pas sur mes lèvres.
C’est la suite du verset précédent qui est décrit dans des situations concrètes. Aussi bien dans leurs rites religieux ou idéologiques, que dans leurs violences ou même dans la discussion avec eux ou en en faisant mention.
Ne pensons pas que cela concerne uniquement les peuplades aux rites idolâtres. Mais aussi tout ce qui est de cette référence dans le monde qui nous entoure puisqu’on en parle. Il ne faut pas aller loin dans nos références pour comprendre, par exemple, qu’on vise ici aussi les sources d’information étrangères et hostiles qui parlent des valeurs d’Israël en terre toujours horribles. Et combien sont nombreux les Juifs qui puisent quotidiennement à ces sources qui introduisent en nous d’autres dieux, ceux qui sont bien valorisent par ces autres peuples.
Nous avons retrouvé l’absolu du mot « bal« .



TROISIEME PARTIE

Cinquième verset


« Hachém ménate-’hélqi vékhossi, Atta tomikh gorali

Hachém, Tu es la part de mon destin et ma coupe, c’est Toi qui soutient mon sort. »

Ici, on entre encore plus dans l’intimité de cette dévéqoute, de cette adhésion qui n’est plus vue comme un instant de soutien psychologique en période de difficultés.
Mais cette proximité qui vient de mon désir s’étend à tout mon être, et à mon avenir et mon destin; le mot de coupe comprend à la fois une dimension divine de plénitude et aussi une dimension de réception féminine qui fait allusion au sort en tant que couple. Cela réfère bien au verset: ‘Héléq Hachém âmmo, Une part de Hachém est Son peuple.
Pour comprendre les allusions de ce kos, verre ou coupe, lisez le verset du psaume 11,6-7 et 23,5 et 75,9 et 116,13. Vous verrez que la coupe est ce que nous allons ingurgiter comme bonnes ou mauvaises choses et que, suivant notre attitude, tout peut virer en satisfaction ou cauchemar. Lisons dans ce contexte, spécialement le psaume 23 que les Sépharades disent avant le kiddouche du Chabbate et dont on comprend ici la plénitude chez celui qui est venu retrouver la Maître de la vie et qui veut l’accorder à Israël comme on le voit dans le Cantique des Cantiques. Les Sages qui nous transmettent le niveau du réméz nous indiquent aussi que le mot kos a la guématria de Elokim, D.ieu; nous comprenons mieux alors la phrase: « Tu es mon kos, ma coupe ».

Sixième verset


« Havalim nagélou-li bannéîmim, af-na’halate chaféra âlaï.

Un héritage abondant m’est échu dans des lieux de délices, et mon héritage est magnifique pour moi. »
On découvre ici que la téchouva, le mouvement de retour vers Hachém, est un retour au Gan Eden, au Jardin d’Edén.
Et il nous est accordé en pleine possession come un héritage touché.

Septième verset


« Avarékh éte-Hachém acher yéâtsani, af-léilote yissérouni khiliotav.

Je m’empresserai de bénir sans cesse Hachém qui m’a conseillé, même pendant les nuits mes reins m’en avertissent ».

Cette fois nous voyons que notre mouvement intérieur qui va rejoindre Hachém n’est plus seulement un acte que l’on s’efforce d’accomplir par raison ou par sagesse, mais un mouvement qui vient des profondeurs de notre chair comme un amour profond qui monte.

 
Huitième verset


« Chivviti Hachém lé néghdi tamid, ki mimini bal-émmote.

J’ai agi pour me représenter Hachém sans cesse face à moi. Et, s’il est à ma droite, je ne chancellerai pas ».

Le terme « chivviti » indique bien qu’il faut agir pour se représenter. Même qui on aime, il faut s’organiser pour y penser sinon les occupations et préoccupations nous en éloignent vite. Et l’auteur, cette fois, est parvenu à réaliser cet entrainement, non seulement avant d’affronter une difficulté, ce qui est déjà une grande réussite. Mais, à tout moment, il reconstruit devant son regard cette présence, même quand il n’y a pas de difficultés.
La phrase Chivviti Hachém lé néghdi tamid est placée en tout endroit, dans les synagogues, chez soi, dans les livres de prières. Ce n’est pas une amulette, mais il est exact que cette présence qui vient de notre initiative est une sauvegarde contre la « chute » qui est notre mouvement spontané.
Neuvième verset


« Lakhén sama’h libbi vayaghél kévodi, af-béssari yichkone lavéta’h.

C’est pourquoi se réjouit mon coeur, et jubile mon honneur; et même ma chair repose dans la tranquillité ».

Le Roi David et celui qui dit ce psaume, découvrent que cette dévéqoute donne l’union à la joie, et que l’honneur personnel est satisfait, heureux; et le corps lui même, la chair sont apaisés. Ce dernier point est rare car on voit tellement de personnes, dans le stress de l’existence, se mettre à se replier sur les petites souffrances corporelles qui sont des signes du malaise plus grand et qui ne sera jamais soigné par les multiples pilules et traitements médicamentaux.
Ici, au contraire, les trois niveaux (corps, coeur et honneur) sont sains et jubilent.

 

 



QUATRIEME PARTIE

Dixième verset


« Ki, lo-taâzove nafchi lichol, lo-tittén ‘hassidékha lirote cha’hate.

Car, Tu n’abandonneras pas mon être au désastre, Tu ne livreras pas celui qui t’aime à l’abîme. »

L’auteur se souvient soudainement de la réalité difficile qui reste là, bien entendu, et celui qui vit comme on vient de le décrire n’est pas délivré de l’anxiété d’être abandonné à ces méchancetés ambiantes. Et il compte bien qu’il n’y tombera pas également par l’abandon de Hachém. L’être humain est abandonnique, quand il est lucide, car il ressent tellement sa faiblesse et, s’il sait que le Créateur existe et rien qu’en bonté, il comprend que le malheur ne pourrait -‘has vé ‘halila (D.ieu nous en préserve)- surgir et l’emporter que par abandon.
De son côté, il aime Hachém et va vers Lui. Il demande ici que la réciproque se manifeste également.

 

Onzième verset


« Todiêni ora’h ‘hayim,
Tu me feras connaître le chemin de la vie,

Sovâ séma’hotes éte-panékha, néîmote biminékha nétsa’h.
le flux des joies avec Ton visage, délices à Ta droite, éternellement. »

Le psaume se termine par un regard positif, optimiste et stable vers l’avenir. La prière a bien été réussie dans la présence et son fruit atteint même le ressenti du visage et de tout l’être.

Pour ceux qui sont sensibles à la tradition de la prononciation traditionnelle exacte de l’hébreu, je place ici brièvement l’ensemble de ces versets avec -en caractères gras- les lettres qui ont une forme verbale trop souvent négligée :
1 – « Mikhtam léDavid. Chaméréni El ki-‘hassiti vakhe.
Mikhtam de David. Garde-moi, D.ieu, car je m’abrite en Toi. »
2
« Amarte la Adonaï Adonaï atta. Tovati bal-âlékha
Tu as dis à Hachém: Mon maître, c’est Toi, mon bonheur n’est pas ailleurs que sur Toi. »
3
Liqédochim achér-baarets hémma, véaddiré kol-‘heftsi-vam
Aux saints qui sont sur la terre, et aux nobles en eux est tout mon désir.
4
Yirbou âtsévotam a‘hér maharou
Ceux qui multiplient leurs peines, après d’autres (valeurs que Toi) ils courent
Bal- assikh niskéhém middam, ouval-éssa éte chémotam âl-séfataï.
En rien je ne m’associerai à leurs rites mélés de sang, et leurs noms ne viendront pas sur mes lèvres.
5
« Adonaï ménate-‘hélqi vékhossi, Atta tomikh gorali
Adonaï, Tu es la part de mon destin et ma coupe, c’est Toi qui soutient mon sort. »
6
«  ‘Havalim nafélou-li bannéîmim, af-na‘halate chaféra âlaï.
Un héritage abondant m’est échu dans des lieux de délices, et mon héritage est magnifique pour moi. »
7
« Avarékh éte-Adonaï acher yéâtsani, af-léilote yissérouni khiliotaï.
Je m’empresserai de bénir sans cesse Hachém qui m’a conseillé, même pendant les nuits mes reins m’en avertissent ».
8
« Chivviti Adonaï lé néghddi tamid, ki mimini bal-émmote.
J’ai agi pour me représenter Hachém sans cesse face à moi. Et, s’il est à ma droite, je ne chancellerai pas ».
9
« Lakhén sama‘h libbi vayyaghél kévodi, af-béssari yichkone lavéta‘h.
C’est pourquoi se réjouit mon coeur, et jubile mon honneur; et même ma chair repose dans la tranquillité ».
10
« Ki, lo-taâzove nafchi lichol, lo-tittén ‘hassidékha lirote cha‘hate.
Car, Tu n’abandonneras pas mon être au désastre, Tu ne livreras pas celui qui t’aime à l’abîme. »
11
Todiêni ora’h ‘hayim sovâ séma‘hotes éte-panékha, néîmote biminékha nétsa‘h.
Tu me feras connaître le flux des joies avec Ton visage, délices à Ta droite, éternellement. »


Conclusion qui s’impose

Il s’agira maintenant de revenir (téchouva) à ces mouvements très souvent,
- chaque fois qu’un dommage s’éveille de l’extérieur,
- chaque fois que l’on se déstabilise soi-même et que l’on descend au niveau des attaques négatives.
Cette attitude définit ce que l’on appelle hé’hassid, le ‘hassid, quelqu’un qui aime Hachém. C’est le sens de toute la littérature juive, ne pas limiter cela au groupe d’Europe centrale (lien ici) qui a constitué un mouvement nommé la‘hassidoute et dont ses membres sont nommés aussi des ‘hassidim.
Précision: on ne dit pas ha ‘hassid mais hé ‘hassid, comme devant beaucoup de mots commençant par un ‘hét: hé ‘halav, le lait; hé ‘hadachim, les nouveaux; hé ‘haver, l’ami; hé ‘halache, le faible; hé ‘hag, la fête; hé ‘hakham, le sage; hé ‘hodachim, les mois. etc.

Sans cette téchouva de confiance et affective, la correction de nos déficiences morales qui nous est demandée risque d’être simple un regret, un aveu, une décision de changer (3 conditions nécessaires pour la téchouva) mais on en reste encore à une thérapeutique morale qui n’est pas située dans la réalité. Pourquoi? Parce que la réalité est celle de LA Présence d’amour irradiant, et en prendre conscience, s’en rapprocher nous éloigne des forces hostiles, leur enlève leur force. Comment l’exprimer avec intensité et sensation.
Il faut donc placer l’action du psaume dans la réalité continue et non pas seulement comme une heure d’étude.

Je vous donne cette étude pour cette année et que les 100 bérakhotes envoyées par le Ciel se déploient cette année
et que nous disions avec lui tous ensemble à Israël: « tu es la plus belle des femmes, ha yafa ba nachim »(Cantique des Cantiques 1,8 et 5,9 et 6,1).

PERCEVONS UNE DYNAMIQUE ESSENTIELLE  QUI NOUS ENSEIGNE DANS CE PSAUME :

Ici, VOYONS À NOUVEAU d’abord l’ensemble du texte de ce psaume 16 sans y mettre en évidence l’alternance de deux dynamiques:

1 – « Mikhtam léDavid. Chaméréni El ki-’hassiti vakhe.
Mikhtam de David. Garde-moi, D.ieu, car je m’abrite en Toi. »
2
« Amarte la Adonaï Adonaï atta. Tovati bal-âlékha
Tu as dis à Hachém: Mon maître, c’est Toi, mon bonheur n’est pas ailleurs que sur Toi. »
3
Liqédochim achér-baarets hémma, véaddiré kol-’heftsi-vam
Aux saints qui sont sur la terre, et aux nobles en eux est tout mon désir.
4
Yirbou âtsévotam a’hér maharou
Ceux qui multiplient leurs peines, après d’autres (valeurs que Toi) ils courent
Bal- assikh niskéhém middam, ouval-éssa éte chémotam âl-séfataï.AL 100
En rien je ne m’associerai à leurs rites mélés de sang, et leurs noms ne viendront pas sur mes lèvres.
5
« Adonaï ménate-’hélqi vékhossi, Atta tomikh gorali
Adonaï, Tu es la part de mon destin et ma coupe, c’est Toi qui soutient mon sort. »
6
 » ‘Havalim nafélou-li bannéîmim, af-na’halate chaféra âlaï.
Un héritage abondant m’est échu dans des lieux de délices, et mon héritage est magnifique pour moi. »
7
« Avarékh éte-Adonaï acher yéâtsani, af-léilote yissérouni khiliotaï.
Je m’empresserai de bénir sans cesse Hachém qui m’a conseillé, même pendant les nuits mes reins m’en avertissent ».
8
« Chivviti Adonaï lé néghddi tamid, ki mimini bal-émmote.
J’ai agi pour me représenter Hachém sans cesse face à moi. Et, s’il est à ma droite, je ne chancellerai pas ».
9
« Lakhén sama’h libbi vayyaghél kévodi, af-béssari yichkone lavéta’h.
C’est pourquoi se réjouit mon coeur, et jubile mon honneur; et même ma chair repose dans la tranquillité ».
10
« Ki, lo-taâzove nafchi lichol, lo-tittén ‘hassidékha lirote cha’hate.
Car, Tu n’abandonneras pas mon être au désastre, Tu ne livreras pas celui qui t’aime à l’abîme. »
11
Todiêni ora’h ‘hayim sovâ séma’hotes éte-panékha, néîmote biminékha nétsa’h.
Tu me feras connaître le flux des joies avec Ton visage, délices à Ta droite, éternellement. »

Maintenant, perception des deux langages alternatifs: (le moi-TOI direct et la réflexion-sur) dans le psaume 16 au plus haut et au plus profond de la relation divin-humain
comme une nécessité même aux plus haut moments de la relation humaine avec le divin:
Cela est clair dans ces deux phases des versets :
- union directe en plénitude dns le moi-TOI: versets 1-2-5-10-11
- phases indispensables d’éloignement dans la parole interne pour parler de «la pensée sur l’expérience» : versets 3-4-6-7-8-9
(pour bien réaliser ce qui se passe, imaginons un couple en pleine relation d’amour et, soudain l’un des deux commence à faire de la philosophie descriptive sur cette relation qui se déroule puis revient ensuite dans l’intimité directe (sera-t’elle encore réussie ?). Cela est fréquent et crée un problème supplémentaire et des souffrances supplémentaires. Il est donc utile d’apprendre quelque chose de très important ici du Roi David. Continuons.

Voyons le texte dans la redondance qui doit avoir un sens p?dagogiique important pout nous au sujet de ces deux phases séparées:

1° – phases d’union directe en plénitude dans le moi-TOI: versets 1-2-5-10-11

verset 1 – « Mikhtam léDavid. Chaméréni El ki-’hassiti vakhe.
Mikhtam de David. Garde-moi, D.ieu, car je m’abrite en Toi. »
verset 2
« Amarte la Adonaï Adonaï atta. Tovati bal-âlékha
Tu as dis à Hachém: Mon maître, c’est Toi, mon bonheur n’est pas ailleurs que sur Toi. »
verset 5
« Adonaï ménate-’hélqi vékhossi, Atta tomikh gorali
Adonaï, Tu es la part de mon destin et ma coupe, c’est Toi qui soutient mon sort. »
verset 10
« Ki, lo-taâzove nafchi lichol, lo-tittén ‘hassidékha lirote cha’hate.
Car, Tu n’abandonneras pas mon être au désastre, Tu ne livreras pas celui qui T’aime à l’abîme. »
verset 11
Todiêni ora’h ‘hayim sovâ séma’hotes éte-panékha, néîmote biminékha nétsa’h.
Tu me feras connaître le flux des joies avec Ton visage, délices à Ta droite, éternellement. »

2° – et aussi phases indispensables d’éloignement dans la parole interne pour parler de «la pensée sur l’expérience» : versets 3-4-6-7-8-9

verset 3
Liqédochim achér-baarets hémma, véaddiré kol-’heftsi-vam
Aux saints qui sont sur la terre, et aux nobles en eux est tout mon désir.
verset 4
Yirbou âtsévotam a’hér maharou
Ceux qui multiplient leurs peines, après d’autres (valeurs que Toi) ils courent
Bal- assikh niskéhém middam, ouval-éssa éte chémotam âl-séfataï.
En rien je ne m’associerai à leurs rites mélés de sang, et leurs noms ne viendront pas sur mes lèvres.
verset 6
 » ‘Havalim nafélou-li bannéîmim, af-na’halate chaféra âlaï. AL 100
Un héritage abondant m’est échu dans des lieux de délices, et mon héritage est magnifique pour moi. »
verset 7
« Avarékh éte-Adonaï acher yéâtsani, af-léilote yissérouni khiliotaï.
Je m’empresserai de bénir sans cesse Hachém qui m’a conseillé, même pendant les nuits mes reins m’en avertissent ».
verset 8
« Chivviti Adonaï lé néghddi tamid, ki mimini bal-émmote.
J’ai agi pour me représenter Hachém sans cesse face à moi. Et, s’il est à ma droite, je ne chancellerai pas ».
verset 9
« Lakhén sama’h libbi vayyaghél kévodi, af-béssari yichkone lavéta’h.
C’est pourquoi se réjouit mon coeur, et jubile mon honneur; et même ma chair repose dans la tranquillité ».

POUR COMPRENDRE CELA QUE NOUS ENSEIGNE CETTE  ALTERNANCE, NOUS DEVONS ALLER MAINTENANT LIRE L’ANALYSE DE LA PARACHA BECHALAH

http://www.modia.org/tora/chemote/bechalah.php


NOUS COMPRENDRONS ALORS CE RÔLE EFFECTIVEMENT DOUBLE ET ALTERNATIF JUSQUE DANS LES RÉALITÉS LES PLUS IMPORTANTES ; cela y décrit fortement et clairement ce qu’est la relation du divin et du peuple avec sa preuve dynamique expliquée par la relation COMPLEXE DE DUO ENTRE LE SOLEIL ET LA LUNE. Seule l’étude de cette paracha Béchalah permettra de bien le comprendre.
NOUS COMPRENDRONS alors l’importance essentielle de la dynamique de la lettre beit (2) placée en panneau indicateur en entrée de TOUT le texte de la Bible comme le fondement et la fondation complexe et alternante de toute la réalité à venir. Bonne continuation de l’étude ici: http://www.modia.org/tora/chemote/bechalah.php



Finale

Réalisons que pour maintenir cette adhésion, cette adhérence, cette dévéqoute à Hachém, nous avons beaucoup d’autres supports dans la journée.

1. D’abord, les hommes ont sur eux le signe de l’alliance, inscrit sur la zone la plus intime, ils ne peuvent donc pas l’oublier ni l’égarer. A fortiori, cela leur rappelle constamment que l’instinct subit et puissant doit rester adhérant àHachém et ne pas s’égarer, jamais. Et que toute activité sexuelle doit se vivre dans la pudeur, la dignité, la qédoucha.A réfléchir.

2. Les téfilines sont aussi cette adhérence par la courroie qui colle à la peau

et, après avoir mis ceux du bras, nous comptons les tours qui s’y enroulent en disant les 7 mots de ce verset pour vérifier s’il n’y a pas d’erreur:

véatém haddévéqim baHachem Elohékhem ‘hayim coulékem (et vous qui collez à Hachém votre D.ieu vivants tous vous êtes)

hayom (aujourd’hui).
Tout y est bien indiqué: le mot dévéqim (ceux qui collent à), l’union à Hachém, la vie que cela donne, l’union d’adhésion à tout le peuple, et que ce mouvement se vit ici et maintenant à chaque instant: hayom, aujourd’hui, sur lequel on insiste. Cette phrase vient de Dévarim 4,4.

3. Les mézouzotes
Nous « fixons » fermement une mézouza sur chaque montant de porte pour que notre maison soit bien bâtie sur la qédoucha, y adhére. Ici, le Rav Chalom Messas fixant solidement une mézouza.

(Le Rav Chalom Messas, zatsal, fixant une mézouza).
Et nous posons la main sur la mézouza depuis toujours et l’embrassons ensuite pour adhérer par le corps aux mots deqédoucha qui y sont inscrits.
Voici quelques exemples de ces mézouzotes:

(Exemples de boitiers de mézouza. Image SweetChild Software)


4. Voyez toute cette page (lien ici) où nous touchons les pierres du Kotel, lien à la Présence de la Chékhina.

5. Les bénédictions sont la forme verbale de ce lien qui reconnaît l’existence de cette adhérence en tout.

6. Continuez à trouver les autres expressions concrètes et continues de cette adhérence.

Se reporter au catalogue de toutes nos photos; elles sont un enseignement sur la beauté de la Création comme monde donné, présence de l’amour du Créateur, éducation du regard pour adhérer à Lui constamment.


Pour approfondir la notion de dévéqoute,
( adhésion constante d’amour)
envers Hachém

(Comment habiter sans cesse avec Ha qadoche baroukh Hou. Et comment développer cette adhésion dans notre relation à soi-même, aux autres aux activités, aux choses),

reportez-vous à ces études:

La dévéqoute dans l’enseignement de la Torah:
http://www.modia.org/tora/berechite/vayichlah.html
http://www.modia.org/tora/chemote/vaera.html
http://www.modia.org/tora/vayiqra/behar.html
http://www.modia.org/tora/devarim/vaethanane.html
http://www.modia.org/tora/devarim/choftim.html
http://www.modia.org/tora/devarim/nitsavimabou.html

et toutes les études de Modia sur l’amour dans la Torah: http://www.modia.org/etapes-vie/couple/amour.html

La dévéqoute dans le Livre des psaumes, ci-dessus: http://www.modia.org/priere/psaume16.html
La dévéqoute dans le Livre de Routh: http://www.modia.org/tora/nakh/ruth.html

La lune et sa bénédiction, exemple et enseignement sur la dévéqoute:http://www.modia.org/infos/etudes/birkaatalevana.html

Un enseignement essentiel chez un maître de la cabale et du moussar (morale), dans Réchite ‘Hokhma (Le commencement de la sagesse, 1575), de Rabbi Eliahou ben Moché Vidas (élève de Rabbi Moché Cordovéro, 1522-1570):
- découvrir sa méthode sur la dévéqoute, l’adhésion d’amour: http://www.modia.org/tora/devarim/eqev-ahava.html
- et comment la vivre concrètement et non théoriquement: http://www.modia.org/tora/chemote/kitissa.html


La dévéqoute dans l’enseignement des ‘haridim de Lithuanie, chez le
Rabbi ‘Hayim de Volozhyne, dansNéféche Ha’hayimhttp://www.modia.org/lev-gompers/methode/originalite-etude.html

La dévéqoute dans le ‘hassidisme polonais et spécialement chez le Baâl Chem Tov:
http://www.modia.org/lexhassid/lexhassid.html
http://www.modia.org/infos/calendrier/eloul.html

La dévéqoute dans la pureté des mains: http://www.modia.org/priere/expliq4.html
La dévéqoute dans le regard: http://www.modia.org/poeme/presence/beautes.html

Ecoutons l’enseignement de l’auteur de Réchite ‘Hokhma, Ribbi de Vidas: le bien que l’on souhaite et qui se fait dans le monde est en fonction directe de la qualité de l’adhésion amoureuse de l’homme à D.ieu (ladévéqoute):
« kéfi na ché ha adam mitdabéq bé boreo va yéra mimméno, kén ha boré nimtsa îmo » comme il est dit I Chroniques 28,9 : »si tu le recherches, il te sera accessible, im tidréchénnou yimatsé lakh« . La preuve en est donnée dans le Zohar racontant l’épisode de Ribbi Chiméone et Ribbi Yitshaq (paracha Vayé’hi 218a) ou les merveilleuses histoires de toute la famille de ‘Honni ha méâguél, le traceur de cercles, qui étaient tellement sûrs de la proximité divine qu’ils se mettaient dans un cercle pour prier pour le bien du peuple jusqu’à l’obtention qui ne tardait pas (Traité Taânite du Talmud 23a et suivants). Ecoutons l’un de ces épisodes: Abba ‘Helkia le petit fils de ‘Honni comprit que les rabbins étaient venus lui demander de prier pour la pluie car le peuple souffrait de la sécheresse. Il dit à sa femme: « montons sur la terrasse avant qu’ils nous le demandent, et prions pour que la pluie vienne et, comme cela, on ne nous en n’attribuera pas le mérite ». Ils montèrent, ils prièrent lui d’un côté et sa femme de l’autre, et un nuage de pluie se plaça juste au-dessus de sa femme ». (et la pluie commença). Ils redescendirent et il dit aux rabbins: « pourquoi venez-vous me voir? » – « pour que tu demandes la pluie » – « mais elle est déjà arrivée, grâce à D.ieu et vous n’avez pas eu besoin que j’intervienne » – « Nous savons que c’est grâce à toi qu’elle est tombée ».
J’ai eu la possibilité de connaître un couple de ce type et une année de terrible sécheresse ils se mirent à prier ainsi et, malgré toutes les prévisions météorologiques qui n’annonçaient aucun chancement à l’horizon, la prière de la femme fut exaucée et la pluie commença à tomber quelques minutes plus tard après sa demande au grand étonnement des météorologistes. Et elle dura de nombreux jours. La pluie est la bénédiction et tout ceci ne nous parle que de la bénédiction: D.ieu s’est engagée à l’accorder quand son peuple est pur et demande avec confiance: ainsi le Roi David l’enseigne à son fils Salomon (Chlomo) en présence de tout le rassemblement des enfants d’Israël:
« chimrou védirchou kol mitsvote Hachém Elohéikhem
appliquez scrupuleusement et avec compréhension les mitsvotes de Hachém votre D.ieu,
lé maâne tiréchou éte ha arets ha tova
afin que vous ayiez en héritage cette bonne terre
vé hin’haltem livnékhem a’harékhem
et que vous la transmettiez à vos enfants en héritage après vous,
âd ôlam
éternellement. »

Donc l’assurance est donnée, mais si nous avons cette adhésion qui mène à la pratique, dont le signe le plus évident est que l’on vive sur la terre de Hachém car, comme l’enseigne le Rambam et tous les Sages, la mitsva de la terre d’Israël comprend en elle toutes les mitsvotes.
C’est donc une aberration d’en faire une simple et autre mitsva parmi toutes les autres et dont on pourrait se dispenser. Quand le Rambam (Maïmonide) ne la met pas dans la liste de ses mitsvotes, c’est simplement parce qu’elle comprend toutes les autres et qu’il en faisait l’énumération séparée. Il n’y a donc aucune dissension avec le Rambane (Nahmanide) là-dessus.
La terre d’Israël est donc le signe le plus tangible de cette assurance de la dévéquoute réciproque de bonté entre D.ieu et nous.
Revenir à D.ieu dans la téchouva et particulièrement dans le mois de Eloul, est donc prendre tout cela en considération.
C’est pour cela qu’il est affiché dans les synagogues (lien ici), ce verset de la dévéqoute:
« Chivitti Hachém lé negdi tamid
je me représente Hachém devant moi continuellement ».


David dit à son fils Salomon (Chlomo), et à nous: « hazaq vé âssé » (soit fort et accomplis!) ».


(image de dévéqoute, dessin de l’auteur).

Pour terminer ces voeux, voici une mise en garde. Elle ne vient pas de moi mais du prophète Isaïe au chapitre 28. Il précise bien qu’il faut revenir mais par le coeur et non pas enfermer, ceux à qui on veut enseigner la Torah, dans des carcans. Ecoutez ses termes: « Ils n’ont pas voulu écouter, ils n’ont vu dans la parole de Hachém que loi sur loi, précepte sur précepte, règle sur règle, ordre sur ordre, une vétille par ci, une vétille par là, de sorte qu’en marchant ils trébuchent en arrière et se brisent, s’engagent dans le piège et s’y embarrassent… « . La Torah n’est pas une prison où on entre dans un uniforme mental et vestimentaire d’une secte. Lisez ce chapitre d’Isaïe et la suite et vous verrez comment renouveler un monde bloqué et qui se bloque toujours davantage. En ce sens voici d’autres preuves de la bonté et beauté de notre lien au Créateur que nous pouvons continuer dans le coeur (toutes photos de l’auteur qui vous souhaite la plénitude en chaque instant).

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant, vivons mieux ensemble.

Lire ici le parcours d’un jeune israélien dans sa recherche de dévéqoute, adhésion amoureuse à D.ieu, qui l’a amené dans divers pays et expériences spirituelles dans d’autres cultures, avant qu’il ne parvienne à ce que la Torah lui proposait dans le même sens et, en plus, et selon sa propre identité. Je l’ai accompagné lentement dans ce long et très laborieux parcours à sa demande et ce texte est la dernière lettre de nos échanges à quelques semaines de son retour final à la dévéqoute de la Torah, en Israël.
(lien ici).
Chercher, comprendre et trouver la dévéqoute avec stabilité est une longue et laborieuse entreprise, comme celle d’Avraham. Comme pour lui, elle se fait à tous âges. C’est le Lekh lékha (va vers toi-même) fondamental.
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Et testez-vous!

 

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DE MODIA – NOUS RENTRONS DANS LE MOIS DE SIVAN – Lire les Psaumes 68 ET 84 (contre le mauvais esprit-Pour un malade qui maigrit)

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La particularité du mois de Sivane

par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

Site Modia   http://www.modia.org


Lire :
- le Roche ‘Hoddéche
- la Fête de Chavouôte


La particularité du mois de Sivane
C’est le mois dans lequel la Torah a été donnée au Sinaï.
C’est l’aboutissement de la création et du tiqqoune qui a été fait en Egypte, puis de la purification dans le désert et, pendant la période du Ômér, comme nous l’avons accompagné chaque jour sur le site.
La Torah est beauté, la concrétisation de la beauté céleste, c’est pour cela qu’elle est nommée  tiféréte (beauté).
(Pour les étudiants avancés :
On dit alors que le mois de Sivane est celui de la séfira Tiféréte.
Le Rav Guikatillia, dans Chaâré Ora et les Sages qui lui ont succédé le met en liaison avec les dynamiques de Zévoulone, fils de Yaâqov ; est-ce parce que Zévoulone faisait profiter des revenus de son métier ceux qui se consacraient à l’étude de la Torah ?
Les lettres et voyelles qui marquent ce mois sont les lettres du Nom placées en initiales dans le verset yédotav oulétsélâ hammichqane hachénite, »ses tenons, et pour le second côté du sanctuaire », verset de force et d’union sainte. Chémote 26, 19-20)


Quelques faits marquant le mois de leur empreinte :
le 1 Sivane (19 mai 2015
Les bnéYisraël entrent dans le désert du Sinaï.

Le 6 Sivane
Réception de la Torah par Moché.

Le 7 Sivane
Ribbi Yéhoshua fixe la réception de la Torah par tout Israël au Chabbate du 7 Sivane.
A la mi-journée, Moché monte sur le Mont Sinaï poury rester 40 jours.

Le 14 Sivane
Hiloula de Rabbi ‘Hayim de Volojine (1749-1821), auteur de Néféche ha’hayim (traduit en français, sous le titre de L’âme de la vie, par B. Gros chez Verdier), élève du Gaone de Vilna et rénovateur des yéshivotes qui gardent encore son empreinte pédagogique. Son livre, profond et de lecture aisée, est un chef d’oeuvre d’équilibre qui pose les fondements du judaïsme en tenant compte des sensibilités diverses sans tomber dans les excès périlleux.

le 15 Sivane
Jour de la naissance et du décès de Yéhouha, fils de Yaâqov avinou et Léa.

Le 21 Sivane
Lire dans la paracha Béhaâlotékha : en ce jour les bnéi Yisrael partirent des « tombeaux de la convoitise »(qévarote hataava) vers ‘Hatsérote. Egalement l’épisode douloureux de l’incompréhension qui a surgi entre Myriam et Ahrone envers leur frère Moché. Munis d’une bonne intention, ils lui firent un reproche sur sa vie conjugale, et la punition reçue du Ciel nous enseigne sur l’importance de toute parole négative.

Le 23 Sivane
Aujourd’hui, le livre d’Esther (ch. 8) nous rapporte l’épisode des secondes lettres envoyées par Mordékhaï et Esther.

Le 25 Sivane
Aujourd’hui furent tués plusieurs des grands Sages parmi les dix arouguéi malkhoute : Rabane Chimeône  ben Gamliél, Ribbi Yichmaël le Cohén Gadol.
Anniversaire tragique des 51 ans du navire l’Altaléna, au large des côtes d’Israël en 1948, premier cas où des juifs tirèrent contre leurs frères dans l’époque contemporaine sur la terre d’Israël. Que le Ciel pardonne les  fautes de Son peuple, et nous aide à accéder à un niveau de moralité et de fraternité qui exclut de tels actes qui se sont tragiquemen reproduits depuis.

Le 28 Sivane
Lire dans la paracha Béhaâlotékha : aujourd’hui,les bnéi Yisrael partent de ‘Hatsérote vers le désert de Parane.
(Voir le calendrier quotidien de chacun des jours du mois).

 


 

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La particularité du mois de Sivane

par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

Site Modia   http://www.modia.org


Lire :
- le Roche ‘Hoddéche
- la Fête de Chavouôte


La particularité du mois de Sivane
C’est le mois dans lequel la Torah a été donnée au Sinaï.
C’est l’aboutissement de la création et du tiqqoune qui a été fait en Egypte, puis de la purification dans le désert et, pendant la période du Ômér, comme nous l’avons accompagné chaque jour sur le site.
La Torah est beauté, la concrétisation de la beauté céleste, c’est pour cela qu’elle est nommée  tiféréte (beauté).
(Pour les étudiants avancés :
On dit alors que le mois de Sivane est celui de la séfira Tiféréte.
Le Rav Guikatillia, dans Chaâré Ora et les Sages qui lui ont succédé le met en liaison avec les dynamiques de Zévoulone, fils de Yaâqov ; est-ce parce que Zévoulone faisait profiter des revenus de son métier ceux qui se consacraient à l’étude de la Torah ?
Les lettres et voyelles qui marquent ce mois sont les lettres du Nom placées en initiales dans le verset yédotav oulétsélâ hammichqane hachénite, »ses tenons, et pour le second côté du sanctuaire », verset de force et d’union sainte. Chémote 26, 19-20)


Quelques faits marquant le mois de leur empreinte :
le 1 Sivane (19 mai 2015
Les bnéYisraël entrent dans le désert du Sinaï.

Le 6 Sivane
Réception de la Torah par Moché.

Le 7 Sivane
Ribbi Yéhoshua fixe la réception de la Torah par tout Israël au Chabbate du 7 Sivane.
A la mi-journée, Moché monte sur le Mont Sinaï poury rester 40 jours.

Le 14 Sivane
Hiloula de Rabbi ‘Hayim de Volojine (1749-1821), auteur de Néféche ha’hayim (traduit en français, sous le titre de L’âme de la vie, par B. Gros chez Verdier), élève du Gaone de Vilna et rénovateur des yéshivotes qui gardent encore son empreinte pédagogique. Son livre, profond et de lecture aisée, est un chef d’oeuvre d’équilibre qui pose les fondements du judaïsme en tenant compte des sensibilités diverses sans tomber dans les excès périlleux.

le 15 Sivane
Jour de la naissance et du décès de Yéhouha, fils de Yaâqov avinou et Léa.

Le 21 Sivane
Lire dans la paracha Béhaâlotékha : en ce jour les bnéi Yisrael partirent des « tombeaux de la convoitise »(qévarote hataava) vers ‘Hatsérote. Egalement l’épisode douloureux de l’incompréhension qui a surgi entre Myriam et Ahrone envers leur frère Moché. Munis d’une bonne intention, ils lui firent un reproche sur sa vie conjugale, et la punition reçue du Ciel nous enseigne sur l’importance de toute parole négative.

Le 23 Sivane
Aujourd’hui, le livre d’Esther (ch. 8) nous rapporte l’épisode des secondes lettres envoyées par Mordékhaï et Esther.

Le 25 Sivane
Aujourd’hui furent tués plusieurs des grands Sages parmi les dix arouguéi malkhoute : Rabane Chimeône  ben Gamliél, Ribbi Yichmaël le Cohén Gadol.
Anniversaire tragique des 51 ans du navire l’Altaléna, au large des côtes d’Israël en 1948, premier cas où des juifs tirèrent contre leurs frères dans l’époque contemporaine sur la terre d’Israël. Que le Ciel pardonne les  fautes de Son peuple, et nous aide à accéder à un niveau de moralité et de fraternité qui exclut de tels actes qui se sont tragiquemen reproduits depuis.

Le 28 Sivane
Lire dans la paracha Béhaâlotékha : aujourd’hui,les bnéi Yisrael partent de ‘Hatsérote vers le désert de Parane.
(Voir le calendrier quotidien de chacun des jours du mois).

 


 

 

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Une unité de Golani a besoin de vestes de combat modernes. Aidons les, faites un don !

- Europe Israël a été contacté par une unité de Golani qui a besoin de nouvelles vestes de combat modernes Marom Dolphin. Aidons les, faites un don ! Lors du conflit contre Gaza en juillet 2014, les équipes d’Europe Israël de Tel Aviv, Natanya et Aschkelon ont livré cinq convois de marchandises destinés à plusieurs unités de combattants de l’armée israélienne, qui …

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Europe Israël était présent à la manifestation de soutien pour les chretiens d’orient à la mairie du 16e arrondissement dans l’indifférence des médias

- A l’appel de Claude Goasguen, député maire du 16ème arrondissement, environ 900 personnes se sont réunies le 20 mai 2015 afin de manifester leur soutien aux Chrétiens d’Orient dans l’indifférence totale des médias et des TV qui n’ont pas jugés bon de se déplacer pour couvrir l’événement… Europe Israël qui avait relayé l’appel de Claude Goasguen était présent ainsi …

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Incroyable désinformation anti-israélienne du Figaro: le quartier Juif multi-millénaire dans la vieille ville serait une « colonie juive » à Jérusalem !

- Une carte de Jérusalem qui illustre un article sur l’extension du tramway indique que le quarter Juif de la vieille ville de Jérusalem est  »une colonie juive » ! Hier nous avons publié un article sur la désinformation anti-israélienne publiée dans le Figaro où un terroriste au volant d’une voiture bélier devient un simple « palestinien » tué par la police. Mais le Figaro …

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Désinformation hallucinante du Figaro sur Israël

Le 20 mai, Un policier a été légèrement blessé et une femme policière a été légèrement à moyennement atteinte, lorsque le terroriste au volant de son véhicule les a percutés.  L’un des policiers a ouvert le feu en direction du conducteur, le blessant mortellement. Il s’agit donc, sans contestation possible, d’un acte terroriste. Mais ce n’est pas ce que rapporte …

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Définitif : le rapport qui prouve la désinformation de l’AFP vis à vis d’Israël

La désinformation scandaleuse et continuelle de l’AFP concernant Israël est un fait bien connu de tous. Europe-Israël à produit de nombreux articles sur le sujet. Ce qu’il manquait, afin de pouvoir établir de manière définitive et aux yeux de tous les malversations de l’agence de presse, c’est une étude détaillée sur une période significative. C’est désormais chose faite, grâce à une excellente …

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L’Arabie saoudite, rejette l’offre israélienne du Dôme de fer

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Irak: Deux djihadistes français de l’Etat islamique commettent un attentat-suicide contre des objectifs militaires

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Scarlett Johansson : Paris est un « cauchemar » sécuritaire. « Il y a beaucoup d’antisémitisme dans l’air »

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DE METULLA AGENCY – LES CONFERENCES La défaite de Palmyre marque le début de la fin de la mainmise alaouite en Syrie (info # 012205/15) [Analyse]

Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Metula News Agency et analyste stratégique, développera les thèmes d’actualité suivants:

 

«  L’expansion régionale de l’Iran sanctuarisé par les 5+1, et

L’isolement diplomatique et médiatique d’Israël  »

 

Le mardi 26 mai à 20 heures 30, à Grenoble :

 

Une conférence organisée par la Synagogue ACJG RACHI

11 rue André Maginot 38000 GRENOBLE

Tél. : 04 76 87 02 80

rachigrenoble@gmail.com

Entrée payante : 10 euros. 5 euros pour les étudiants

Réservation souhaitable

 

Le jeudi 28 mai à 20 heures 30, à Bruxelles

 

Une conférence co-organisée par Radio Judaïca (en exclusivité pour la Belgique) et la na
Au Foyer SEF
150, Avenue Winston Churchill – 1180 Bruxelles
Réservations, le matin au Tél. + 32 2 648 18 59

Ou par mail à l’adresse secretariat@cerclebengourion.be
http://www.cerclebengourion.be
Entrée payante : 15 euros. 12 euros pour les étudiants

Réservation hautement souhaitable (la salle était bondée lors de la dernière conférence)

 

Le lundi 1er juin à 20 heures 15, à Marseille

 

Une conférence co-organisée par Radio JM, le CRIF, le Centre Edmond Fleg et la na
Au Newport

79-81 Avenue Pointe Rouge – 13008 Marseille
Réservations au Tél. 06 16 24 92 73

Ou par mail à l’adresse : support.mena@live.com
Entrée payante : 15 euros. 12 euros pour les étudiants

Réservation souhaitable

 

Le mardi 2 juin à 20 heures 15, à Genève :

 

Une conférence organisée par la Communauté Israélite de Genève

21 av. Dumas – 1206 Genève

Tél. 022 317 89 00

http://www.comisra.ch/

Entrée libre, réservation suggérée

 

La défaite de Palmyre marque le début de la fin de la mainmise alaouite en Syrie (info # 012205/15) [Analyse]

Par Jean Tsadik © Metula News Agency

 

Cette semaine, deux villes importantes sont tombées aux mains du Califat islamique : Ramadi, en Irak, à 70km à l’ouest de Bagdad, et Palmyre, en plein centre de la Syrie, à 200km de Damas par l’autoroute, et 150 d’Homs.

 

Dans les deux cas, les blindés et les avions des armées régulières n’ont pas suffi à contenir les djihadistes, pas plus que la participation dans les affrontements des Gardiens de la Révolution iraniens et de leurs supplétifs, les miliciens chiites libanais du Hezbollah. Sans oublier les bombardements massifs des chasseurs-bombardiers de la coalition occidentale, et les frappes ciblées des commandos américains au sol. Rien n’y fait, les islamistes sunnites continuent d’avancer.

 

Contrairement à ce que les distances pourraient laisser croire, les 70km entre Ramadi et Bagdad seront plus difficiles à franchir pour les hommes d’ISIS que les 200km de Palmyre à Damas. Ce, parce que le soutien international apporté au gouvernement irakien est plus étoffé que celui dont jouit Bachar al Assad, qui se limite, en fait, à l’aide de Téhéran et celle de Moscou, ainsi qu’à la bienveillance de Pékin.

 

palmyra.jpg

Palmyre et le réseau routier : le carrefour incontournable vers le Nord et vers l’Est

 

Mais c’est surtout la loi du nombre qui pénalise le régime de l’oculiste-dictateur, qui ne contrôle plus qu’un petit quart de son territoire, contre cinquante pour cent à ISIS : alors qu’en Irak, sunnites (35%) et chiites (65%) se trouvent en quantités significatives, en Syrie, il y a entre un million et demi et deux millions d’alaouites sur 18 millions de Syriens, dont 13 millions de sunnites.

 

Après la perte de Palmyre, une cité de 200 000 habitants, dont 70 000 avaient fui devant l’avancée de l’Etat Islamique, le dernier axe de communication qui reliait la capitale à l’est de la Syrie est tombé, de même que la ville principale de la frontière avec l’Irak, Deir ez-Zor.

 

A Damas, dans l’entourage même de Bachar, on admet qu’il ne s’agit pas d’une perte temporaire de territoire, mais de provinces que l’Etat central ne récupèrera sans doute jamais. Globalement, le moral des alaouites est au plus bas, leurs forces étant partout en recul.

 

Même si ce n’est pas encore la déroute, on sait pertinemment que Damas ne résisterait pas longtemps à une attaque coordonnée de DAESH au Nord, Nord-Est, et d’al Nosra et de l’Armée Syrienne Libre à partir du Golan et de Jordanie.

 

De plus, tous les accès aux pays limitrophes par voie terrestre, Jordanie, Irak, Turquie, Liban et Israël (à part un corridor de 5 kilomètres entre Hader-Syrie, et Majd el Chams-Israël), sont désormais aux mains des diverses factions de l’opposition.

 

Dans la capitale syrienne, on reparle d’une retraite en bon ordre vers le réduit alaouite traditionnel de Lattaquié et Tartous, à l’Ouest du pays et au nord du Liban. Parmi les membres de la société très officieuse des analystes stratégiques de l’Etat hébreu, il se murmure que plus tôt ce redéploiement aura lieu, mieux ça sera, non seulement pour les combattants de la communauté alaouite, mais aussi pour ses civils.

 

Ce que l’on craint, à Métula, c’est un véritable massacre d’alaouites aussitôt que le verrou de Damas aura sauté ; entre la haine religieuse qui sépare alaouites et sunnites, pour lesquels les premiers ne représentent qu’une déviance criminelle de l’islam, et le fossé infranchissable qu’ont creusé quatre ans et demi de guerre civile impitoyable, parsemée d’innombrables exactions, on doit s’attendre à des centaines de milliers de victimes innocentes du côté des perdants au moment de la déroute.

 

Et la rivière de sang ne s’arrêterait probablement pas à la frontière libanaise, c’est en tout cas la conviction d’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, et la nôtre. Nasrallah s’en était ouvert, au début de ce mois, à l’occasion d’une rencontre avec Michel Aoun, son allié chez les chrétiens maronites ; il avait déclaré : « Si Assad tombe, le Hezbollah tombe ! ».

 

On assisterait, en effet, à un déferlement des hordes djihadistes en direction de la Bekaa et de Beyrouth, appuyées par les sunnites libanais, l’Armée, les Druzes, ainsi que par tous les groupes de personnes – et ils sont légions – qui ont dû subir les excès, les attentats et les attaques des Fous d’Allah ces dernières années. Les combats ininterrompus font déjà rage dans la région d’Ersal, où les miliciens chiites, pourtant appuyés par une partie de l’Armée, ont de plus en plus de mal à contenir la pénétration des islamistes sunnites venus de Syrie.

 

En prenant la décision de se retirer de Damas et des grandes villes avant le début de l’assaut contre la capitale, pour se réinstaller dans le réduit traditionnel alaouite, Bachar al Assad parviendrait à restreindre significativement le périmètre à défendre, augmentant de cette manière sensiblement l’efficacité de ses soldats. Il dispose de suffisamment de chars, d’artillerie et d’avions pour combattre, mais ce sont les hommes qui lui font défaut pour ternir un front aussi large que celui qu’il leur a assigné.

 

De toutes façons, face à l’offensive menée par ses ennemis, le front se restreint de lui-même, mais cela se fait en perdant des personnels et des armes précieux, tandis qu’en les redéployant autour de Lattaquié, Assad préserverait sa puissance de feu et serait sans doute capable de stabiliser durablement le front à l’extérieur du réduit alaouite. Ce, d’autant plus que, sur ce territoire, il dispose d’un vaste accès à la mer, d’une énorme base de la marine russe à Tartous, et de réserves d’argent suffisantes pour s’approvisionner en armes et en munitions.

 

Le hic, c’est précisément l’amour propre de cette communauté alaouite, habituée depuis les années soixante à diriger le pays et non à subir la loi des autres ; à vivre en chasseurs et non en gibiers. Se retirer à Lattaquié sans avoir combattu pour Damas, c’est admettre que la défaite est inéluctable – même si elle l’est -, et beaucoup d’assadologues partagent l’opinion que Bachar ne s’y résoudra jamais, ou alors, uniquement lorsqu’il ne disposera d’aucun autre choix.

 

Il faut dire, qu’en plus d’être fanatisés par les discours religieux, les combattants d’ISIS sont remarquablement adaptés aux conditions de cette guerre. Sur leurs pickups, ils ont pour eux la mobilité des essaims d’insectes, la simplicité de l’armement, qui permet l’interchangeabilité des personnels, instantanément remplacés lorsqu’ils tombent par une nouvelle vague de combattants.

 

Ils utilisent la barbarie comme une tactique militaire pour terrifier leurs ennemis, comme à Palmyre, où, sur cinq cents morts, 71 ont été sauvagement exécutés pour « coopération avec un régime infidèle ».

 

Forts de ses récentes conquêtes, DAESH contrôle désormais toutes les exploitations de gaz et de pétrole de Syrie à deux exceptions près. De plus, des rapports très frais le démontrent à nouveau : la Turquie d’Erdogan – pilier de la politique d’Obama dans la région – n’a jamais cessé de fournir les djihadistes en hommes – des Turcs, mais aussi des volontaires venus du monde entier -, en nourriture et en armes.

 

C’est une situation étrange à laquelle on assiste, avec les Américains et les Européens, membres de l’OTAN, qui font la guerre à l’Etat Islamique, pendant que la Turquie, seconde puissance de l’OTAN, l’arme et lui envoie des renforts.

 

En Israël, on se contente pour le moment de suivre très attentivement l’évolution de la situation militaire volatile. Ainsi, les Forces armées libanaises font état de survols incessants des champs de batailles d’Ersal (Liban) et Qalamoun (Syrie) par les appareils frappés de l’Etoile de David.

 

pickups.jpg

Des combattants agiles et… des pilotes peu inspirés

 

En principe, Jérusalem n’intervient pas dans la bagarre, si ce n’est pour apporter un soutien logistique et médical à ses voisins sunnites non djihadistes de l’ASL du plateau du Golan.

 

A court terme, l’évolution de la Guerre Civile est favorable aux Israéliens, avec l’affaiblissement majeur de l’Armée gouvernementale et la dispersion des miliciens hezbollani aux quatre vents. Plus tard, nous aurons probablement à faire frontière commune avec un califat avide d’engloutir de nouvelles conquêtes afin de terminer l’œuvre incomplète du Prophète.

 

C’est désagréable mais c’est gérable, Tsahal n’étant ni l’Armée irakienne ni l’Armée syrienne, et les fronts du Golan et de la frontière libanaise lui convenant au niveau de leurs étendues relativement faibles. Une situation dans laquelle la supériorité technologique s’exprime efficacement.

 

Mais ISIS se trouve aussi aux portes de la Jordanie et commence à titiller l’Arabie saoudite. Longtemps, la prétention d’établir un califat sur la Syrie et l’Irak n’avait pas été prise avec le sérieux nécessaire ; désormais, DAESH grossit à vue d’œil, et personne n’est encore parvenu à le freiner. Si la tendance n’est pas inversée, à cinq ans, Israël pourrait n’avoir plus qu’un seul voisin ; un voisin qui a entrepris la conquête de la Terre par la force. On a certes connu des projets plus paisibles.

 

 

Metula News

Agency ©

Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Metula News Agency et analyste stratégique, développera les thèmes d’actualité suivants:

 

«  L’expansion régionale de l’Iran sanctuarisé par les 5+1, et

L’isolement diplomatique et médiatique d’Israël  »

 

Le mardi 26 mai à 20 heures 30, à Grenoble :

 

Une conférence organisée par la Synagogue ACJG RACHI

11 rue André Maginot 38000 GRENOBLE

Tél. : 04 76 87 02 80

rachigrenoble@gmail.com

Entrée payante : 10 euros. 5 euros pour les étudiants

Réservation souhaitable

 

Le jeudi 28 mai à 20 heures 30, à Bruxelles

 

Une conférence co-organisée par Radio Judaïca (en exclusivité pour la Belgique) et la na
Au Foyer SEF
150, Avenue Winston Churchill – 1180 Bruxelles
Réservations, le matin au Tél. + 32 2 648 18 59

Ou par mail à l’adresse secretariat@cerclebengourion.be
http://www.cerclebengourion.be
Entrée payante : 15 euros. 12 euros pour les étudiants

Réservation hautement souhaitable (la salle était bondée lors de la dernière conférence)

 

Le lundi 1er juin à 20 heures 15, à Marseille

 

Une conférence co-organisée par Radio JM, le CRIF, le Centre Edmond Fleg et la na
Au Newport

79-81 Avenue Pointe Rouge – 13008 Marseille
Réservations au Tél. 06 16 24 92 73

Ou par mail à l’adresse : support.mena@live.com
Entrée payante : 15 euros. 12 euros pour les étudiants

Réservation souhaitable

 

Le mardi 2 juin à 20 heures 15, à Genève :

 

Une conférence organisée par la Communauté Israélite de Genève

21 av. Dumas – 1206 Genève

Tél. 022 317 89 00

http://www.comisra.ch/

Entrée libre, réservation suggérée

 

La défaite de Palmyre marque le début de la fin de la mainmise alaouite en Syrie (info # 012205/15) [Analyse]

Par Jean Tsadik © Metula News Agency

 

Cette semaine, deux villes importantes sont tombées aux mains du Califat islamique : Ramadi, en Irak, à 70km à l’ouest de Bagdad, et Palmyre, en plein centre de la Syrie, à 200km de Damas par l’autoroute, et 150 d’Homs.

 

Dans les deux cas, les blindés et les avions des armées régulières n’ont pas suffi à contenir les djihadistes, pas plus que la participation dans les affrontements des Gardiens de la Révolution iraniens et de leurs supplétifs, les miliciens chiites libanais du Hezbollah. Sans oublier les bombardements massifs des chasseurs-bombardiers de la coalition occidentale, et les frappes ciblées des commandos américains au sol. Rien n’y fait, les islamistes sunnites continuent d’avancer.

 

Contrairement à ce que les distances pourraient laisser croire, les 70km entre Ramadi et Bagdad seront plus difficiles à franchir pour les hommes d’ISIS que les 200km de Palmyre à Damas. Ce, parce que le soutien international apporté au gouvernement irakien est plus étoffé que celui dont jouit Bachar al Assad, qui se limite, en fait, à l’aide de Téhéran et celle de Moscou, ainsi qu’à la bienveillance de Pékin.

 

palmyra.jpg

Palmyre et le réseau routier : le carrefour incontournable vers le Nord et vers l’Est

 

Mais c’est surtout la loi du nombre qui pénalise le régime de l’oculiste-dictateur, qui ne contrôle plus qu’un petit quart de son territoire, contre cinquante pour cent à ISIS : alors qu’en Irak, sunnites (35%) et chiites (65%) se trouvent en quantités significatives, en Syrie, il y a entre un million et demi et deux millions d’alaouites sur 18 millions de Syriens, dont 13 millions de sunnites.

 

Après la perte de Palmyre, une cité de 200 000 habitants, dont 70 000 avaient fui devant l’avancée de l’Etat Islamique, le dernier axe de communication qui reliait la capitale à l’est de la Syrie est tombé, de même que la ville principale de la frontière avec l’Irak, Deir ez-Zor.

 

A Damas, dans l’entourage même de Bachar, on admet qu’il ne s’agit pas d’une perte temporaire de territoire, mais de provinces que l’Etat central ne récupèrera sans doute jamais. Globalement, le moral des alaouites est au plus bas, leurs forces étant partout en recul.

 

Même si ce n’est pas encore la déroute, on sait pertinemment que Damas ne résisterait pas longtemps à une attaque coordonnée de DAESH au Nord, Nord-Est, et d’al Nosra et de l’Armée Syrienne Libre à partir du Golan et de Jordanie.

 

De plus, tous les accès aux pays limitrophes par voie terrestre, Jordanie, Irak, Turquie, Liban et Israël (à part un corridor de 5 kilomètres entre Hader-Syrie, et Majd el Chams-Israël), sont désormais aux mains des diverses factions de l’opposition.

 

Dans la capitale syrienne, on reparle d’une retraite en bon ordre vers le réduit alaouite traditionnel de Lattaquié et Tartous, à l’Ouest du pays et au nord du Liban. Parmi les membres de la société très officieuse des analystes stratégiques de l’Etat hébreu, il se murmure que plus tôt ce redéploiement aura lieu, mieux ça sera, non seulement pour les combattants de la communauté alaouite, mais aussi pour ses civils.

 

Ce que l’on craint, à Métula, c’est un véritable massacre d’alaouites aussitôt que le verrou de Damas aura sauté ; entre la haine religieuse qui sépare alaouites et sunnites, pour lesquels les premiers ne représentent qu’une déviance criminelle de l’islam, et le fossé infranchissable qu’ont creusé quatre ans et demi de guerre civile impitoyable, parsemée d’innombrables exactions, on doit s’attendre à des centaines de milliers de victimes innocentes du côté des perdants au moment de la déroute.

 

Et la rivière de sang ne s’arrêterait probablement pas à la frontière libanaise, c’est en tout cas la conviction d’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, et la nôtre. Nasrallah s’en était ouvert, au début de ce mois, à l’occasion d’une rencontre avec Michel Aoun, son allié chez les chrétiens maronites ; il avait déclaré : « Si Assad tombe, le Hezbollah tombe ! ».

 

On assisterait, en effet, à un déferlement des hordes djihadistes en direction de la Bekaa et de Beyrouth, appuyées par les sunnites libanais, l’Armée, les Druzes, ainsi que par tous les groupes de personnes – et ils sont légions – qui ont dû subir les excès, les attentats et les attaques des Fous d’Allah ces dernières années. Les combats ininterrompus font déjà rage dans la région d’Ersal, où les miliciens chiites, pourtant appuyés par une partie de l’Armée, ont de plus en plus de mal à contenir la pénétration des islamistes sunnites venus de Syrie.

 

En prenant la décision de se retirer de Damas et des grandes villes avant le début de l’assaut contre la capitale, pour se réinstaller dans le réduit traditionnel alaouite, Bachar al Assad parviendrait à restreindre significativement le périmètre à défendre, augmentant de cette manière sensiblement l’efficacité de ses soldats. Il dispose de suffisamment de chars, d’artillerie et d’avions pour combattre, mais ce sont les hommes qui lui font défaut pour ternir un front aussi large que celui qu’il leur a assigné.

 

De toutes façons, face à l’offensive menée par ses ennemis, le front se restreint de lui-même, mais cela se fait en perdant des personnels et des armes précieux, tandis qu’en les redéployant autour de Lattaquié, Assad préserverait sa puissance de feu et serait sans doute capable de stabiliser durablement le front à l’extérieur du réduit alaouite. Ce, d’autant plus que, sur ce territoire, il dispose d’un vaste accès à la mer, d’une énorme base de la marine russe à Tartous, et de réserves d’argent suffisantes pour s’approvisionner en armes et en munitions.

 

Le hic, c’est précisément l’amour propre de cette communauté alaouite, habituée depuis les années soixante à diriger le pays et non à subir la loi des autres ; à vivre en chasseurs et non en gibiers. Se retirer à Lattaquié sans avoir combattu pour Damas, c’est admettre que la défaite est inéluctable – même si elle l’est -, et beaucoup d’assadologues partagent l’opinion que Bachar ne s’y résoudra jamais, ou alors, uniquement lorsqu’il ne disposera d’aucun autre choix.

 

Il faut dire, qu’en plus d’être fanatisés par les discours religieux, les combattants d’ISIS sont remarquablement adaptés aux conditions de cette guerre. Sur leurs pickups, ils ont pour eux la mobilité des essaims d’insectes, la simplicité de l’armement, qui permet l’interchangeabilité des personnels, instantanément remplacés lorsqu’ils tombent par une nouvelle vague de combattants.

 

Ils utilisent la barbarie comme une tactique militaire pour terrifier leurs ennemis, comme à Palmyre, où, sur cinq cents morts, 71 ont été sauvagement exécutés pour « coopération avec un régime infidèle ».

 

Forts de ses récentes conquêtes, DAESH contrôle désormais toutes les exploitations de gaz et de pétrole de Syrie à deux exceptions près. De plus, des rapports très frais le démontrent à nouveau : la Turquie d’Erdogan – pilier de la politique d’Obama dans la région – n’a jamais cessé de fournir les djihadistes en hommes – des Turcs, mais aussi des volontaires venus du monde entier -, en nourriture et en armes.

 

C’est une situation étrange à laquelle on assiste, avec les Américains et les Européens, membres de l’OTAN, qui font la guerre à l’Etat Islamique, pendant que la Turquie, seconde puissance de l’OTAN, l’arme et lui envoie des renforts.

 

En Israël, on se contente pour le moment de suivre très attentivement l’évolution de la situation militaire volatile. Ainsi, les Forces armées libanaises font état de survols incessants des champs de batailles d’Ersal (Liban) et Qalamoun (Syrie) par les appareils frappés de l’Etoile de David.

 

pickups.jpg

Des combattants agiles et… des pilotes peu inspirés

 

En principe, Jérusalem n’intervient pas dans la bagarre, si ce n’est pour apporter un soutien logistique et médical à ses voisins sunnites non djihadistes de l’ASL du plateau du Golan.

 

A court terme, l’évolution de la Guerre Civile est favorable aux Israéliens, avec l’affaiblissement majeur de l’Armée gouvernementale et la dispersion des miliciens hezbollani aux quatre vents. Plus tard, nous aurons probablement à faire frontière commune avec un califat avide d’engloutir de nouvelles conquêtes afin de terminer l’œuvre incomplète du Prophète.

 

C’est désagréable mais c’est gérable, Tsahal n’étant ni l’Armée irakienne ni l’Armée syrienne, et les fronts du Golan et de la frontière libanaise lui convenant au niveau de leurs étendues relativement faibles. Une situation dans laquelle la supériorité technologique s’exprime efficacement.

 

Mais ISIS se trouve aussi aux portes de la Jordanie et commence à titiller l’Arabie saoudite. Longtemps, la prétention d’établir un califat sur la Syrie et l’Irak n’avait pas été prise avec le sérieux nécessaire ; désormais, DAESH grossit à vue d’œil, et personne n’est encore parvenu à le freiner. Si la tendance n’est pas inversée, à cinq ans, Israël pourrait n’avoir plus qu’un seul voisin ; un voisin qui a entrepris la conquête de la Terre par la force. On a certes connu des projets plus paisibles.

 

 

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Règles du Copyright – Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages

1e partie
LIRE POUR COMMENCER
2e partie – TORAH
Le centre du site
Les autres sections
de la Bible
Les Psaumes

notre VIE dans la Thora

Histoire
La lettre hébraïque
Le Zohar
3e partie
TALMUD
6e partie
PRIÈRES

table des matières: toutes les prières
comprendre la prière juive
la méditation dans le début
de la prière du matin
méditation et prière: formation

le qaddiche
la bénédiction de la lune
le Hallel
Pérek Chira
- louanges sur la nature
commentaires des psaumes
lecture des psaumes – téamim
importance des téfilines
prier pour les malades
la prière du réveil

le Chéma Yisraël
prier contre la guerre, pour la paix,
la terre, pour nos dirigeants:
Formation à la prière
la prière à la synagogue

7e partie
HALAKHA
8e partie
MAÎTRES
9e partie
CALENDRIER JUIF

dates des fêtes
sens du calendrier juif
calendrier juif de l’année
la lune dans le judaïsme
éphémérides et histoire juive
date hébraïque naissance
et votre paracha

hiloula de chaque Sage

10e partie
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL et vie juive
Éducation concrète
et Thora
Couple et cycle féminin
11e partie
ISRAËL TERRE
ET PEUPLE

surmonter les difficultés en Israël
24 heures de fidélité, en Israël

Pour comprendre et bien vivre la nuit et la Fête de Chavouôte

Une grande nouvelle: Pour la première fois, 
la Bible du Rabbinat est intégralement en français à votre disposition sur le Net. Lien ici

Une initiative de Modia pour Chavouôte:
Vous étudiez la Torah depuis longtemps, ou bien vous avez déjà étudié beaucoup sur Modia. Comparativement à d’autres Juifs autour de vous, vous avez ainsi reçu la bénédiction et le privilège de connaître beaucoup plus qu’eux. Il ne serait pas normal que vous utilisiez encore ce Chavouôte pour vous remplir encore une fois de plus à table alors qu’autour de vous vos frères ont faim et n’ont pas à manger. C’est le principe tout simple de Modia. Je l’ai appliqué dès mon entrée dans l’étude: partager les connaissances que je recevais en don gratuit. A Chavouôte, il est dit que « tout le peuple » a reçu la Torah dans le désert.
Je vous propose d’utiliser autant que vous voulez la matière qui est sur Modia pour que vous organisiez des groupes d’études pendant la nuit de Chavouôte, là où vous êtes. Soyez inventif et osez partager la Torah à vos frères juifs une fois. Essayez. Etablissez vous-même votre programme selon vos capacités et selon les besoins et le niveau de votre public, il y a de la matière à votre disposition sur Modia. Vous polycopiez les passages que vous souhaitez.
Et si vous n’y parvenez pas, étudiez avec d’autres pendant cette nuit ou faite le tiqqoune leil Chavouote (voir ci-dessous).


Recevoir. Recevoir toute la Torah. Recevoir tous ensemble la Torah.

 


Lire et comprendre le Chémâ Israël

PLAN

  • Le sens
  • Le don de la Tora et sa lecture
  • Les coutumes
  • Le Tiqqoune Léil Chavouôte (Cela veut dire « réparation de la nuit de Chavouôte »)
  • Un abrégé de toute la Torah écrite et de toute la Torah orale.
  • Le commentaire du Chla sur Chavouôte
  • - les règles de l’étude
  • - l’intériorité de la fête
  • - l’étude diffuse la vie
  • L’amélioration du monde
  • La joie de la fête
  • La reconnaissance de la Torah
  • Retrouver le sens de la beauté
  • Les dix commandements
  • L’exercice personnel en cette fête
  • Don et diffusion de la Torah
  • Points pratiques: les coutumes de Chavouôtes
  • Quelques approches poétiques pour exprimer l’impossible à traduire.
    Après Chavouote, découvrez sa suite: deux pages nous enseignent comment ne pas transformer l’essai du don de la Torah en chute meurtrière dans le Veau d’or: celle-ci et celle ci du psaume 81.
  •  

    Liens
    Avant de recevoir la Torah, penser au mikvé de purification. Le découvrir.
    Les règles et méthodes de l’étude de la Torah
    Les autres événements importants de ce mois de Sivane.


    Le sens
    Nous avons franchi les étapes des « semaines » (sens du mot Chavouôte) tout au long de la période du Ômér dans une purification progressive, lente et difficile. Elle nous a menée de la libération physique, de principe, à la libération effective qui ne peut se réaliser qu’à plusieurs conditions :

    • quand l’homme veut intérieurement être libre,
    • quand il a pris tout le temps nécessaire pour être sûr de son choix (les semaines achevées, Vayiqra 23, 17-20),
    • quand il reçoit la connaissance qui assure cette liberté par le don de la Torah (zemane natane toraténou, le temps du don de la Torah),
    • quand le temps du passage final qui assure la conclusion heureuse est réussi. C’est la question de la dernière nuit avant le matin de la journée de Chavouôte, nous y reviendrons longuement.

    On ne fait le qiddouche qu’après la tombée de la nuit pour bien assurer le compte des semaines complètes.
    On appelle aussi la fête  ‘hag haqqatsir, le temps de la moisson : c’est la période des moissons en Israël, et nous les voyons depuis les routes où nous circulons, mais c’est aussi le temps de la moisson intérieure pour tout le peuple.
    Ce jour est celui du don de la Torah (matane Torah) comme il est dit à la page 86b du Traité Chabbate du Talmud: « Tanou Rabanane: Béchichi ba’hoddéche nitténou âsséréte hadibbérote léIsraël » (Nos maîtres on enseigné dans la baraïta que le 6 du mois de Sivane les 10 paroles ont été données à Israël). En ce sommet du calendrier, ce fut aussi la hiloula du Roi David qui mourut en cette fête et qui était un Chabbate cette année-là ainsi qu’il est dit dans le Traité Chabbate 30a, et à l’heure de min’ha du Chabbate qui est l’heure de bonté par excellence.

    Le Tiqqoune Léil Chavouôte

    Sens du mot tiqqoune
    Le mot « tiqqoune » étant une dynamique et un concept importants dans le judaïsme et particulièrement dans cette période du Ômér, il faut bien en comprendre le sens.
    Il a plusieurs significations reliées :

    1. c’est la réparation d’un manque ou d’un défaut, qu’ils soient dans la fabrication ou dans ce qu’est devenu un objet, une personne, une situation.
    C’est le « processus » réparateur, ou bien » l’état » atteint après la réparation. Un traitement en cours est un tiqqouneet, s’il est réussi, il a réalisé le tiqqoune. Cela peut être sur le plan corporel, spirituel, moral, etc.

    On parle ainsi de « Tiqqoune hammidotes« , la réparation qualitative des modes de comportement envers autrui ou dans l’existence en général, pour se rapprocher du modèle qu’est le Créateur qui nous a fait à son image, et qui se manifeste à nous selon ses « middotes » qu’il a révélées à Moché Rabbénou. Il a 13 middotes (Chémote 34, 6-7).

    2. C’est la technique de réparation établie par nos Sages et qui consiste dans des programmes précis de textes à étudier, de prières à dire, à des dates ou heures particulières ou dans des circonstances précises, après avoir réalisé des actes précis de purification des intentions (par exemple, miqvé, tsédaqa, viddouï ; bain de purification, bienfaisance, aveu des fautes, etc.). Ainsi,  le Tiqqoune ‘hatsote qui se dit la nuit à minuit.

    Ces techniques peuvent faire partie d’un mode de vie continu, ou répondre à des besoins spécifiques en cas de crise.
    Il va de soi que cela ne peut être entrepris que sans superstition, dans la émouna (confiance droite), et dans une cohérence avec une vie qui se rectifie sur tous les plans. La première démarche est d’abord de pratiquer les mitsvotes de base ; ensuite, éventuellement, on accède à la ‘hassidoute qui atteint ces niveaux ; modifier cet ordre sain des choses est preuve d’errance. Le plus souvent, il est nécessaire de n’utiliser ces techniques qu’avec la supervision d’un véritable Sage qui connait bien ces traditions et qui a une longue expérience des humains. Il faut prendre ses distances vis-à-vis de toute personne qui s’improvise maître en la matière sans avoir reçu la formation par la voie de la tradition reconnue.

    3. Un tiqqoune particulier basé également sur des textes composés par les Sages, est le corpus de textes que l’on lit pendant la nuit de certaines fêtes comme le « tiqqoune Chavouôte« . La nuit de Chavouôte se passe à étudier en lisant le Tiqqoune léil Chavouôte composé d’un abrégé de chaque chapitre de la Torah, de tout le Tanakh, de la michna, de la guémara, du Zohar et de parties de halakha. Le Chla a particulièrement contribué à développer cette coutume.
    La nuit de Hochaâna Rabba se passe à étudier en lisant le Tiqqoune léil Hochaâna Rabba, composé du livre deDévarim, du traité Idra zota du Zohar et des psaumes. Cette étude ne se passe pas seulement dans la synagogue, mais de nombreux groupes ou particuliers  organisent des nuits d’études, souvent avec des lectures ou conférences adaptées aux publics particuliers par des personnes qui ont étudié davantage.

    4. Le « tiqqoune néchama » entre dans ces cadres qui dépassent le niveau du commun. Il s’agit d’améliorer « l’être », non plus seulement dans ses comportements et dans ses attitudes intérieures, mais dans la nature de son âme car il y aurait eu des accidents de parcours, soit dans les vies antérieures, soit dans le processus de purification après la mort, et l’âme aurait besoin de l’aide de prières. Les plus grands mystiques juives parlent de cela. Mais, ici, c’est plus qu’une mise en garde qu’il faut placer ; en effet, qui peut prétendre qu’il vit à ces niveaux de pureté, qu’il a reçu le don divin de voir et de comprendre ces niveaux ? Qui se prononce là-dessus et prétend interpréter ou donner des conseils en ce domaine, organiser les couples selon ses visions des néchamotes est un dangereux charlatan, hormis les rares Sages reconnus comme tels par les plus grands tsaddiqim de la génération.

    Le judaïsme qui a une longue expérience millénaire des conduites des hommes met en garde contre les tentatives de s’égarer dans les situations extrêmes. Les fils de Aharone ont péri dans cette voie ; le roi David pensait pouvoir aisément affronter ces voyages avec leurs périls et il a reçu des épreuves qu’il lui fut très difficile de supporter. Et nous n’avons pas ces niveaux.

    Il existe une pathologie de ces expériences, dont parle la littérature ‘hassidique et le folklore concernant le « dibbouq« .

    Cependant, nous participons au « tiqqoune néchama » par la lecture simple des textes ou des psaumes, mais sans chercher à nous représenter ce que nous produisons alors, ni à le calculer.

    5. En ce sens, dans la conduite populaire, on parle aussi de « tiqqouné chabbate » (au pluriel) pour désigner la pratique de lire des ensembles de cantiques ou psaumes qui mettent en valeur la beauté du Chabbate, et qui ont été organisés par les caballistes, spécialement le Ari zal.

    6. Dans la même ligne, on désigne le « tiqqoune klali« . Rabbi Na’hmane de Breslav recommandait de réciter une suite de 10 psaumes qu’il nommé Tiqqoune hakklali, pour la purification de l’âme et du corps, spécialement face aux difficultés sexuelles (psaumes16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137, 150).

    7. On parle aussi de « tiqqoune hallachone » quand une lettre supplémentaire apparait et produit des anomalies dans une forme grammaticale d’un mot de la Torah. Voyez l’analyse de ce phénomène par Rachi dans son commentaire de Béréchite 49, 22 et Chémote 18, 8 et Bamidbar 11, 16 et Isaïe 9, 6 et Job 32, 3. Il y a des raisons très profondes à ces anomalies, qui transmettent souvent des secrets de la Torah ; ou parfois ce sont des formes qui permettent d’éviter une lecture qui porterait préjudice à la dignité de la Torah.

    8. On parle alors de « tiqqoune sofrim« .
    Par sens dérivé, on emploie aussi ce terme de « tiqqoune sofrim » pour toute correction élégante du style ou de la prononciation.
    Il désigne aussi une édition imprimée de la Torah sans voyelle qu’utilisent ceux qui écrivent la Torah sur les rouleaux comme modèle (le sofér stam) ou ceux qui apprennent à lire la Torah en public. Il y a maintenant de magnifiques éditions de tiqqouné sofrim en Israël.

    9. Last but not least, les Tiqqouné hazzohar sont l’un des livres du Zohar qui, en 70 chapitres commentent uniquement le premier mot de la Torah et décrivent les nombreuses correspondances qui existent entre les lettres ou les versets de la Torah, aux niveaux les plus élevés. Ce livre est écrit en araméen.

    10. Une expression courante, qui joue sur tous ses niveaux, mais en revenant sur le plan de l’organisation sociale, par le « tiqqoune haôlam« , c’est souvent une décision d’un Sage reconnu par la génération entière qui décide d’une mesure qui change les usages, mais justement parce que cela remet dans le bon ordre des choses. On en parle ainsi pour ce qui vient améliorer les choses dans la paix.

    11. Enfin, tout cet ensemble s’insère dans une conception générale, présente dans le judaïsme le plus authentique que le peuple juif, est engagé dans un « tiqqoune » du monde où agissent des forces positives et négatives. La « réparation » a commencé avec les patriarches, elle s’est poursuivie sur le plan familial puis national ; il y a eu des rechutes comme les phases de destruction du Temple ; des groupes situent l’édification de l’Etat d’Israël dans ce contexte (soit pour le valoriser, soit pour le regretter) ; il y a aussi une certitude que le processus de réparation n’échouera pas et qu’il y aura des phases propices au retour au projet divin. On trouve là le concept de téchouva(retour), celui de machia’h (messie) qui est très complexe et est analysé avec précision à la fin du Traité Sanhédrine et par le Rambam.

    Les Sages y indiquent qu’il est interdit de chercher des dates pour ces processus car il est écrit explicitement dans la Torah que « aujourd’hui, si vous m’écoutez » tout cela peur se réaliser.

    Il y a toujours des individus qui exploitent ces espérances pour abuser des personnes de qualité qui n’ont pas de formation suffisante dans le discernement. C’est tout le problème constant des faux-messies.  A la fois, la réalité du tiqqoune est authentiquement juive, et le processus est très complexe à mobiliser et à descerner. C’est cependant une des  base de la émouna juive ; c’est pour cela que le Rambam l’a introduit dans ces « îqarim« , principes de base.

    Chacun sait qu’il y a des courants actifs et respectés qui placent ces dynamiques au centre de leur action collective, de leur prière, de leur vocabulaire constant et de leur pensée, tandis que d’autres Sages de la plus haute qualité également  exigent une prudence extrême.

    Le tiqqoune doit toujours commencer par les middotes du coeur et du comportement, par la réalisation concrète des mitsvotes, par la conduite de bonne relation humaine (ce dérékh érets précède la Torah disent nos Sages), tandis que le tiqqoune des conceptions sur les âmes, l’éternité, la venue des temps est en position seconde.

    Dans cette ligne, on lit la Torah toute la nuit en essayant de ne pas accorder de place au sommeil, pour être totalement présent à ce don en laissant la Torah pénétrer en tout notre être. C’est une coutume que pratiquait le Roi David chaque nuit (voyez le Traité Bérakhote page 50b). Il restait éveillé (niour) toute la nuit pour cela à partir de minuit. Le Ari disait qu’il n’arrivera aucun mal toute l’année à celui qui reste éveillé toute cette nuit en étudiant la Torah.
    On veille à le faire en minyane (au moins 10 personnes).
    Le texte a été ordonnancé par le Rav Chlomo ben Moché Alkabets (1505-1584, arrivé à Tsfate, Saféd en 1535) qui a rédigé aussi le cantique du Chabbate, le Lékha Dodi liqrate kalla qui a été accepté par toutes les communautés comme une partie intégrante de l’office d’ouverture du Chabbate ; il a été complété définitivement par le Chla, le maître principal dont nous suivons les méthodes d’étude sur ce site et dans le Lév Gompers.
    Le Rav Alkabets étudiait avec Rabbénou Yosséf Qaro pendant la nuit de Chavouôte et il y assista aux phases d’inspiration du maître sous  l’effet de son magguide qui l’enseignait. Il pratiquait de nombreuses techniques  de développement des capacités de ses étudiants dans l’étude : il incitait ses disciples à aller prier sur les tombes des tsaddiqim pour demander leur aide dans l’étude (technique dite des guérouchim), il répandit la coutume d’aller accueillir le Chabbate dans les champs (sadé). Parmi ses élèves, on compte Ribbi Moché Cordovéro, maître du Ari zal, qui devint ensuite son propre maître en caballe et qui adopta le plan de son enseignement pour écrire Pardés Rimonim.
    Tout cela pour dire la grandeur du maître.

    Composition du Tiqqoune Chavouôte
    Il est composé
    des 3 premiers versets et des 3 derniers versets de chaque partie de la Torah, de tous les livres des prophètes et des écrits du Tanakh (la Bible). Puis, de chaque traité de la michna, du Talmud, du Zohar, et les 613 commandements. Des livrets comportent ce texte. C’est recevoir ainsi toute la Torah qui est composée de deux voies d’expression : la Torah écrite et de la Torah orale. Il faut bien comprendre ce que l’on appelle Torah orale par cette étude détaillée mise sur le site, si on on risque de se méprendre. Certains lisent aussi le chant de la mer rouge,Chirate ha yam, et les 10 commandements selon les teâmim inférieurs.
    Il est évident que cela concerne ceux qui connaissent l’hébreu car la règle est toujours : tov méat békhavana méharbé ché la bakhavana (il vaut mieux un peu avec conscience et intention que beaucoup sans). On peut donc le lire dans la langue que l’on comprend et, si on n’a pas pu le lire pendant la nuit, on veillera à le faire et à le terminer pendant la journée. Certains lisent aussi Eikha ou des michnayotes du Traité Beitsa ou du Taité ‘Haguiga qui concerne les niveaux de la caballa.
    De toutes manières, une règle est qu’on n’impose pas au public qui n’en est pas capable ou qui ne comprend pas la langue des lectures longues.

    Le Tiqqoune Léil Chavouôte est donc un abrégé de toute la Torah écrite et de toute la Torah orale.
    Même si on ne comprend pas tout ce qui est lu, ou peu, l’âme (la néchama) est touchée et reçoit (sens du motqabbala), si le coeur est orienté en ce sens.

    Technique à suivre cette nuit-là
    Il n’y a donc aucune comparaison possible entre cette réception directe de la Torah par sa lecture cette nuit-là, et toute « conférence à propos de » la Torah dite par un être de chair, en ce même soir, quelle que soit la qualité de cette étude.
    Cependant, pour ceux qui n’avaient pas compris cette différence jusque là, il vaut mieux se rapprocher de la Torah comme on le peut cette nuit-là que de s’en éloigner en suivant un rite que l’on ne comprend pas, comme c’est le cas pour celui qui cherche avant tout à « contrôler par sa pensée », et qui ne comprend pas l’importance majeure de « recevoir«  la Torah plutôt que de la « penser » en cet instant.
    Chacun en est à une étape de son parcours qui est à respecter totalement par les autres, et il est seul responsable de ce qui lui convient davantage ; de même pour chaque communauté.
    Il est aussi préférable de trouver le meilleur moyen d’être présent et éveillé plutôt que de sommeiller devant un texte qu’on ne parvient pas à écouter. Chacun a reçu le don de discernement pour choisir sa propre voie : « va vers toi-même » (lékh lékha) a dit D.ieu à Avraham.
    De toute manière, il importe d’être « en communauté » comme ce jour-là dans le désert, car toutes les âmes du peuple juif et de tous ceux qui s’y adjoignent y étaient présents. Certains ont besoin de sentir la présence physique et visuelle et l’ambiance d’autres pour se relier intérieurement à l’union du peuple au Sinaï, d’autres atteignent le même but en petit comité et unis aux Sages avec qui ils prient. C’est donc pour chacun un retour à la première rencontre de son être même avec la Torah.
    Le Chla le dit, pour qu’on ne quitte pas ce niveau : on essaiera de ne pas faire d’arrêts si ce n’est pour assurer l’essentiel qui est la itôréroute, l’éveil intérieur (éine lé afsiq ballimoud ‘houts mi lédivré itôréroute léyireate Hachém).

     


    Le commentaire du Chla sur Chavouôte
    Le Chla a écrit un long commentaire de la fête dont nous citons maintenant de brefs extraits.

    - les règles de l’étude
    C’est dans ce commentaire (partie Nér Mitsva) que nous trouvons l’essentiel de toutes les règles sur l’étude que j’ai présentées dans Le Lév Gompers ; s’y reporter, ce sera lire ce traité du Chla sur Chavouôte.

    - l’intériorité lumineuse de la fête
    Une grande part de la lumière qui a disparu avec le départ de Moché est ravivée ce jour-là.
    Il y a de nombreux visages à la Torah, et tous ne sont pas également visibles à toutes les époques.
    Notre aveuglement vient de notre fermeture devant la source de la beauté de la Torah, car la Torah est toute composée des noms de Hachém et elle les révèle dans leur beauté.

    - l’étude diffuse la vie
    Et, quand cette communication est pleine (on dit alors : Torate Hachém témima), la Torah qui a créé le monde l’emplit à nouveau et lui transmet la vie. Le peuple juif a cette fonction de développement de l’existence du monde par son étude de la Torah, et par sa pureté dans la réception de la Torah, et par sa vie pure en fonction de la Torah.

    L’étude de la Torah est un service mondial de développement de la vie et de la survie.
    De même ceux qui étudient constamment en ce sens la Torah à l’intérieur du peuple. (Remarque. On ne reproche pas à une minorité de ne pas employer leurs connaissances dans des métiers d’action mais d’être des universitaires purs qui développent seulement les connaissances ; alors, ayons la même tolérance envers la minorité qui s’adonne totalement à l’étude de la Torah dans notre peuple).
    L’étude est une question de pureté et de travail, et non une question de brillance intellectuelle. Car elle est faite avec le coeur, non avec la tête seulement.
    Et il n’y a pas de fin à cette étude, exactement pas plus qu’il n’y a de fin à la lumière.
    De plus, quand notre peuple est affecté à cette tâche,  dans la mesure où il s’y adonne ainsi que nous venons de le voir, il participe lui-même directement de la vie et  les forces négatives s’éloignent de lui ipso facto. Ne l’oublions pas en ces périodes où les cercles concentriques d’ennemis se multiplient et s’agitent de plus en plus férocement autour du peuple saint d’Israël

    L’amélioration du monde
    Nos textes nous enseignent que les descentes de niveau qui se sont produites dans l’histoire (les « brisures des tables de l’alliance »)  peuvent encore se produire.
    L’une des raisons à cela est toujours la prise de distance par rapport à l’étude, l’oubli de sa valeur et de son contenu. La haine envers les Sages, comme on le voit parfois, est souvent la conséquence typique de ces processus.
    Donc, muni de cette science relatée dans la Torah et dans les écrits de nos Sages qui la transmettent, le peuple juif a pour fonction de maintenir la présence des forces de vie par l’étude, la connaissance, et par une action morale qui y correspond. Il fait sans cesse « la moisson » des récoltes positives qui nous sont données, et les réoriente vers le Créateur qui, dans Sa bonté, veut que l’homme vive et non qu’il meure.

    Nous comprenons maintenant que, en ce jour de Chavouôte, le Juif est ajusté à se véritable nature reliée à la divinité, jusque dans son nom « adam » qui est à l’image du Nom divin. Et l’homme atteint ainsi un niveau qui le place au sommet de la Création.
    Parfois, les épreuves terribles que l’homme met en jeu (globalement, car il ne faut pas se permettre d’interpréter directement une épreuve précise ou une faute éventuelle car ce jugement ne relève que de D.ieu), ont aussi une fonction de l’inciter à la réaction pour retrouver ensuite un ordre positif ou beaucoup plus élevé qui n’aurait pas été atteint autrement.

    La nuit de Chavouôte est justement le moment le plus important de cette mise en préparation, le plus conscient, le plus difficile à cause de nos résistances, mais aussi le plus proche du dénouement.

    La joie de la fête

    En fonction de tout cela, la joie de la fête de Chavouôte est donc particulière, c’est une joie très divine et spirituelle. une rencontre de l’essentiel (comme certians premiers moments de rencontre ou d’amour peuvent en donner l’expérience indélébile et comme les chants de poèmes peuvent tenter de le saisir ou de le redire), et non la joie bruyante et débridée d’autres fêtes comme Pourim.
    Il faut y retrouver les notions et sentiments de « crainte » face à la grandeur de la Gloire du créateur, l’ordre bon des choses, la pureté dans la beauté. La crainte face à D.ieu (yiréa) est la pureté de cette attitude de révérence et de réceptivité totale, sans aucune altération ; alors, on n’ose pas s’en détourner pour réaliser des petits forfaits, on peut que l’on craint. Cela n’a rien à voir avec l’absurdité selon laquelle des antisémites ont dit que le judaïsme serait pour eux une religion de crainte tandis qu’ils seraient une nouvelle étape, celle de l’amour. Qui n’a pas cette crainte toute pure de la réceptivité totale n’aime même pas, il raconte des balivernes sur l’amour.

    Celui qui aime voit cette lumière interne dans la Création, c’est ce que j’ai essayé de rendre par l’image placée sur la page d’accueil et que je replace en bas de cette page.

    La reconnaissance de la Torah
    Un jour, la terre redeviendra ainsi pleine de la connaissance de Hachém. Et les peuples reconnaîtront le rôle du peuple juif dans cette économie, et l’importance de la terre d’Israël et de Jérusalem comme lieux de cette fonction unique dans le monde.
    Et les peuples reconnaîtront alors la pureté de la Torah sans la modifier chacun selon son génie. On ne parlera plus du « droit des hommes » de briser à la fois la Torah divine pour en faire de nouvelles religions, et de briser aussi ceux qui l’étudient et la transmettre et essayent de la vivre sur la terre qui est présence de D.ieu, mais en ce temps là les hommes parleront des Juifs avec infiniment de respect, en pleine conscience.
    Ce conflit qui est constant envers le peuple d’Israël se joue aussi entre les membres du peuple lui-même, maintenant comme depuis l’entourage de Moché rabbénou, et ce problème interne ne prendra fin que par la conscience généralisée de la beauté de la Torah.

    Retrouver le sens de la beauté
    Alors, on retrouvera le sens de la sainteté (qéddoucha) et du lieu de cette sainteté (la terre d’Israël, la ville deJérusalem, la montagne du sanctuaire, le « miqddache« .
    On retrouvera le sens du nom de « juif », composé des lettres mêmes du Nom de Hachém, et tout Sage plein de la recherche de cette science et de cette fonction, sera considéré comme l’idéal du Juif, plus que le prophète. Car tout cela sera compris comme la manifestation du bien que nous révèle Hachém lui-même pour le bien de l’homme.
    Israël sera vu par tous, non plus comme un peuple intelligent ou dispersé ou critiqué ou persécuté ou doué en affaires, mais comme le lieu et la fonction de la beauté de la Création et de l’homme. Les sens du nom « Israël » apparaîtront dans leur lumière.
    C’est le labeur acharné d’Israël, dans les pires conditions au long des siècles, qui a permis de préserver ce trésor pour le bien de tous, sera compris comme une mission à laquelle il s’est sacrifié de siècles en siècles. On comprend qu’il est assez indécent quand on mesure l’intensité de son engagement pour le salut du peuple juif aujourd’hui par la alyah à la seule question des avantages matériels que cela pourrait donner comparativement aux conditions matérielles d’autres pays. Cela n’a pas de sens car nous savons par l’expérience de tous les siècles depuis ce qui nous est dit dans la Bible, que cette tâche est extrêmement difficile et sera très difficile dans notre vie. Nous avons lu les Principes de Pères pendant la période du Ômér jusqu’à Chavouôte et ils nous ont souvent répété cette notion de « labeur besogneux et difficile dont on ne doit se dispenser à aucun prix ». Les portes de la compréhension se referment sans cesse, à l’extérieur comme à l’intérieur du peuple, et en nous-mêmes, et il faut peiner durement pour les ré-ouvrir.
    Il faut ajouter que le plus difficile n’était pas seulement d’accomplir la Torah, mais de le faire dans la joie (sim’ha), de bénir de cette lumière aussi bien dans l’abondance que dans les troubles et souffrances, car la beauté divine sûre que nous portons dans le coeur et dans notre peuple et dans le texte de la Tora et dans la terre d’Israël, ne peut aller de pair qu’avec le bonheur et la joie. Les mitsvotes du corps sont faites pour la joie du corps.

    Les dix commandements
    Dans cet axe, les dix paroles sont un condensé de toute cette Torah, et non pas dix interdits majeurs de la justice humaine. Dans cet axe, il n’y a pas d’écart entre la justice établie entre les hommes et la diffusion de la lumière divine.

    Voyez leur commentaire dans de nombreuses pages de Modia, ici: Les 10 commandements

    L’exercice personnel en cette fête
    Chaque Juif, dans l’axe de cette prise de conscience, doit se mettre aujourd’hui dans les conditions pour ressentir qu’il est personnellement en présence de cette « révélation » qui s’appelle « le don au har Sinaï » (au Mont Sinaï).
    Il y a eu 3 instants successifs de cette révélation totale : le Chabbate de la Création, le Chabbate du Har Sinaï, le Chabbate qui sera celui de la fin des temps.
    Ce soir de Chavouôtes est l’un de ces trois moments. Soyons conscient du caractère exceptionnel de cette journée et de la nuit qui l’ouvre.
    C’est un des rares moments marqués par la plénitude, la chlémoute, qui doit atteindre les trois niveaux de la pensée, de la parole et de l’acte. Cette plénitude est symbolisée par le repos de chabbate.

    Comme je serais heureux si, après cette lecture, certains comprenaient tout-à-coup ce qu’est le Chabbate (lien ici) et l’importance de se distancier totalement des activités habituelles et de tout ce qui est fabrication et semaine, et faisaient le pas décisif de goûter et de réaliser le Chabbate, en sachant que le changement des habitudes sera difficile mais qu’ils ne cèderont pas pour ne pas perdre une telle lumière qu’ils ont touché une fois.
    En cette préparation de Chavouôte, l’homme doit travailler sur lui-même avec vigilance pour atteindre ce niveau et le maintenir.
    En particulier, il doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de dégradation de la qualité de sa parole vers des niveaux futiles alors qu’il est dans les lieux et les temps où cette sainteté a à se manifester (temps d’étude, temps de chabbate et des fêtes, lieux de la prière) ; d’où le rappel de méditer la Torah jour et nuit.
    En tous ces mots, comme dans l’ensemble de ce que je rapporte,
    je n’ai fait que résumer le texte du Chla, sans entrer dans la technique des explications plus élevées et plus complexes qu’il développe.
    ‘Hag saméa’h. Bonne fête pour tout Israël, dans tous les niveaux de chacun, et ensemble.

    Lire
    - sur les trois jours de préparation morale à la fête  nommés chélochéte yémé haggbala : Chémote 19, 12-15. Les mariages ont lieu pendant ces jours (Choulkhane Aroukh, Ora’h ‘Hayim 493, 3).
    - sur les noms de la fête (‘Hag Chavouôte,’Hag hakkatsir, ‘Hag habbiqourim): Chémote 19, 1 et  23, 16-19 ; 34, 22. Vayiqra 23, 36. Bamidbar 28, 26 et 29, 35. Dévarim 16, 10 et 26, 1-11. Zémane matane toratenou (traité Chabbate 86 b), Atséréte : traité Roche  hachana 1, 2 et ‘Haguiga 2, 4.
    - sur les 3 fêtes de pélerinage où on monte à Jérusalem : Dévarim 16, 16.
    - sur les 50 jours qui séparent Pessa’h de Chavouôte : Vayiqra 23, 15-21 et traité Ména’hote 65 a- 66a.
    - sur le sens des aliments à base de lait (‘halav) pendant ce jour : Chémote 23, 19 et Chir haChirim 4, 11.
    - le calendrier des faits historiques et bibliques du mois de Sivane.
    tout le peuple était réuni au Sinaï
    et chacun est indispensable pour la Torah
    et pour vivre la Torah ensemble.
    Lire le commentaire du don du Chémâ Yisraël.
    Réviser l’hébreu de cette page.


    Don et diffusion de la TorahDon de la Torah.
    Diffusion de la Torah.

    Pour bien comprendre la fonction de « modia, faire savoir »
    du peuple juif qui porte la Torah de vie,
    dans une relation très affective
    (Israël est rose dans le Cantique des Cantiques),

     

    et celles-ci (photos de l’auteur)

     

    voici le chapitre entier 62 du prophète Isaïe.
    En plus de la diffusion, il montre aussi
    combien il est important de déblayer la route des difficultés de l’étude,
    ce que nous essayons de faire en nos différentes publications,
    dans l’amour de notre peuple :

    « Pour l’amour de Sion je ne fermerai pas mes lèvres
    et pour Jérusalem je ne me tairai pas,
    jusqu’au jour où sa lumière sortira dans sa justesse
    et son salut comme une torche allumée.
    Et les peuples seront témoins de ton triomphe,
    et tous les gouvernants de ta gloire.
    Et on t’appellera d’un nom nouveau
    que la bouche de Hachém aura désigné.
    Et tu seras une couronne de beauté dans la main de Hachém,
    et un diadème royal dans la paume de ton Dieu.
    Tu ne seras plus nommée la délaissée,
    et ta terre ne s’appellera plus solitude.
    Car ton nom sera « mon désir en toi »
    et ta terre sera nommée « l’épousée ».
    Parce que tu es l’aimée de Hachém
    et parce que ta terre connaîtra les épousailles.
    Oui, comme le jeune homme s’unit à la vierge,
    tes enfants te seront unis,
    et comme le fiancé se réjouit de sa fiancée,
    ainsi ton Dieu se réjouira de toi.

    Sur tes remparts, Jérusalem, j’ai placé des gardiens,
    tout le jour et toute la nuit, jamais ils ne se tairont :
    « Vous qui faites souvenir Hachém,
    ne vous donnez aucun répit !
    Et à lui non plus ne laissez aucun répit
    juqu’à ce qu’il ait rétabli Jérusalem,
    et jusqu’à ce qu’il ait fait de Jérusalem
    un sujet de gloire sur la terre ».

    Hachém l’a juré par sa droite et par la puissance de son bras :
    jamais plus je ne donnerai ton blé en nourriture à tes ennemis ;
    jamais plus les fils de l’étranger ne boiront ton vin, pour lequel tu t’es épuisé.
    Car ceux qui l’auront récolté, le mangeront et ils loueront Hachém ;
    ceux qui l’auront recueilli le boiront dans les parvis de mon sanctuaire ».
    Passez, passez par les portails,
    déblayez la route pour le peuple.
    Nivelez, nivelez la chaussée, enlevez-en les obstacles.
    Levez l’étendard face aux nations.
    Voici, Hachém fait entendre son appel à la terre :
    « dites à la fille de Sion : Voici ton salut qui arrive,
    voici il arrive vers toi avec son salaire et sa rémunération, face à toi.
    Et on les appellera « peuple du Saint »,
    les affranchis sauvés par Hachém,
    et toi, on t’appellera « recherchée, ville non délaissée ».


    Amen, véamen. Je dédie cela à ceux que j’aime et à mes enfants.

     



    Points pratiques.
    Les coutumes de Chavouôte :

    Bénédiction à l’entrée de la fête:
    - on dit d’abord: lé haddliq nér chel yom tov, puis la bénédiction ché hé’héyanou et ensuite on allume. On suit toujours la coutume propre de sa tradition d’appartenance.

    On veille à dire la prière de Arvite après la tombée de la nuit (environ 18 minutes avant l’heure de la fin de Chabbate). On veillera particulièrement à prendre bien conscience de ce que l’on dit avant et pendant le Chémâ Israël, Ecoute Israël, en ce jour particulier. Et si on a dit le Chémâ avant la tombée de la nuit, on le redira une fois la nuit venue, avant même le repas de la fête.
    Après Arvite, dans certaines communautés on lit le psaume 18 que dit David quand il a été délivré de tous ses ennemis et dit Je t’aime Hachém qui est ma force. Israël en a bien besoin. D’autres lisent le psaume 68 qui va dans le même sens et qui comporte aussi le verset 7 disant que Eloqim mochiv yéridim bayéta (D.ieu fait revenir les solitaires vers la maison de leur couple fondamental; programme essentiel en cette journée de l’union de Hachém et de son peuple.
    Les Sépharades lisent le psaume 122 qui reprend ce thème de la joie de la maison, union conjugale:

    LE PSAUME 1221- Chant des montées. A David. Je me suis réjouis quand on m’a dit pour moi : maison de Hachém nous irons.

    2- Nos jambes se tenaient fermes dans tes portails, Jérusalem.

    3- Jérusalem qui est bâtie comme une ville  caractérisée par l’unité achevée.

    4- Et c’est là que sont montées les tribus, les tribus de « Y-A », assurance pour Israël, pour célébrer le nom de Hachém.

    5- Car là se sont établis les sièges de la justice miséricordieuse, les sièges pour la maison de David.

    6- Souhaitez la complétude pacifiée de Jérusalem ; souhaitez, vous qui l’aimez.

    7- Que soit la complétude pacifiée dans tes murs, le calme paisible dans tes palais.

    8- Pour mes frères et mes amis, j’en parlerai intensément : que la complétude pacifiée soit en toi.

    9- Pour la maison de Hachém notre D.ieu, je demanderai tout le bien pour toi.

    (traduction : Yehoshua Ra’hamim Dufour)

    Autres coutumes de Chavouôte

    • on fleurit les synagogues et les rouleaux de la Torah.
    • on mange des mets au lait, en référence au pays de lait et de miel qui est celui de la Torah (Cantique des Cantiques, 4, 11). D’autres disent que c’est en référence au fait que Moché rabbénou refusa de têter le lait des femmes d’Egypte et Myriam sa soeur proposa à la fille du Pharaon une hébreue, sa mère pour nourrir son fils Moché.
    • Les coutumes culinaires sont variables dans les différentes communautés suivant leur origine géographique. C’est aimer son peuple que d’aimer ses coutumes différentes sans esprit critique.
    • On lit le livre de Ruth (méguilate Ruth) car elle a apporté la Tora et a opéré le redressement de la création en recueillant les étincelles dispersées, ce qui a permis d’engendrer le machia’h messie, le roi DavidSur ce lien de Modia, vous pouvez lire et étudier le livre de Ruth.

      C’est, justement, le jour de la naissance et de la hilloula (décès en plénitude) de David. Vous pouvez entendre ici la lecture du livre de Ruth en rite achkénaze par un lien avec un autre site (613.org/). En galoute, hors d’Israël, on lit le livre de Ruth le second jour.

    • Après le repas, pendant le Birkate ha mazone, l’action de grâces, on sera particulièrement conscient de tous ces remerciements en ce jour particulier. Ceux qui veulent étudier pour développer cette attention au sens, lirons le Traité Bérakhote du Talmud, pages 48-49.
    • Beaucoup veillent à aller au miqvé pour être dans la pureté de cette fête si pure.
    • Pendant Cha’harite, on lira le psaume 19 (ha chamayim méssapérim kévod El, les cieux racontent la Gloire de D.ieu) qui comporte 126 mots comme les 126 jours passés par Moché rabbénou sur la montagne pour recevoir la Torah et ce psaume comporte les mots Torate Hachém témima, la Torah de Hachém est parfaite, qui correspond bien à ce jour.
    • On dit le Hallél complet. L’étudier sur le lien de cette page.
    • Le don de la Tora et sa lecture
      Suivant les communautés, on dit des chants spéciaux à l’entrée du Séfer Torah, en ce jour. Souvent, avant la lecture de la Torah, on dit le verset 18 du psaume 68: Les chars de Eloqim se comptent par myriades et milliers répétés; avec eux, Hachém se rend sur le Sinaï dans le Sanctuaire ».
      Dans un premier rouleau de la Torah, on va lire à la Synagogue le récit des 10 paroles ou décalogue (Chémote 19), selon la lecture des téâmim placés au-dessus des mots et non en-dessous (version réservée à la lecture privée). Les coutumes sont différentes sui vant les communautés (se lever ou non pendant cette lecture): ce qui est souhaitable est de se lever mais certains craignent qu’il soit interprété à partir de cela que ce passage de la Torah est plus important que d’autres ou que l’on fasse l’erreur de religions faussées qui n’ont retenu de la Torah que ces 10 commandements. D’autres pensent qu’il ne faut pas se comporter selon les erreurs des ignorants. De toutes manières, on sera particulièrement recueilli comme si on entendait cette proclamation.
      Dans certaines comunautés, on fait monter à la Torah tous les présents.
      Dans le second rouleau, on lira le récit des prémices de la moisson, d’où encore un autre nom de la fête Yom habbiqourim, qui sont apportés au sanctuaire (Vayiqra 28, 26-31). On réserve généralement cette lecture à un talmid ‘hakham présent parmi l’assemblée.
      La haftara sera le majestueux début du livre du prophète Ezéchiel (1. 1-28 et 3, 12) sur le char de la gloire céleste:
      « Ce fut dans ma trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, et j’étais au coeur de l’exil sur le fleuve Kévar ; les cieux s’ouvrirent et je vis des visions divines… ». (allez lire ce texte pour comprendre le parallélisme avec la vision divine au Sinaï.
      Quand on rentre les Sifré Torah, des communautés disent le psaume 29 (Mizmor léDavid, Havou…). Voyez-en le commentaire précis sur le lien avec cette page.
      Il parle de « la voix » qui révèle et elle est répétée 7 fois comme les 7 séfirotes ou descentes de la bénédiction. Auparavant, les 3 niveaux d’En-haut sont indiqués par la triple répétition de havou (célébrez) dont la guématria correspond aux 13 middotes ou qualités de D.ieu.
    • Des communautés rappellent les noms de défunts chers (azkarate néchamotes).

    Quelques approches poétiques pour exprimer l’essentiel, impossible à traduire.

    Soyons clairs et sincères: nous ne parviendrons pas à saisir par le seul intellect logique et discutailleur le message de Chavouôte.
    Il faut un autre langage aussi pour exprimer cette rencontre du Ciel et de la terre qui a été le but de la Création.
    Certains pourraient dire que le Ciel est obsédé par le couple. Effectivement; et tous nos textes disent que l’essentiel de la sortie d’Egypte est dit dans le Chant de la Mer rouge, et que l’essentiel de toute la Torah est dit dans le Cantique des Cantiques.
    Alors, nos Sages qui ont bien transmis tout ce que nous avons dit, prennent alors un autre langage pour transmettre cet essentiel, de même qu’un objet peut mieux rappeler une amitié que tous les discours.
    Ils parlent alors de rencontre entre la montée et la descente.
    Ils parlent des deux tables des dix commandements comme un don double qui va permettre l’union;
    et ils l’expriment dans les images du couple des séfirotes netsa’h et hod qui fonctionnent
    et vont permettre de passer à l’union entre le tsaddiq qui est le fondement du monde (le yessod) et lamalkhoute, la royauté souhaitée de la Chékhina.
    Ils parlent surtout des 24 groupes des livres de tout le Tanakh comme 24 bijoux de la fiancée (qichouté ha kala).
    C’est cela la réalité essentielle: un amour, une rencontre, une union qui sont en projet et auxquels nous pouvons dire oui ou non, être conscients ou totalement inconscients en nous occupant seulement de la surface des choses (la consommation, le travail, l’argent, les vacances, la retraite, les vêtement, les informations, les kilomètres, etc.).

    N’oublions jamais que l’essentiel de toute la Torah est le Lev, le coeur.
    Et Ribbi Âqiva dit dans ses Otiotes, ses lettres de l’alphabet que toute l’étude doit être faite par le coeur
    (lamad, apprendre, est composé des initiales des mots lev mevine daâte, le coeur comprend la science ou l’union);
    et toute la Torah est insérée entre ces deux lettres du mot lev, coeur:
    en effet, la Torah se termine par la lettre lamed du mot Israel et on reprend la lecture au début par la lettre beit du mot Béréchite, ce qui fait lamed-beit= lev, coeur.

    Que notre coeur s’ouvre enfin à la Torah, que tout notre être soit un coeur.
    Alors nous comprendrons que la dernière phrase de tout le Tanakh est une phrase allant du coeur de D.ieu (si on peut dire) à notre coeur, et nous l’entendrons sans discuter, par le coeur comme le jour où un amour est ressenti avec évidence:


    « Mi-vakhém mikol-âmo, Hachém Elohav îmo véyaâl.
    S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à Son peuple, que Hachém son D.ieu soit avec lui, et qu’il monte »
    Sans cette écoute par le coeur (sens du Chémâ Israël), nous ne sommes pas face à la Torah.
    On ne peut pas résister aux mots de cet amour.

    C’est ce que nous dit aussi la dernière phrase du Cantique des Cantiques:


    « Béra’h, dodi, oudémé-lékha litsvi o léôfér haayalim âl haré vésamim.
    Fuis mon bien-aimé, et sois semblable au cerf ou au faon des biches sur les montagnes parfumées ».
    C’est cela la vérité de la Torah.
    Les prospectus des agences de voyages sont peu de chose en comparaison de la fuite vers cet amour proposé.
    Ecoute le donc, Israël!
    Ce ne sont pas mes idées, c’est vraiment la Torah d’Israël et des Sages qui nous la transmettent.


    Comment recevoir la Torah?
    Laissons encore se développer notre capacité à recevoir l’immensité du don de la Torah. Il enrichirait tout notre être et améliorerait notre monde et le monde. Nous avons commencé cela de jour en jour du Omer depuis Pessa’h, continuons, étudions, recevons, appliquons, vivons:

     

     

     

     

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    surmonter les difficultés en Israël
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    Pour comprendre et bien vivre la nuit et la Fête de Chavouôte

    Une grande nouvelle: Pour la première fois, 
    la Bible du Rabbinat est intégralement en français à votre disposition sur le Net. Lien ici

    Une initiative de Modia pour Chavouôte:
    Vous étudiez la Torah depuis longtemps, ou bien vous avez déjà étudié beaucoup sur Modia. Comparativement à d’autres Juifs autour de vous, vous avez ainsi reçu la bénédiction et le privilège de connaître beaucoup plus qu’eux. Il ne serait pas normal que vous utilisiez encore ce Chavouôte pour vous remplir encore une fois de plus à table alors qu’autour de vous vos frères ont faim et n’ont pas à manger. C’est le principe tout simple de Modia. Je l’ai appliqué dès mon entrée dans l’étude: partager les connaissances que je recevais en don gratuit. A Chavouôte, il est dit que « tout le peuple » a reçu la Torah dans le désert.
    Je vous propose d’utiliser autant que vous voulez la matière qui est sur Modia pour que vous organisiez des groupes d’études pendant la nuit de Chavouôte, là où vous êtes. Soyez inventif et osez partager la Torah à vos frères juifs une fois. Essayez. Etablissez vous-même votre programme selon vos capacités et selon les besoins et le niveau de votre public, il y a de la matière à votre disposition sur Modia. Vous polycopiez les passages que vous souhaitez.
    Et si vous n’y parvenez pas, étudiez avec d’autres pendant cette nuit ou faite le tiqqoune leil Chavouote (voir ci-dessous).


    Recevoir. Recevoir toute la Torah. Recevoir tous ensemble la Torah.

     


    Lire et comprendre le Chémâ Israël

    PLAN

  • Le sens
  • Le don de la Tora et sa lecture
  • Les coutumes
  • Le Tiqqoune Léil Chavouôte (Cela veut dire « réparation de la nuit de Chavouôte »)
  • Un abrégé de toute la Torah écrite et de toute la Torah orale.
  • Le commentaire du Chla sur Chavouôte
  • - les règles de l’étude
  • - l’intériorité de la fête
  • - l’étude diffuse la vie
  • L’amélioration du monde
  • La joie de la fête
  • La reconnaissance de la Torah
  • Retrouver le sens de la beauté
  • Les dix commandements
  • L’exercice personnel en cette fête
  • Don et diffusion de la Torah
  • Points pratiques: les coutumes de Chavouôtes
  • Quelques approches poétiques pour exprimer l’impossible à traduire.
    Après Chavouote, découvrez sa suite: deux pages nous enseignent comment ne pas transformer l’essai du don de la Torah en chute meurtrière dans le Veau d’or: celle-ci et celle ci du psaume 81.
  •  

    Liens
    Avant de recevoir la Torah, penser au mikvé de purification. Le découvrir.
    Les règles et méthodes de l’étude de la Torah
    Les autres événements importants de ce mois de Sivane.


    Le sens
    Nous avons franchi les étapes des « semaines » (sens du mot Chavouôte) tout au long de la période du Ômér dans une purification progressive, lente et difficile. Elle nous a menée de la libération physique, de principe, à la libération effective qui ne peut se réaliser qu’à plusieurs conditions :

    • quand l’homme veut intérieurement être libre,
    • quand il a pris tout le temps nécessaire pour être sûr de son choix (les semaines achevées, Vayiqra 23, 17-20),
    • quand il reçoit la connaissance qui assure cette liberté par le don de la Torah (zemane natane toraténou, le temps du don de la Torah),
    • quand le temps du passage final qui assure la conclusion heureuse est réussi. C’est la question de la dernière nuit avant le matin de la journée de Chavouôte, nous y reviendrons longuement.

    On ne fait le qiddouche qu’après la tombée de la nuit pour bien assurer le compte des semaines complètes.
    On appelle aussi la fête  ‘hag haqqatsir, le temps de la moisson : c’est la période des moissons en Israël, et nous les voyons depuis les routes où nous circulons, mais c’est aussi le temps de la moisson intérieure pour tout le peuple.
    Ce jour est celui du don de la Torah (matane Torah) comme il est dit à la page 86b du Traité Chabbate du Talmud: « Tanou Rabanane: Béchichi ba’hoddéche nitténou âsséréte hadibbérote léIsraël » (Nos maîtres on enseigné dans la baraïta que le 6 du mois de Sivane les 10 paroles ont été données à Israël). En ce sommet du calendrier, ce fut aussi la hiloula du Roi David qui mourut en cette fête et qui était un Chabbate cette année-là ainsi qu’il est dit dans le Traité Chabbate 30a, et à l’heure de min’ha du Chabbate qui est l’heure de bonté par excellence.

    Le Tiqqoune Léil Chavouôte

    Sens du mot tiqqoune
    Le mot « tiqqoune » étant une dynamique et un concept importants dans le judaïsme et particulièrement dans cette période du Ômér, il faut bien en comprendre le sens.
    Il a plusieurs significations reliées :

    1. c’est la réparation d’un manque ou d’un défaut, qu’ils soient dans la fabrication ou dans ce qu’est devenu un objet, une personne, une situation.
    C’est le « processus » réparateur, ou bien » l’état » atteint après la réparation. Un traitement en cours est un tiqqouneet, s’il est réussi, il a réalisé le tiqqoune. Cela peut être sur le plan corporel, spirituel, moral, etc.

    On parle ainsi de « Tiqqoune hammidotes« , la réparation qualitative des modes de comportement envers autrui ou dans l’existence en général, pour se rapprocher du modèle qu’est le Créateur qui nous a fait à son image, et qui se manifeste à nous selon ses « middotes » qu’il a révélées à Moché Rabbénou. Il a 13 middotes (Chémote 34, 6-7).

    2. C’est la technique de réparation établie par nos Sages et qui consiste dans des programmes précis de textes à étudier, de prières à dire, à des dates ou heures particulières ou dans des circonstances précises, après avoir réalisé des actes précis de purification des intentions (par exemple, miqvé, tsédaqa, viddouï ; bain de purification, bienfaisance, aveu des fautes, etc.). Ainsi,  le Tiqqoune ‘hatsote qui se dit la nuit à minuit.

    Ces techniques peuvent faire partie d’un mode de vie continu, ou répondre à des besoins spécifiques en cas de crise.
    Il va de soi que cela ne peut être entrepris que sans superstition, dans la émouna (confiance droite), et dans une cohérence avec une vie qui se rectifie sur tous les plans. La première démarche est d’abord de pratiquer les mitsvotes de base ; ensuite, éventuellement, on accède à la ‘hassidoute qui atteint ces niveaux ; modifier cet ordre sain des choses est preuve d’errance. Le plus souvent, il est nécessaire de n’utiliser ces techniques qu’avec la supervision d’un véritable Sage qui connait bien ces traditions et qui a une longue expérience des humains. Il faut prendre ses distances vis-à-vis de toute personne qui s’improvise maître en la matière sans avoir reçu la formation par la voie de la tradition reconnue.

    3. Un tiqqoune particulier basé également sur des textes composés par les Sages, est le corpus de textes que l’on lit pendant la nuit de certaines fêtes comme le « tiqqoune Chavouôte« . La nuit de Chavouôte se passe à étudier en lisant le Tiqqoune léil Chavouôte composé d’un abrégé de chaque chapitre de la Torah, de tout le Tanakh, de la michna, de la guémara, du Zohar et de parties de halakha. Le Chla a particulièrement contribué à développer cette coutume.
    La nuit de Hochaâna Rabba se passe à étudier en lisant le Tiqqoune léil Hochaâna Rabba, composé du livre deDévarim, du traité Idra zota du Zohar et des psaumes. Cette étude ne se passe pas seulement dans la synagogue, mais de nombreux groupes ou particuliers  organisent des nuits d’études, souvent avec des lectures ou conférences adaptées aux publics particuliers par des personnes qui ont étudié davantage.

    4. Le « tiqqoune néchama » entre dans ces cadres qui dépassent le niveau du commun. Il s’agit d’améliorer « l’être », non plus seulement dans ses comportements et dans ses attitudes intérieures, mais dans la nature de son âme car il y aurait eu des accidents de parcours, soit dans les vies antérieures, soit dans le processus de purification après la mort, et l’âme aurait besoin de l’aide de prières. Les plus grands mystiques juives parlent de cela. Mais, ici, c’est plus qu’une mise en garde qu’il faut placer ; en effet, qui peut prétendre qu’il vit à ces niveaux de pureté, qu’il a reçu le don divin de voir et de comprendre ces niveaux ? Qui se prononce là-dessus et prétend interpréter ou donner des conseils en ce domaine, organiser les couples selon ses visions des néchamotes est un dangereux charlatan, hormis les rares Sages reconnus comme tels par les plus grands tsaddiqim de la génération.

    Le judaïsme qui a une longue expérience millénaire des conduites des hommes met en garde contre les tentatives de s’égarer dans les situations extrêmes. Les fils de Aharone ont péri dans cette voie ; le roi David pensait pouvoir aisément affronter ces voyages avec leurs périls et il a reçu des épreuves qu’il lui fut très difficile de supporter. Et nous n’avons pas ces niveaux.

    Il existe une pathologie de ces expériences, dont parle la littérature ‘hassidique et le folklore concernant le « dibbouq« .

    Cependant, nous participons au « tiqqoune néchama » par la lecture simple des textes ou des psaumes, mais sans chercher à nous représenter ce que nous produisons alors, ni à le calculer.

    5. En ce sens, dans la conduite populaire, on parle aussi de « tiqqouné chabbate » (au pluriel) pour désigner la pratique de lire des ensembles de cantiques ou psaumes qui mettent en valeur la beauté du Chabbate, et qui ont été organisés par les caballistes, spécialement le Ari zal.

    6. Dans la même ligne, on désigne le « tiqqoune klali« . Rabbi Na’hmane de Breslav recommandait de réciter une suite de 10 psaumes qu’il nommé Tiqqoune hakklali, pour la purification de l’âme et du corps, spécialement face aux difficultés sexuelles (psaumes16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137, 150).

    7. On parle aussi de « tiqqoune hallachone » quand une lettre supplémentaire apparait et produit des anomalies dans une forme grammaticale d’un mot de la Torah. Voyez l’analyse de ce phénomène par Rachi dans son commentaire de Béréchite 49, 22 et Chémote 18, 8 et Bamidbar 11, 16 et Isaïe 9, 6 et Job 32, 3. Il y a des raisons très profondes à ces anomalies, qui transmettent souvent des secrets de la Torah ; ou parfois ce sont des formes qui permettent d’éviter une lecture qui porterait préjudice à la dignité de la Torah.

    8. On parle alors de « tiqqoune sofrim« .
    Par sens dérivé, on emploie aussi ce terme de « tiqqoune sofrim » pour toute correction élégante du style ou de la prononciation.
    Il désigne aussi une édition imprimée de la Torah sans voyelle qu’utilisent ceux qui écrivent la Torah sur les rouleaux comme modèle (le sofér stam) ou ceux qui apprennent à lire la Torah en public. Il y a maintenant de magnifiques éditions de tiqqouné sofrim en Israël.

    9. Last but not least, les Tiqqouné hazzohar sont l’un des livres du Zohar qui, en 70 chapitres commentent uniquement le premier mot de la Torah et décrivent les nombreuses correspondances qui existent entre les lettres ou les versets de la Torah, aux niveaux les plus élevés. Ce livre est écrit en araméen.

    10. Une expression courante, qui joue sur tous ses niveaux, mais en revenant sur le plan de l’organisation sociale, par le « tiqqoune haôlam« , c’est souvent une décision d’un Sage reconnu par la génération entière qui décide d’une mesure qui change les usages, mais justement parce que cela remet dans le bon ordre des choses. On en parle ainsi pour ce qui vient améliorer les choses dans la paix.

    11. Enfin, tout cet ensemble s’insère dans une conception générale, présente dans le judaïsme le plus authentique que le peuple juif, est engagé dans un « tiqqoune » du monde où agissent des forces positives et négatives. La « réparation » a commencé avec les patriarches, elle s’est poursuivie sur le plan familial puis national ; il y a eu des rechutes comme les phases de destruction du Temple ; des groupes situent l’édification de l’Etat d’Israël dans ce contexte (soit pour le valoriser, soit pour le regretter) ; il y a aussi une certitude que le processus de réparation n’échouera pas et qu’il y aura des phases propices au retour au projet divin. On trouve là le concept de téchouva(retour), celui de machia’h (messie) qui est très complexe et est analysé avec précision à la fin du Traité Sanhédrine et par le Rambam.

    Les Sages y indiquent qu’il est interdit de chercher des dates pour ces processus car il est écrit explicitement dans la Torah que « aujourd’hui, si vous m’écoutez » tout cela peur se réaliser.

    Il y a toujours des individus qui exploitent ces espérances pour abuser des personnes de qualité qui n’ont pas de formation suffisante dans le discernement. C’est tout le problème constant des faux-messies.  A la fois, la réalité du tiqqoune est authentiquement juive, et le processus est très complexe à mobiliser et à descerner. C’est cependant une des  base de la émouna juive ; c’est pour cela que le Rambam l’a introduit dans ces « îqarim« , principes de base.

    Chacun sait qu’il y a des courants actifs et respectés qui placent ces dynamiques au centre de leur action collective, de leur prière, de leur vocabulaire constant et de leur pensée, tandis que d’autres Sages de la plus haute qualité également  exigent une prudence extrême.

    Le tiqqoune doit toujours commencer par les middotes du coeur et du comportement, par la réalisation concrète des mitsvotes, par la conduite de bonne relation humaine (ce dérékh érets précède la Torah disent nos Sages), tandis que le tiqqoune des conceptions sur les âmes, l’éternité, la venue des temps est en position seconde.

    Dans cette ligne, on lit la Torah toute la nuit en essayant de ne pas accorder de place au sommeil, pour être totalement présent à ce don en laissant la Torah pénétrer en tout notre être. C’est une coutume que pratiquait le Roi David chaque nuit (voyez le Traité Bérakhote page 50b). Il restait éveillé (niour) toute la nuit pour cela à partir de minuit. Le Ari disait qu’il n’arrivera aucun mal toute l’année à celui qui reste éveillé toute cette nuit en étudiant la Torah.
    On veille à le faire en minyane (au moins 10 personnes).
    Le texte a été ordonnancé par le Rav Chlomo ben Moché Alkabets (1505-1584, arrivé à Tsfate, Saféd en 1535) qui a rédigé aussi le cantique du Chabbate, le Lékha Dodi liqrate kalla qui a été accepté par toutes les communautés comme une partie intégrante de l’office d’ouverture du Chabbate ; il a été complété définitivement par le Chla, le maître principal dont nous suivons les méthodes d’étude sur ce site et dans le Lév Gompers.
    Le Rav Alkabets étudiait avec Rabbénou Yosséf Qaro pendant la nuit de Chavouôte et il y assista aux phases d’inspiration du maître sous  l’effet de son magguide qui l’enseignait. Il pratiquait de nombreuses techniques  de développement des capacités de ses étudiants dans l’étude : il incitait ses disciples à aller prier sur les tombes des tsaddiqim pour demander leur aide dans l’étude (technique dite des guérouchim), il répandit la coutume d’aller accueillir le Chabbate dans les champs (sadé). Parmi ses élèves, on compte Ribbi Moché Cordovéro, maître du Ari zal, qui devint ensuite son propre maître en caballe et qui adopta le plan de son enseignement pour écrire Pardés Rimonim.
    Tout cela pour dire la grandeur du maître.

    Composition du Tiqqoune Chavouôte
    Il est composé
    des 3 premiers versets et des 3 derniers versets de chaque partie de la Torah, de tous les livres des prophètes et des écrits du Tanakh (la Bible). Puis, de chaque traité de la michna, du Talmud, du Zohar, et les 613 commandements. Des livrets comportent ce texte. C’est recevoir ainsi toute la Torah qui est composée de deux voies d’expression : la Torah écrite et de la Torah orale. Il faut bien comprendre ce que l’on appelle Torah orale par cette étude détaillée mise sur le site, si on on risque de se méprendre. Certains lisent aussi le chant de la mer rouge,Chirate ha yam, et les 10 commandements selon les teâmim inférieurs.
    Il est évident que cela concerne ceux qui connaissent l’hébreu car la règle est toujours : tov méat békhavana méharbé ché la bakhavana (il vaut mieux un peu avec conscience et intention que beaucoup sans). On peut donc le lire dans la langue que l’on comprend et, si on n’a pas pu le lire pendant la nuit, on veillera à le faire et à le terminer pendant la journée. Certains lisent aussi Eikha ou des michnayotes du Traité Beitsa ou du Taité ‘Haguiga qui concerne les niveaux de la caballa.
    De toutes manières, une règle est qu’on n’impose pas au public qui n’en est pas capable ou qui ne comprend pas la langue des lectures longues.

    Le Tiqqoune Léil Chavouôte est donc un abrégé de toute la Torah écrite et de toute la Torah orale.
    Même si on ne comprend pas tout ce qui est lu, ou peu, l’âme (la néchama) est touchée et reçoit (sens du motqabbala), si le coeur est orienté en ce sens.

    Technique à suivre cette nuit-là
    Il n’y a donc aucune comparaison possible entre cette réception directe de la Torah par sa lecture cette nuit-là, et toute « conférence à propos de » la Torah dite par un être de chair, en ce même soir, quelle que soit la qualité de cette étude.
    Cependant, pour ceux qui n’avaient pas compris cette différence jusque là, il vaut mieux se rapprocher de la Torah comme on le peut cette nuit-là que de s’en éloigner en suivant un rite que l’on ne comprend pas, comme c’est le cas pour celui qui cherche avant tout à « contrôler par sa pensée », et qui ne comprend pas l’importance majeure de « recevoir«  la Torah plutôt que de la « penser » en cet instant.
    Chacun en est à une étape de son parcours qui est à respecter totalement par les autres, et il est seul responsable de ce qui lui convient davantage ; de même pour chaque communauté.
    Il est aussi préférable de trouver le meilleur moyen d’être présent et éveillé plutôt que de sommeiller devant un texte qu’on ne parvient pas à écouter. Chacun a reçu le don de discernement pour choisir sa propre voie : « va vers toi-même » (lékh lékha) a dit D.ieu à Avraham.
    De toute manière, il importe d’être « en communauté » comme ce jour-là dans le désert, car toutes les âmes du peuple juif et de tous ceux qui s’y adjoignent y étaient présents. Certains ont besoin de sentir la présence physique et visuelle et l’ambiance d’autres pour se relier intérieurement à l’union du peuple au Sinaï, d’autres atteignent le même but en petit comité et unis aux Sages avec qui ils prient. C’est donc pour chacun un retour à la première rencontre de son être même avec la Torah.
    Le Chla le dit, pour qu’on ne quitte pas ce niveau : on essaiera de ne pas faire d’arrêts si ce n’est pour assurer l’essentiel qui est la itôréroute, l’éveil intérieur (éine lé afsiq ballimoud ‘houts mi lédivré itôréroute léyireate Hachém).

     


    Le commentaire du Chla sur Chavouôte
    Le Chla a écrit un long commentaire de la fête dont nous citons maintenant de brefs extraits.

    - les règles de l’étude
    C’est dans ce commentaire (partie Nér Mitsva) que nous trouvons l’essentiel de toutes les règles sur l’étude que j’ai présentées dans Le Lév Gompers ; s’y reporter, ce sera lire ce traité du Chla sur Chavouôte.

    - l’intériorité lumineuse de la fête
    Une grande part de la lumière qui a disparu avec le départ de Moché est ravivée ce jour-là.
    Il y a de nombreux visages à la Torah, et tous ne sont pas également visibles à toutes les époques.
    Notre aveuglement vient de notre fermeture devant la source de la beauté de la Torah, car la Torah est toute composée des noms de Hachém et elle les révèle dans leur beauté.

    - l’étude diffuse la vie
    Et, quand cette communication est pleine (on dit alors : Torate Hachém témima), la Torah qui a créé le monde l’emplit à nouveau et lui transmet la vie. Le peuple juif a cette fonction de développement de l’existence du monde par son étude de la Torah, et par sa pureté dans la réception de la Torah, et par sa vie pure en fonction de la Torah.

    L’étude de la Torah est un service mondial de développement de la vie et de la survie.
    De même ceux qui étudient constamment en ce sens la Torah à l’intérieur du peuple. (Remarque. On ne reproche pas à une minorité de ne pas employer leurs connaissances dans des métiers d’action mais d’être des universitaires purs qui développent seulement les connaissances ; alors, ayons la même tolérance envers la minorité qui s’adonne totalement à l’étude de la Torah dans notre peuple).
    L’étude est une question de pureté et de travail, et non une question de brillance intellectuelle. Car elle est faite avec le coeur, non avec la tête seulement.
    Et il n’y a pas de fin à cette étude, exactement pas plus qu’il n’y a de fin à la lumière.
    De plus, quand notre peuple est affecté à cette tâche,  dans la mesure où il s’y adonne ainsi que nous venons de le voir, il participe lui-même directement de la vie et  les forces négatives s’éloignent de lui ipso facto. Ne l’oublions pas en ces périodes où les cercles concentriques d’ennemis se multiplient et s’agitent de plus en plus férocement autour du peuple saint d’Israël

    L’amélioration du monde
    Nos textes nous enseignent que les descentes de niveau qui se sont produites dans l’histoire (les « brisures des tables de l’alliance »)  peuvent encore se produire.
    L’une des raisons à cela est toujours la prise de distance par rapport à l’étude, l’oubli de sa valeur et de son contenu. La haine envers les Sages, comme on le voit parfois, est souvent la conséquence typique de ces processus.
    Donc, muni de cette science relatée dans la Torah et dans les écrits de nos Sages qui la transmettent, le peuple juif a pour fonction de maintenir la présence des forces de vie par l’étude, la connaissance, et par une action morale qui y correspond. Il fait sans cesse « la moisson » des récoltes positives qui nous sont données, et les réoriente vers le Créateur qui, dans Sa bonté, veut que l’homme vive et non qu’il meure.

    Nous comprenons maintenant que, en ce jour de Chavouôte, le Juif est ajusté à se véritable nature reliée à la divinité, jusque dans son nom « adam » qui est à l’image du Nom divin. Et l’homme atteint ainsi un niveau qui le place au sommet de la Création.
    Parfois, les épreuves terribles que l’homme met en jeu (globalement, car il ne faut pas se permettre d’interpréter directement une épreuve précise ou une faute éventuelle car ce jugement ne relève que de D.ieu), ont aussi une fonction de l’inciter à la réaction pour retrouver ensuite un ordre positif ou beaucoup plus élevé qui n’aurait pas été atteint autrement.

    La nuit de Chavouôte est justement le moment le plus important de cette mise en préparation, le plus conscient, le plus difficile à cause de nos résistances, mais aussi le plus proche du dénouement.

    La joie de la fête

    En fonction de tout cela, la joie de la fête de Chavouôte est donc particulière, c’est une joie très divine et spirituelle. une rencontre de l’essentiel (comme certians premiers moments de rencontre ou d’amour peuvent en donner l’expérience indélébile et comme les chants de poèmes peuvent tenter de le saisir ou de le redire), et non la joie bruyante et débridée d’autres fêtes comme Pourim.
    Il faut y retrouver les notions et sentiments de « crainte » face à la grandeur de la Gloire du créateur, l’ordre bon des choses, la pureté dans la beauté. La crainte face à D.ieu (yiréa) est la pureté de cette attitude de révérence et de réceptivité totale, sans aucune altération ; alors, on n’ose pas s’en détourner pour réaliser des petits forfaits, on peut que l’on craint. Cela n’a rien à voir avec l’absurdité selon laquelle des antisémites ont dit que le judaïsme serait pour eux une religion de crainte tandis qu’ils seraient une nouvelle étape, celle de l’amour. Qui n’a pas cette crainte toute pure de la réceptivité totale n’aime même pas, il raconte des balivernes sur l’amour.

    Celui qui aime voit cette lumière interne dans la Création, c’est ce que j’ai essayé de rendre par l’image placée sur la page d’accueil et que je replace en bas de cette page.

    La reconnaissance de la Torah
    Un jour, la terre redeviendra ainsi pleine de la connaissance de Hachém. Et les peuples reconnaîtront le rôle du peuple juif dans cette économie, et l’importance de la terre d’Israël et de Jérusalem comme lieux de cette fonction unique dans le monde.
    Et les peuples reconnaîtront alors la pureté de la Torah sans la modifier chacun selon son génie. On ne parlera plus du « droit des hommes » de briser à la fois la Torah divine pour en faire de nouvelles religions, et de briser aussi ceux qui l’étudient et la transmettre et essayent de la vivre sur la terre qui est présence de D.ieu, mais en ce temps là les hommes parleront des Juifs avec infiniment de respect, en pleine conscience.
    Ce conflit qui est constant envers le peuple d’Israël se joue aussi entre les membres du peuple lui-même, maintenant comme depuis l’entourage de Moché rabbénou, et ce problème interne ne prendra fin que par la conscience généralisée de la beauté de la Torah.

    Retrouver le sens de la beauté
    Alors, on retrouvera le sens de la sainteté (qéddoucha) et du lieu de cette sainteté (la terre d’Israël, la ville deJérusalem, la montagne du sanctuaire, le « miqddache« .
    On retrouvera le sens du nom de « juif », composé des lettres mêmes du Nom de Hachém, et tout Sage plein de la recherche de cette science et de cette fonction, sera considéré comme l’idéal du Juif, plus que le prophète. Car tout cela sera compris comme la manifestation du bien que nous révèle Hachém lui-même pour le bien de l’homme.
    Israël sera vu par tous, non plus comme un peuple intelligent ou dispersé ou critiqué ou persécuté ou doué en affaires, mais comme le lieu et la fonction de la beauté de la Création et de l’homme. Les sens du nom « Israël » apparaîtront dans leur lumière.
    C’est le labeur acharné d’Israël, dans les pires conditions au long des siècles, qui a permis de préserver ce trésor pour le bien de tous, sera compris comme une mission à laquelle il s’est sacrifié de siècles en siècles. On comprend qu’il est assez indécent quand on mesure l’intensité de son engagement pour le salut du peuple juif aujourd’hui par la alyah à la seule question des avantages matériels que cela pourrait donner comparativement aux conditions matérielles d’autres pays. Cela n’a pas de sens car nous savons par l’expérience de tous les siècles depuis ce qui nous est dit dans la Bible, que cette tâche est extrêmement difficile et sera très difficile dans notre vie. Nous avons lu les Principes de Pères pendant la période du Ômér jusqu’à Chavouôte et ils nous ont souvent répété cette notion de « labeur besogneux et difficile dont on ne doit se dispenser à aucun prix ». Les portes de la compréhension se referment sans cesse, à l’extérieur comme à l’intérieur du peuple, et en nous-mêmes, et il faut peiner durement pour les ré-ouvrir.
    Il faut ajouter que le plus difficile n’était pas seulement d’accomplir la Torah, mais de le faire dans la joie (sim’ha), de bénir de cette lumière aussi bien dans l’abondance que dans les troubles et souffrances, car la beauté divine sûre que nous portons dans le coeur et dans notre peuple et dans le texte de la Tora et dans la terre d’Israël, ne peut aller de pair qu’avec le bonheur et la joie. Les mitsvotes du corps sont faites pour la joie du corps.

    Les dix commandements
    Dans cet axe, les dix paroles sont un condensé de toute cette Torah, et non pas dix interdits majeurs de la justice humaine. Dans cet axe, il n’y a pas d’écart entre la justice établie entre les hommes et la diffusion de la lumière divine.

    Voyez leur commentaire dans de nombreuses pages de Modia, ici: Les 10 commandements

    L’exercice personnel en cette fête
    Chaque Juif, dans l’axe de cette prise de conscience, doit se mettre aujourd’hui dans les conditions pour ressentir qu’il est personnellement en présence de cette « révélation » qui s’appelle « le don au har Sinaï » (au Mont Sinaï).
    Il y a eu 3 instants successifs de cette révélation totale : le Chabbate de la Création, le Chabbate du Har Sinaï, le Chabbate qui sera celui de la fin des temps.
    Ce soir de Chavouôtes est l’un de ces trois moments. Soyons conscient du caractère exceptionnel de cette journée et de la nuit qui l’ouvre.
    C’est un des rares moments marqués par la plénitude, la chlémoute, qui doit atteindre les trois niveaux de la pensée, de la parole et de l’acte. Cette plénitude est symbolisée par le repos de chabbate.

    Comme je serais heureux si, après cette lecture, certains comprenaient tout-à-coup ce qu’est le Chabbate (lien ici) et l’importance de se distancier totalement des activités habituelles et de tout ce qui est fabrication et semaine, et faisaient le pas décisif de goûter et de réaliser le Chabbate, en sachant que le changement des habitudes sera difficile mais qu’ils ne cèderont pas pour ne pas perdre une telle lumière qu’ils ont touché une fois.
    En cette préparation de Chavouôte, l’homme doit travailler sur lui-même avec vigilance pour atteindre ce niveau et le maintenir.
    En particulier, il doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de dégradation de la qualité de sa parole vers des niveaux futiles alors qu’il est dans les lieux et les temps où cette sainteté a à se manifester (temps d’étude, temps de chabbate et des fêtes, lieux de la prière) ; d’où le rappel de méditer la Torah jour et nuit.
    En tous ces mots, comme dans l’ensemble de ce que je rapporte,
    je n’ai fait que résumer le texte du Chla, sans entrer dans la technique des explications plus élevées et plus complexes qu’il développe.
    ‘Hag saméa’h. Bonne fête pour tout Israël, dans tous les niveaux de chacun, et ensemble.

    Lire
    - sur les trois jours de préparation morale à la fête  nommés chélochéte yémé haggbala : Chémote 19, 12-15. Les mariages ont lieu pendant ces jours (Choulkhane Aroukh, Ora’h ‘Hayim 493, 3).
    - sur les noms de la fête (‘Hag Chavouôte,’Hag hakkatsir, ‘Hag habbiqourim): Chémote 19, 1 et  23, 16-19 ; 34, 22. Vayiqra 23, 36. Bamidbar 28, 26 et 29, 35. Dévarim 16, 10 et 26, 1-11. Zémane matane toratenou (traité Chabbate 86 b), Atséréte : traité Roche  hachana 1, 2 et ‘Haguiga 2, 4.
    - sur les 3 fêtes de pélerinage où on monte à Jérusalem : Dévarim 16, 16.
    - sur les 50 jours qui séparent Pessa’h de Chavouôte : Vayiqra 23, 15-21 et traité Ména’hote 65 a- 66a.
    - sur le sens des aliments à base de lait (‘halav) pendant ce jour : Chémote 23, 19 et Chir haChirim 4, 11.
    - le calendrier des faits historiques et bibliques du mois de Sivane.
    tout le peuple était réuni au Sinaï
    et chacun est indispensable pour la Torah
    et pour vivre la Torah ensemble.
    Lire le commentaire du don du Chémâ Yisraël.
    Réviser l’hébreu de cette page.


    Don et diffusion de la TorahDon de la Torah.
    Diffusion de la Torah.

    Pour bien comprendre la fonction de « modia, faire savoir »
    du peuple juif qui porte la Torah de vie,
    dans une relation très affective
    (Israël est rose dans le Cantique des Cantiques),

     

    et celles-ci (photos de l’auteur)

     

    voici le chapitre entier 62 du prophète Isaïe.
    En plus de la diffusion, il montre aussi
    combien il est important de déblayer la route des difficultés de l’étude,
    ce que nous essayons de faire en nos différentes publications,
    dans l’amour de notre peuple :

    « Pour l’amour de Sion je ne fermerai pas mes lèvres
    et pour Jérusalem je ne me tairai pas,
    jusqu’au jour où sa lumière sortira dans sa justesse
    et son salut comme une torche allumée.
    Et les peuples seront témoins de ton triomphe,
    et tous les gouvernants de ta gloire.
    Et on t’appellera d’un nom nouveau
    que la bouche de Hachém aura désigné.
    Et tu seras une couronne de beauté dans la main de Hachém,
    et un diadème royal dans la paume de ton Dieu.
    Tu ne seras plus nommée la délaissée,
    et ta terre ne s’appellera plus solitude.
    Car ton nom sera « mon désir en toi »
    et ta terre sera nommée « l’épousée ».
    Parce que tu es l’aimée de Hachém
    et parce que ta terre connaîtra les épousailles.
    Oui, comme le jeune homme s’unit à la vierge,
    tes enfants te seront unis,
    et comme le fiancé se réjouit de sa fiancée,
    ainsi ton Dieu se réjouira de toi.

    Sur tes remparts, Jérusalem, j’ai placé des gardiens,
    tout le jour et toute la nuit, jamais ils ne se tairont :
    « Vous qui faites souvenir Hachém,
    ne vous donnez aucun répit !
    Et à lui non plus ne laissez aucun répit
    juqu’à ce qu’il ait rétabli Jérusalem,
    et jusqu’à ce qu’il ait fait de Jérusalem
    un sujet de gloire sur la terre ».

    Hachém l’a juré par sa droite et par la puissance de son bras :
    jamais plus je ne donnerai ton blé en nourriture à tes ennemis ;
    jamais plus les fils de l’étranger ne boiront ton vin, pour lequel tu t’es épuisé.
    Car ceux qui l’auront récolté, le mangeront et ils loueront Hachém ;
    ceux qui l’auront recueilli le boiront dans les parvis de mon sanctuaire ».
    Passez, passez par les portails,
    déblayez la route pour le peuple.
    Nivelez, nivelez la chaussée, enlevez-en les obstacles.
    Levez l’étendard face aux nations.
    Voici, Hachém fait entendre son appel à la terre :
    « dites à la fille de Sion : Voici ton salut qui arrive,
    voici il arrive vers toi avec son salaire et sa rémunération, face à toi.
    Et on les appellera « peuple du Saint »,
    les affranchis sauvés par Hachém,
    et toi, on t’appellera « recherchée, ville non délaissée ».


    Amen, véamen. Je dédie cela à ceux que j’aime et à mes enfants.

     



    Points pratiques.
    Les coutumes de Chavouôte :

    Bénédiction à l’entrée de la fête:
    - on dit d’abord: lé haddliq nér chel yom tov, puis la bénédiction ché hé’héyanou et ensuite on allume. On suit toujours la coutume propre de sa tradition d’appartenance.

    On veille à dire la prière de Arvite après la tombée de la nuit (environ 18 minutes avant l’heure de la fin de Chabbate). On veillera particulièrement à prendre bien conscience de ce que l’on dit avant et pendant le Chémâ Israël, Ecoute Israël, en ce jour particulier. Et si on a dit le Chémâ avant la tombée de la nuit, on le redira une fois la nuit venue, avant même le repas de la fête.
    Après Arvite, dans certaines communautés on lit le psaume 18 que dit David quand il a été délivré de tous ses ennemis et dit Je t’aime Hachém qui est ma force. Israël en a bien besoin. D’autres lisent le psaume 68 qui va dans le même sens et qui comporte aussi le verset 7 disant que Eloqim mochiv yéridim bayéta (D.ieu fait revenir les solitaires vers la maison de leur couple fondamental; programme essentiel en cette journée de l’union de Hachém et de son peuple.
    Les Sépharades lisent le psaume 122 qui reprend ce thème de la joie de la maison, union conjugale:

    LE PSAUME 1221- Chant des montées. A David. Je me suis réjouis quand on m’a dit pour moi : maison de Hachém nous irons.

    2- Nos jambes se tenaient fermes dans tes portails, Jérusalem.

    3- Jérusalem qui est bâtie comme une ville  caractérisée par l’unité achevée.

    4- Et c’est là que sont montées les tribus, les tribus de « Y-A », assurance pour Israël, pour célébrer le nom de Hachém.

    5- Car là se sont établis les sièges de la justice miséricordieuse, les sièges pour la maison de David.

    6- Souhaitez la complétude pacifiée de Jérusalem ; souhaitez, vous qui l’aimez.

    7- Que soit la complétude pacifiée dans tes murs, le calme paisible dans tes palais.

    8- Pour mes frères et mes amis, j’en parlerai intensément : que la complétude pacifiée soit en toi.

    9- Pour la maison de Hachém notre D.ieu, je demanderai tout le bien pour toi.

    (traduction : Yehoshua Ra’hamim Dufour)

    Autres coutumes de Chavouôte

    • on fleurit les synagogues et les rouleaux de la Torah.
    • on mange des mets au lait, en référence au pays de lait et de miel qui est celui de la Torah (Cantique des Cantiques, 4, 11). D’autres disent que c’est en référence au fait que Moché rabbénou refusa de têter le lait des femmes d’Egypte et Myriam sa soeur proposa à la fille du Pharaon une hébreue, sa mère pour nourrir son fils Moché.
    • Les coutumes culinaires sont variables dans les différentes communautés suivant leur origine géographique. C’est aimer son peuple que d’aimer ses coutumes différentes sans esprit critique.
    • On lit le livre de Ruth (méguilate Ruth) car elle a apporté la Tora et a opéré le redressement de la création en recueillant les étincelles dispersées, ce qui a permis d’engendrer le machia’h messie, le roi DavidSur ce lien de Modia, vous pouvez lire et étudier le livre de Ruth.

      C’est, justement, le jour de la naissance et de la hilloula (décès en plénitude) de David. Vous pouvez entendre ici la lecture du livre de Ruth en rite achkénaze par un lien avec un autre site (613.org/). En galoute, hors d’Israël, on lit le livre de Ruth le second jour.

    • Après le repas, pendant le Birkate ha mazone, l’action de grâces, on sera particulièrement conscient de tous ces remerciements en ce jour particulier. Ceux qui veulent étudier pour développer cette attention au sens, lirons le Traité Bérakhote du Talmud, pages 48-49.
    • Beaucoup veillent à aller au miqvé pour être dans la pureté de cette fête si pure.
    • Pendant Cha’harite, on lira le psaume 19 (ha chamayim méssapérim kévod El, les cieux racontent la Gloire de D.ieu) qui comporte 126 mots comme les 126 jours passés par Moché rabbénou sur la montagne pour recevoir la Torah et ce psaume comporte les mots Torate Hachém témima, la Torah de Hachém est parfaite, qui correspond bien à ce jour.
    • On dit le Hallél complet. L’étudier sur le lien de cette page.
    • Le don de la Tora et sa lecture
      Suivant les communautés, on dit des chants spéciaux à l’entrée du Séfer Torah, en ce jour. Souvent, avant la lecture de la Torah, on dit le verset 18 du psaume 68: Les chars de Eloqim se comptent par myriades et milliers répétés; avec eux, Hachém se rend sur le Sinaï dans le Sanctuaire ».
      Dans un premier rouleau de la Torah, on va lire à la Synagogue le récit des 10 paroles ou décalogue (Chémote 19), selon la lecture des téâmim placés au-dessus des mots et non en-dessous (version réservée à la lecture privée). Les coutumes sont différentes sui vant les communautés (se lever ou non pendant cette lecture): ce qui est souhaitable est de se lever mais certains craignent qu’il soit interprété à partir de cela que ce passage de la Torah est plus important que d’autres ou que l’on fasse l’erreur de religions faussées qui n’ont retenu de la Torah que ces 10 commandements. D’autres pensent qu’il ne faut pas se comporter selon les erreurs des ignorants. De toutes manières, on sera particulièrement recueilli comme si on entendait cette proclamation.
      Dans certaines comunautés, on fait monter à la Torah tous les présents.
      Dans le second rouleau, on lira le récit des prémices de la moisson, d’où encore un autre nom de la fête Yom habbiqourim, qui sont apportés au sanctuaire (Vayiqra 28, 26-31). On réserve généralement cette lecture à un talmid ‘hakham présent parmi l’assemblée.
      La haftara sera le majestueux début du livre du prophète Ezéchiel (1. 1-28 et 3, 12) sur le char de la gloire céleste:
      « Ce fut dans ma trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, et j’étais au coeur de l’exil sur le fleuve Kévar ; les cieux s’ouvrirent et je vis des visions divines… ». (allez lire ce texte pour comprendre le parallélisme avec la vision divine au Sinaï.
      Quand on rentre les Sifré Torah, des communautés disent le psaume 29 (Mizmor léDavid, Havou…). Voyez-en le commentaire précis sur le lien avec cette page.
      Il parle de « la voix » qui révèle et elle est répétée 7 fois comme les 7 séfirotes ou descentes de la bénédiction. Auparavant, les 3 niveaux d’En-haut sont indiqués par la triple répétition de havou (célébrez) dont la guématria correspond aux 13 middotes ou qualités de D.ieu.
    • Des communautés rappellent les noms de défunts chers (azkarate néchamotes).

    Quelques approches poétiques pour exprimer l’essentiel, impossible à traduire.

    Soyons clairs et sincères: nous ne parviendrons pas à saisir par le seul intellect logique et discutailleur le message de Chavouôte.
    Il faut un autre langage aussi pour exprimer cette rencontre du Ciel et de la terre qui a été le but de la Création.
    Certains pourraient dire que le Ciel est obsédé par le couple. Effectivement; et tous nos textes disent que l’essentiel de la sortie d’Egypte est dit dans le Chant de la Mer rouge, et que l’essentiel de toute la Torah est dit dans le Cantique des Cantiques.
    Alors, nos Sages qui ont bien transmis tout ce que nous avons dit, prennent alors un autre langage pour transmettre cet essentiel, de même qu’un objet peut mieux rappeler une amitié que tous les discours.
    Ils parlent alors de rencontre entre la montée et la descente.
    Ils parlent des deux tables des dix commandements comme un don double qui va permettre l’union;
    et ils l’expriment dans les images du couple des séfirotes netsa’h et hod qui fonctionnent
    et vont permettre de passer à l’union entre le tsaddiq qui est le fondement du monde (le yessod) et lamalkhoute, la royauté souhaitée de la Chékhina.
    Ils parlent surtout des 24 groupes des livres de tout le Tanakh comme 24 bijoux de la fiancée (qichouté ha kala).
    C’est cela la réalité essentielle: un amour, une rencontre, une union qui sont en projet et auxquels nous pouvons dire oui ou non, être conscients ou totalement inconscients en nous occupant seulement de la surface des choses (la consommation, le travail, l’argent, les vacances, la retraite, les vêtement, les informations, les kilomètres, etc.).

    N’oublions jamais que l’essentiel de toute la Torah est le Lev, le coeur.
    Et Ribbi Âqiva dit dans ses Otiotes, ses lettres de l’alphabet que toute l’étude doit être faite par le coeur
    (lamad, apprendre, est composé des initiales des mots lev mevine daâte, le coeur comprend la science ou l’union);
    et toute la Torah est insérée entre ces deux lettres du mot lev, coeur:
    en effet, la Torah se termine par la lettre lamed du mot Israel et on reprend la lecture au début par la lettre beit du mot Béréchite, ce qui fait lamed-beit= lev, coeur.

    Que notre coeur s’ouvre enfin à la Torah, que tout notre être soit un coeur.
    Alors nous comprendrons que la dernière phrase de tout le Tanakh est une phrase allant du coeur de D.ieu (si on peut dire) à notre coeur, et nous l’entendrons sans discuter, par le coeur comme le jour où un amour est ressenti avec évidence:


    « Mi-vakhém mikol-âmo, Hachém Elohav îmo véyaâl.
    S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à Son peuple, que Hachém son D.ieu soit avec lui, et qu’il monte »
    Sans cette écoute par le coeur (sens du Chémâ Israël), nous ne sommes pas face à la Torah.
    On ne peut pas résister aux mots de cet amour.

    C’est ce que nous dit aussi la dernière phrase du Cantique des Cantiques:


    « Béra’h, dodi, oudémé-lékha litsvi o léôfér haayalim âl haré vésamim.
    Fuis mon bien-aimé, et sois semblable au cerf ou au faon des biches sur les montagnes parfumées ».
    C’est cela la vérité de la Torah.
    Les prospectus des agences de voyages sont peu de chose en comparaison de la fuite vers cet amour proposé.
    Ecoute le donc, Israël!
    Ce ne sont pas mes idées, c’est vraiment la Torah d’Israël et des Sages qui nous la transmettent.


    Comment recevoir la Torah?
    Laissons encore se développer notre capacité à recevoir l’immensité du don de la Torah. Il enrichirait tout notre être et améliorerait notre monde et le monde. Nous avons commencé cela de jour en jour du Omer depuis Pessa’h, continuons, étudions, recevons, appliquons, vivons:

     

     

     

     

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    DE MODIA – NOUS SOMMES RENTRE DANS LE MOIS DE SIVAN ( Les commentaires du Rav DUFOUR )

    La particularité du mois de Sivane

    par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

    Site Modia   http://www.modia.org


    Lire :
    - le Roche ‘Hoddéche
    - la Fête de Chavouôte


    La particularité du mois de Sivane
    C’est le mois dans lequel la Torah a été donnée au Sinaï.
    C’est l’aboutissement de la création et du tiqqoune qui a été fait en Egypte, puis de la purification dans le désert et, pendant la période du Ômér, comme nous l’avons accompagné chaque jour sur le site.
    La Torah est beauté, la concrétisation de la beauté céleste, c’est pour cela qu’elle est nommée  tiféréte (beauté).
    (Pour les étudiants avancés :
    On dit alors que le mois de Sivane est celui de la séfira Tiféréte.
    Le Rav Guikatillia, dans Chaâré Ora et les Sages qui lui ont succédé le met en liaison avec les dynamiques de Zévoulone, fils de Yaâqov ; est-ce parce que Zévoulone faisait profiter des revenus de son métier ceux qui se consacraient à l’étude de la Torah ?
    Les lettres et voyelles qui marquent ce mois sont les lettres du Nom placées en initiales dans le verset yédotav oulétsélâ hammichqane hachénite, »ses tenons, et pour le second côté du sanctuaire », verset de force et d’union sainte. Chémote 26, 19-20)


    Quelques faits marquant le mois de leur empreinte :
    le 1 Sivane (19 mai 2015
    Les bnéYisraël entrent dans le désert du Sinaï.

    Le 6 Sivane
    Réception de la Torah par Moché.

    Le 7 Sivane
    Ribbi Yéhoshua fixe la réception de la Torah par tout Israël au Chabbate du 7 Sivane.
    A la mi-journée, Moché monte sur le Mont Sinaï poury rester 40 jours.

    Le 14 Sivane
    Hiloula de Rabbi ‘Hayim de Volojine (1749-1821), auteur de Néféche ha’hayim (traduit en français, sous le titre de L’âme de la vie, par B. Gros chez Verdier), élève du Gaone de Vilna et rénovateur des yéshivotes qui gardent encore son empreinte pédagogique. Son livre, profond et de lecture aisée, est un chef d’oeuvre d’équilibre qui pose les fondements du judaïsme en tenant compte des sensibilités diverses sans tomber dans les excès périlleux.

    le 15 Sivane
    Jour de la naissance et du décès de Yéhouha, fils de Yaâqov avinou et Léa.

    Le 21 Sivane
    Lire dans la paracha Béhaâlotékha : en ce jour les bnéi Yisrael partirent des « tombeaux de la convoitise »(qévarote hataava) vers ‘Hatsérote. Egalement l’épisode douloureux de l’incompréhension qui a surgi entre Myriam et Ahrone envers leur frère Moché. Munis d’une bonne intention, ils lui firent un reproche sur sa vie conjugale, et la punition reçue du Ciel nous enseigne sur l’importance de toute parole négative.

    Le 23 Sivane
    Aujourd’hui, le livre d’Esther (ch. 8) nous rapporte l’épisode des secondes lettres envoyées par Mordékhaï et Esther.

    Le 25 Sivane
    Aujourd’hui furent tués plusieurs des grands Sages parmi les dix arouguéi malkhoute : Rabane Chimeône  ben Gamliél, Ribbi Yichmaël le Cohén Gadol.
    Anniversaire tragique des 51 ans du navire l’Altaléna, au large des côtes d’Israël en 1948, premier cas où des juifs tirèrent contre leurs frères dans l’époque contemporaine sur la terre d’Israël. Que le Ciel pardonne les  fautes de Son peuple, et nous aide à accéder à un niveau de moralité et de fraternité qui exclut de tels actes qui se sont tragiquemen reproduits depuis.

    Le 28 Sivane
    Lire dans la paracha Béhaâlotékha : aujourd’hui,les bnéi Yisrael partent de ‘Hatsérote vers le désert de Parane.
    (Voir le calendrier quotidien de chacun des jours du mois).

     


     

    La particularité du mois de Sivane

    par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

    Site Modia   http://www.modia.org


    Lire :
    - le Roche ‘Hoddéche
    - la Fête de Chavouôte


    La particularité du mois de Sivane
    C’est le mois dans lequel la Torah a été donnée au Sinaï.
    C’est l’aboutissement de la création et du tiqqoune qui a été fait en Egypte, puis de la purification dans le désert et, pendant la période du Ômér, comme nous l’avons accompagné chaque jour sur le site.
    La Torah est beauté, la concrétisation de la beauté céleste, c’est pour cela qu’elle est nommée  tiféréte (beauté).
    (Pour les étudiants avancés :
    On dit alors que le mois de Sivane est celui de la séfira Tiféréte.
    Le Rav Guikatillia, dans Chaâré Ora et les Sages qui lui ont succédé le met en liaison avec les dynamiques de Zévoulone, fils de Yaâqov ; est-ce parce que Zévoulone faisait profiter des revenus de son métier ceux qui se consacraient à l’étude de la Torah ?
    Les lettres et voyelles qui marquent ce mois sont les lettres du Nom placées en initiales dans le verset yédotav oulétsélâ hammichqane hachénite, »ses tenons, et pour le second côté du sanctuaire », verset de force et d’union sainte. Chémote 26, 19-20)


    Quelques faits marquant le mois de leur empreinte :
    le 1 Sivane (19 mai 2015
    Les bnéYisraël entrent dans le désert du Sinaï.

    Le 6 Sivane
    Réception de la Torah par Moché.

    Le 7 Sivane
    Ribbi Yéhoshua fixe la réception de la Torah par tout Israël au Chabbate du 7 Sivane.
    A la mi-journée, Moché monte sur le Mont Sinaï poury rester 40 jours.

    Le 14 Sivane
    Hiloula de Rabbi ‘Hayim de Volojine (1749-1821), auteur de Néféche ha’hayim (traduit en français, sous le titre de L’âme de la vie, par B. Gros chez Verdier), élève du Gaone de Vilna et rénovateur des yéshivotes qui gardent encore son empreinte pédagogique. Son livre, profond et de lecture aisée, est un chef d’oeuvre d’équilibre qui pose les fondements du judaïsme en tenant compte des sensibilités diverses sans tomber dans les excès périlleux.

    le 15 Sivane
    Jour de la naissance et du décès de Yéhouha, fils de Yaâqov avinou et Léa.

    Le 21 Sivane
    Lire dans la paracha Béhaâlotékha : en ce jour les bnéi Yisrael partirent des « tombeaux de la convoitise »(qévarote hataava) vers ‘Hatsérote. Egalement l’épisode douloureux de l’incompréhension qui a surgi entre Myriam et Ahrone envers leur frère Moché. Munis d’une bonne intention, ils lui firent un reproche sur sa vie conjugale, et la punition reçue du Ciel nous enseigne sur l’importance de toute parole négative.

    Le 23 Sivane
    Aujourd’hui, le livre d’Esther (ch. 8) nous rapporte l’épisode des secondes lettres envoyées par Mordékhaï et Esther.

    Le 25 Sivane
    Aujourd’hui furent tués plusieurs des grands Sages parmi les dix arouguéi malkhoute : Rabane Chimeône  ben Gamliél, Ribbi Yichmaël le Cohén Gadol.
    Anniversaire tragique des 51 ans du navire l’Altaléna, au large des côtes d’Israël en 1948, premier cas où des juifs tirèrent contre leurs frères dans l’époque contemporaine sur la terre d’Israël. Que le Ciel pardonne les  fautes de Son peuple, et nous aide à accéder à un niveau de moralité et de fraternité qui exclut de tels actes qui se sont tragiquemen reproduits depuis.

    Le 28 Sivane
    Lire dans la paracha Béhaâlotékha : aujourd’hui,les bnéi Yisrael partent de ‘Hatsérote vers le désert de Parane.
    (Voir le calendrier quotidien de chacun des jours du mois).

     


     

    La particularité du mois de Sivane

    par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

    Site Modia   http://www.modia.org


    Lire :
    - le Roche ‘Hoddéche
    - la Fête de Chavouôte


    La particularité du mois de Sivane
    C’est le mois dans lequel la Torah a été donnée au Sinaï.
    C’est l’aboutissement de la création et du tiqqoune qui a été fait en Egypte, puis de la purification dans le désert et, pendant la période du Ômér, comme nous l’avons accompagné chaque jour sur le site.
    La Torah est beauté, la concrétisation de la beauté céleste, c’est pour cela qu’elle est nommée  tiféréte (beauté).
    (Pour les étudiants avancés :
    On dit alors que le mois de Sivane est celui de la séfira Tiféréte.
    Le Rav Guikatillia, dans Chaâré Ora et les Sages qui lui ont succédé le met en liaison avec les dynamiques de Zévoulone, fils de Yaâqov ; est-ce parce que Zévoulone faisait profiter des revenus de son métier ceux qui se consacraient à l’étude de la Torah ?
    Les lettres et voyelles qui marquent ce mois sont les lettres du Nom placées en initiales dans le verset yédotav oulétsélâ hammichqane hachénite, »ses tenons, et pour le second côté du sanctuaire », verset de force et d’union sainte. Chémote 26, 19-20)


    Quelques faits marquant le mois de leur empreinte :
    le 1 Sivane (19 mai 2015
    Les bnéYisraël entrent dans le désert du Sinaï.

    Le 6 Sivane
    Réception de la Torah par Moché.

    Le 7 Sivane
    Ribbi Yéhoshua fixe la réception de la Torah par tout Israël au Chabbate du 7 Sivane.
    A la mi-journée, Moché monte sur le Mont Sinaï poury rester 40 jours.

    Le 14 Sivane
    Hiloula de Rabbi ‘Hayim de Volojine (1749-1821), auteur de Néféche ha’hayim (traduit en français, sous le titre de L’âme de la vie, par B. Gros chez Verdier), élève du Gaone de Vilna et rénovateur des yéshivotes qui gardent encore son empreinte pédagogique. Son livre, profond et de lecture aisée, est un chef d’oeuvre d’équilibre qui pose les fondements du judaïsme en tenant compte des sensibilités diverses sans tomber dans les excès périlleux.

    le 15 Sivane
    Jour de la naissance et du décès de Yéhouha, fils de Yaâqov avinou et Léa.

    Le 21 Sivane
    Lire dans la paracha Béhaâlotékha : en ce jour les bnéi Yisrael partirent des « tombeaux de la convoitise »(qévarote hataava) vers ‘Hatsérote. Egalement l’épisode douloureux de l’incompréhension qui a surgi entre Myriam et Ahrone envers leur frère Moché. Munis d’une bonne intention, ils lui firent un reproche sur sa vie conjugale, et la punition reçue du Ciel nous enseigne sur l’importance de toute parole négative.

    Le 23 Sivane
    Aujourd’hui, le livre d’Esther (ch. 8) nous rapporte l’épisode des secondes lettres envoyées par Mordékhaï et Esther.

    Le 25 Sivane
    Aujourd’hui furent tués plusieurs des grands Sages parmi les dix arouguéi malkhoute : Rabane Chimeône  ben Gamliél, Ribbi Yichmaël le Cohén Gadol.
    Anniversaire tragique des 51 ans du navire l’Altaléna, au large des côtes d’Israël en 1948, premier cas où des juifs tirèrent contre leurs frères dans l’époque contemporaine sur la terre d’Israël. Que le Ciel pardonne les  fautes de Son peuple, et nous aide à accéder à un niveau de moralité et de fraternité qui exclut de tels actes qui se sont tragiquemen reproduits depuis.

    Le 28 Sivane
    Lire dans la paracha Béhaâlotékha : aujourd’hui,les bnéi Yisrael partent de ‘Hatsérote vers le désert de Parane.
    (Voir le calendrier quotidien de chacun des jours du mois).

     


     

     

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    DU RAV HAIM.HARBOUN -

    À : Didier LONG, Eric Ohayon, Myriam ELGRABLY, ELBAZ WILLIAM, Fedida Elie

    https://youtube.com/devicesupport
    https://youtube.com/devicesupport http://m.youtube.com
    00:03:56
    Ajoutée le 17/04/2015
    
    ----- Mail transféré -----
    De: "Gérard DRAI" <gerard.drai@numericable.fr>
    À: "Serge DRAI" <serge.drai@wanadoo.fr>, "Josette DRAI" <josettedrai@gmail.com>, "Pierre DRAI" <pierredrai@hotmail.com>, "Freddy ALLOUCHE" <freddyallouche@gmail.com>, "Raphael Ohayon" <raphael.ohayon@free.fr>, "Haïm HARBOUN" <haim.harboun@libertysurf.fr>
    Envoyé: Mercredi 6 Mai 2015 00:22:26
    Objet: Fwd: Obama se déclare musulman
    
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    Bonjour, william

    Ce dimanche 17 mai, les Israéliens célèbrent la Journée de Jérusalem. En ce jour, nous célébrons l’anniversaire de la réunification de Jérusalem qui a eu lieu après la guerre des Six Jours en Juin 1967. En hébreu le nom de Jérusalem est Yerushalayim (ירושלים).

    Pour honorer cette journée et la ville de Jérusalem, examinons l’origine et la signification du nom de «Jérusalem».

    Cordialement,
    Dr. Eli Lizorkin-Eyzenberg
    Dr. Eli Lizorkin-Eyzenberg
    Doyen de la Faculté des Etudes Juives à eTeacher
    Hôte des « études juives pour les chrétiens » study group
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